Bienvenue sur mon blog!

Élue maire depuis 2 ans le 14 mars 2010, j'ai eu envie de raconter cette aventure sur un blog.
Certains autres Maires ont leur blog alors je me suis dit: Pourquoi pas moi? Voilà, c'est fait: j'attends vos commentaires, vos impressions et tout et tout...

En effet, c'est une véritable aventure que je vis depuis 2008! Une aventure humaine incroyable et une aventure personnelle passionnante!

samedi 8 mai 2021

Commémoration du 8 mai


J’ai frappé à ta porte 
J’ai frappé à ton cœur 
Pour avoir un bon lit
Pour avoir un bon feu
Pourquoi me repousser ?
Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander 
Si je suis d’Afrique 
Si je suis d’Amérique 

Si je suis d'Asie
Si je suis d’Europe

Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander 
La longueur de mon nez 
L’épaisseur de ma bouche 
La couleur de ma peau 
Et le nom de mes dieux ? 

Ouvre-moi, mon frère… ! 

Je ne suis pas un noir,

Je ne suis pas un rouge,

Je ne suis pas un jaune,

Je ne suis pas un blanc,

Je ne suis qu'un homme.

Ouvre-moi mon frère... !


Ouvre-moi ta porte 
Ouvre-moi ton cœur 
Car je suis un homme 
L’homme de tous les temps 
L’homme de tous les cieux 
L’homme qui te ressemble…! 


René Philombé


Chers vous tous,

En même temps que Sélène apprenait grâce à sa maîtresse, ce magnifique poème de René Philombé, Timoté découvrait celui de Louis Aragon « Coq »


Oiseau de fer qui dit le vent
Oiseau qui chante au jour levant
Oiseau bel oiseau querelleur
Oiseau plus fort que nos malheurs
Oiseau sur l’église et l’auvent
Oiseau de France comme avant
Oiseau de toutes les couleurs.

Louis Aragon

Né en 1930 à Batchenga, René Philombé de son vrai nom Philippe Louis Ombedé est un des pères de la littérature Camerounaise. Écrivain camerounais, poète, romancier, dramaturge et journaliste , il est également militant culturel et politique et crée un syndicat pour la police dont il devient le secrétaire.

Ce poème est tiré du recueil intitulé « Petites gouttes de chant pour créer l’homme «  Tout un programme, des petits gouttes de chant pour créer l'homme...

Ses poèmes sont empreints de réalisme, d’humanisme et d’un profond intérêt pour la justice. Son appel à tous les hommes de dépasser ce qui les sépare lui confère une immense popularité. Ce poème L'Homme qui te ressemble est un véritable appel à la rencontre entre les Hommes, par-delà ce qui les sépare.


Louis Aragon est beaucoup plus connu que René Philombé. Louis Aragon est connu à la fois comme poète et aussi comme militant communiste mais un peu moins comme fondateur du journal quotidien Ce soir crée en 1937. C'est dans ce journal que Louis Aragon adressera, à l'aube de l'année 1939, ses vœux à la France et au monde dans un texte engagé et combatif.

Fin de l’année 1938, alors que les Français s’apprêtent à fêter le nouvel an, la question qui taraude les esprits est celle de la guerre qui couve, la seconde guerre mondiale.  Plus que jamais, l’Europe est en proie aux violences. En Espagne, où la guerre civile fait rage depuis 1936, les nationalistes gagnent du terrain face aux républicains. Le 31 décembre, un raid d’avions italiens a fait parmi les civils à Barcelone 40 morts et 110 blessés. Le journal de Louis Aragon titrera alors « Un épouvantable massacre de femmes et d’enfants »

En Allemagne, cinq ans après son arrivée au pouvoir, Adolf Hitler intensifie sa politique de persécution envers les juifs et poursuit ses objectifs sanguinaires. Le 13 mars 1938, le Führer a annexé l’Autriche puis poursuivi sur sa lancée dans la région des Sudètes.

Dans Ce soir, Louis Aragon dénonce en particulier ce qui constitue à ses yeux la pire ignominie de l’année 1938 : les accords de Munich, par lesquels l’Allemagne, la France, et l’Italie ont livré aux nazis la Tchécoslovaquie. 

Face à cette trahison, l’écrivain en appelle à une réaction populaire : 

« Français, innocents, trompés, trahis, impuissants et honteux. Et je le dis avec toute la force des millions d’hommes qui pensent comme moi parce qu’ils sont les fils du pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, parce qu’ils sont les fils du pays qui fit Chartres et vainquit à Valmy, je le dis solennellement : il n’y aura pas de paix digne de ce nom qui laisse subsister au cœur sanglant de l’Europe ce déni de justice et cette indignité.

Je souhaite la Paix qui anéantisse jusque dans ses fondements le souvenir même de Munich. »

Aragon fustige ceux qui font le jeu du fascisme, en appelle aux principes de la Révolution française et se prononce envers et contre tout pour la défense des idéaux français :

« M. Léon Daudet souhaite de voir dans cette année l’effondrement de la démocratie française, des principes de 1789 et de tout le bataclan. Il parle en ceci le langage exact de Messieurs Hitler et Mussolini.

Je souhaite, pour mon compte, que 1939 déclare la paix au monde, pour reprendre l’expression de Victor Hugo. La Paix n’est pas la guerre civile que nos hypocrites sont prêts à faire aux Français avec le concours de M. Daudet. 

La Paix n’est pas la mutilation de la France.

La Paix n’est pas l’asservissement des Français aux marchands de guerre et aux idéologies racistes. 

La Paix, je la souhaite au monde entier. […] Et si rétablir la Paix, de même qu’aux jours de Napoléon, la Liberté dans le monde, exige de résister les armes à la main à ceux qui les armes à la main exigent qu’on agenouille, et courbe plus encore la France humiliée, à qui donc parmi nous cela ferait-il peur ?

Je ne souhaite pas la guerre. Je souhaite la Paix. Mais je dis aux seigneurs de la guerre, qu’ils portent la hache du licteur ou celle du bourreau, qu’ils s’habillent de noir ou de brun, que les Français regardent avec tranquillité 1939 et que, malgré les braillards s’il le faut, ils sauront défendre leur patrie, ils ne reculeront pas devant l’ouvrage. »

Et c’est à un autre ardent défenseur de la paix, « en qui s’incarne la plus haute et la plus pure pensée française », qu’Aragon donne la parole pour conclure l’année 1938 : l’écrivain Romain Rolland, prix Nobel de littérature 1915.

« 1938 est pour la France une année de deuil. Elle a trahi ses amitiés internationales, livré la Tchécoslovaquie, abandonné l’Espagne. Un sentiment de honte et de remords pèse sur notre démocratie. […]
Songeons aux veuves et aux enfants !
Secourons les pauvres, les blessés et les prisonniers !
Nous savons tous que, sur la terre d’Espagne, c’est la France qu’ils ont défendue. Attestons-le ! 
»

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Aragon s’engagera dans la Résistance en créant avec Elsa Triolet le Comité national des écrivains pour la zone sud et le journal La Drôme en armes. Il s’engage aussi par ses poèmes comme Les Yeux d’Elsa (1942) ou encore La Rose et le Réséda (1944). 


Au départ, je me posais beaucoup de questions sur le poème Coq de Louis Aragon et puis en étant curieuse, en allant chercher, j'ai compris peut être pas tout mais une grande partie de cet « oiseau de toutes les couleurs » et de cet « oiseau plus fort que nos malheurs » Ce poème a alors résonné si fortement avec « l'homme qui te ressemble » La fraternité, la puissance de notre pays, la puissance de nos valeurs républicaines face à l'atrocité du monde, face à l'atrocité de certains Hommes.

J'ai donc voulu, avec l'aide de Sélène, celle de Timoté et les idées et le travail de leurs maîtresses Valérie et Violette, partager avec vous ces très belles strophes à l'occasion de la 76° commémoration du 8 mai 1945. 76 ans, c'est si loin et si près. 76 ans, c'est juste une année de plus que mes parents. C'est deux générations, deux générations de luttes, de mémoire et c'est avec Sélène, Timoté, Mathilde, Johane et tous les autres, une jeune génération qui, si nous n'en sommes pas vigilants, si nous ne partageons pas, si nous ne transmettons pas, ne saura pas, ne saura pas l'atrocité, l'inhumanité, l'horreur sanguinaire, raciste, xénophobe. Et elle est là, tout près, cette inhumanité. Vous l'avez peut être croisé, vous l'avez peut être évité, vous l'avez peut être pas cru mais elle est là, souterraine ou visible, cachée ou transparente, elle est là. Pour ma part, je l'entends à chaque réunion du Conseil Régional et cela me fait mal car elle flirte avec mon idée de démocratie. Oui, des élus d'extrême droite sont élus démocratiquement comme Adolf Hitler a été élu démocratiquement chancelier ! Alors, oui, posons nous des questions ! Tous les jours, posons nous des questions ! Échangeons avec ceux qui se posent des questions et qui ne trouvent des réponses que dans des discours extrêmes, partageons avec ceux qui ne se posent pas de questions parce qu'ils sont mal, parce qu'ils ont mal à leur France !

Les textes, les articles de la presse militante, les poèmes sont le reflet d'une époque et portent en eux les blessures et les espoirs de l'époque. Pour transmettre, appuyons nous sur ces mots pour ne pas être à nouveau face à de dramatiques maux...


En soutien à tous les citoyens, à tous les élus victimes de propos racistes, antisémites, xénophobes,

En souvenir de Francisco dit Paco Larroy, né en 1924 et disparu dernièrement, courageux combattant espagnol lors de la bataille de La Madeleine en août 1944, et qui reçut la Légion d’Honneur, au titre de guérillero et résistant,

En mémoire à tous nos résistants, en mémoire aux soldats de la guerre 1939-1945, en mémoire de nos morts pour la France, en mémoire de Stéphanie Monfermé, policière tuée au commissariat de Rambouillet et en soutien à sa famille, en mémoire aux victimes des attentats, en mémoire et soutien aux victimes des régimes totalitaires, fascistes et inhumains, en mémoire à ceux qui se sont engagés et qui s'engagent de nos jours, en mémoire à ceux qui sont morts et meurent encore aujourd'hui sous les coups de l'intolérance et de la folie, je vous demande de respecter une minute de silence.

mercredi 11 novembre 2020

11 novembre 2020

C'était il y a un siècle. Ce 10 novembre 1920, la Grande Guerre est achevée depuis deux ans. Dans la citadelle de Verdun, Auguste THIN, soldat de deuxième classe et pupille de la Nation, dépose un bouquet d’œillets blancs et rouges sur le cercueil d'un soldat. Un parmi tous les combattants des Flandres, de l'Artois, de la Somme, du Chemin-des-Dames, de Lorraine, de la Meuse... Un de ces braves ! Un des Poilus qui participa à une interminable guerre qui envoya 8 millions de soldats combattre sous les couleurs de notre drapeau, aucun qui n'en reviendra totalement indemne, 1 400 000 morts, des centaines de milliers de blessés dans leur cœur et dans leur chair. Un de ces Français qui œuvra à la tâche incommensurable de notre Liberté ! Un parmi des milliers qui est devenu le Soldat Inconnu. Un siècle après, 100 années après, Monsieur le Président de la République et le peuple de France, par notre souvenir, l'accompagne solennellement sous les voûtes de l'Arc de Triomphe. Et ce soir, comme chaque soir mais encore plus fort, la flamme du Souvenir qui veille sur sa tombe sera ravivée pour que jamais ne s'éteigne la mémoire.

Cette mémoire, notre mémoire, notre histoire de France dont les historiens, les comédiens, les écrivains, ce monde de la Culture en berne aujourd'hui, face à la crise que nous vivons, garde aussi éclairée la flamme du Souvenir par le spectacle vivant, par l'image, par les caricatures, par les écrits comme Maurice GENEVOIX qui entre ce jour au Panthéon, écrivain et porte étendard de « Ceux de 14 », titre d'un de ses romans humanistes.

Lecture des Morts pour la France soldats

Je viens de vous faire lecture des militaires morts pour la France depuis le 11 novembre 2019. Vingt noms qui depuis quelques années viennent rejoindre la liste des Morts pour la France des deux guerres mondiales de nos villages et de nos villes pour cette journée nationale de la commémoration de la victoire et de la paix. « Chaque 11 novembre, la Nation rend ainsi un hommage solennel à tous les morts pour la France, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui. Chaque année nous rappelons leur nom. »

Une journée nationale qui commémore le passé, le présent et l'avenir, une journée pour se souvenir, une journée de mémoire, une journée de transmission pour que le Pire jamais ne se reproduise...

La mémoire, la transmission, la connaissance...

Saviez vous que 30000 instituteurs sont partis en guerre en 14-18 ? La première victime de l’attaque allemande, le caporal André Peugeot , tué traîtreusement par un officier ennemi, était précisément un instituteur. A cette époque, suite à des manifestations tapageuses, certains avaient mis en doute leur patriotisme dans la violence et l’injustice des luttes quotidiennes. Épris de justice, de droit, d’humanité, les instituteurs comptaient et comptent parmi les plus rudes ennemis des gens qui foulent aux pieds ces choses primordiales. L'hommage rendu à ces derniers, à l'Académie de France par le colonel Driant est un poignant témoignage de cette abnégation : « Les instituteurs ? … Tous des poilus , des patriotes toujours prêts au grand sacrifice ! C’est donc avec un légitime orgueil qu’au lendemain de la guerre ils pourront revenir s’asseoir dans leur modeste chaire et, si , ce jour-là , l’humble salle d’école semble  plus lumineuse que de coutume , c’est parce qu’elle sera éclairée  par un rayon de gloire et d’honneur , rapporté des champs de bataille par le maître »

On ne devient pas instituteurs, professeurs par hasard. Le sens de l'observation, les prises d'initiative et de responsabilité, le sens de l'Humain, de l'humanité emmènent à exercer ses humbles fonctions de transmission de connaissances. Ces capacités sont celles aussi des soldats. Ils n'est pas étonnant qu'ils se soient alors battus pour défendre au delà de leur Patrie, l’avenir des enfants de la France.






Plus de 105 ans après, avec ces mêmes capacités, ces mêmes objectifs, le 16 octobre 2020, un professeur comme beaucoup d'autres, embrasse son épouse, son jeune fils et part transmettre, transmettre nos valeurs républicaines, Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité. Il part pour ne jamais revenir... Chacun sait ce qui va arriver...


Jean-Jacques Goldman écrivait : « C'était un professeur, un simple professeur qui pensait que savoir était un grand trésor, que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortir que l'école et le droit qu'à chacun de s'instruire. Il y mettait du temps, du talent et du cœur, ainsi passait sa vie au milieu de nos heures et loin des beaux discours, des grandes théories à sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui... Il changeait la vie !... Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur, les rêves de sa vie, les prisons de son cœur et loin des beaux discours, des grandes théories, inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris... Il changeait la vie ! »


En mémoire de ces tranches de vie, de ces tranches d'histoire, celles avec un petit ou un grand H, en mémoire de ce Soldat Inconnu et pas si inconnu que çà, en mémoire de tous les soldats inconnus mais si présents aujourd'hui, à cet instant, en mémoire de Maurice Genevoix, d'Auguste Thin, en souvenir de nos soldats morts pour la France d'hier, de cette année, en mémoire de nos Morts pour la France sur ce monument aux Morts, ceux que chacun en connaît par la mémoire de nos anciens qui se transmet (et il faut qu'elle se transmette) ou par ce que chacun y met derrière, en mémoire à tous ceux qui souffrent dans le monde, qui souffrent de faim, qui souffrent de guerre et qui souffrent de paix, en mémoire de tous ceux qui sont sous les balles, les bombardements et qui n'ont rien demandé si ce n'est de vivre dans la paix, avec le Dieu qu'ils ont choisi ou celui qui ne choisiront jamais, en mémoire aux personnes victimes collatérales d'une crise sanitaire sans précédent, en soutien aux proches de toutes les victimes, en mémoire à Samuel Paty, je vous demande de respecter une minute de silence.



mardi 21 juillet 2020

Mon intervention à l'occasion de l'élection du nouveau Président d'Alès Agglomération

Bonsoir à tous, 
Je ne souhaitais pas intervenir ce soir mais je trouve que les interventions sont très masculines et partisane de la condition féminine, je voudrais vous dire que, même peu nombreuses, les femmes sont là et doivent et veulent compter et se faire entendre!!!!
 
Un nouveau mandat s'ouvre à nous dans un contexte très particulier. J'en profite d'ailleurs pour remercier l'ensemble des services d'Ales Agglomération pour avoir assuré durant cette période les services du quotidien pour nos populations. Excusez moi pour ceux que je vais oublier mais je pense en particulier aux services des ordures ménagères et au personnel de l'enfance ayant travaillé dans les écoles COVID et pour la crèche COVID. Merci à eux!
 
Qui dit nouveau mandat dit espoirs, envies, passion pour un territoire, notre territoire!
Massillargues- Atuech, même avec une fusion très particulière, comme toutes les communes a toujours voulu compter, participer à une intercommunalité de projets et d'actions. Il en sera de même pour ce mandat et encore plus fortement. La commune de Massillargues Atuech sera présente encore plus fortement mais avec des objectifs plus puissants dans la mise en place de nouveaux modes de gouvernance, le développement de nouveaux projets alliant de manière complémentaire l'urbain et le rural et surtout et c'est là, le plus important objectif de l'intercommunalité la continuité, l'amélioration et l'innovation dans les services publics envers nos populations. 
Depuis presque 20 ans, j'ai souhaité m'engager dans la vie publique pour défendre l'ensemble des citoyens, l'intérêt général et une belle politique, une politique de territoire. 
Croyez bien que Massillargues Atuech sera vigilant à l'ensemble de ces défis qui s'ouvrent à nous, dans une démarche positive et efficace comme nous avons toujours ambitionné de l'être.

vendredi 8 mai 2020

Un 8 mai si particulier...

« Ce 8 mai ne ressemble pas à un 8 mai.
Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous rassembler en nombre dans les cimetières, devant les monuments de nos villages, pour nous souvenir ensemble de notre histoire.
Malgré tout, la Nation se retrouve par la pensée et les mille liens que notre mémoire commune tisse entre chacun de nous, cette étoffe des peuples, que nous agitons en ce jour dans un hommage silencieux. »

En ce 8 mai 2020, dans le contexte d'urgence sanitaire lié au Coronavirus, « c’est dans l’intimité de nos foyers, en pavoisant nos balcons et nos fenêtres, que nous convoquons cette année le souvenir glorieux de ceux qui ont risqué leur vie pour vaincre le fléau du nazisme et reconquérir notre liberté.
C’était il y a 75 ans.
Notre continent refermait grâce à eux le chapitre le plus sombre de son histoire : cinq années d’horreur, de douleur, de terreur. »
Malgré le format restreint de cette cérémonie officielle, je suis émue d'être entourée de vos élus républicains, des futurs anciens élus aux futurs nouveaux installés et je pense à ceux qui sont restés chez eux par principe de précaution.

Commémorer un 8 mai 1945 n'est pas anodin, cela doit rester un moment officiel peu importe le contexte, avec la tenue symbolique d'un jour aussi important et d'un jour qui devait ouvrir la voix de la Paix, une paix si fragile entre les peuples, entre les Hommes. C'est pourquoi, j'ai souhaité vous adresser quelques mots, quelques mots pour rappeler l'atrocité de cette deuxième guerre mondiale, plus de cinq années d'horreur au bilan dramatique : entre 50 et 80 millions de morts, plusieurs millions de blessés et des pertes civiles (35 millions) innombrables dans les bombardements, et bien sûr les victimes des génocides.

Il y a quelques années, il y a plus de 35 ans, à l'âge qu'a mon fils aujourd'hui, 7 ans, j'ai visité la Grotte de la Luire, dans le massif du Vercors avec mes grands mères. Ces dernières, charmantes jeunes femmes durant la seconde guerre mondiale, ont vécu des situations compliquées, dramatiques à cette époque, sans réellement en parler, juste avec des bribes de souvenirs quand une image leur revenait en mémoire. Ce sont ces instants-là, leurs paroles qui me reviennent en mémoire en vous parlant de la Grotte de la Luire. Ce voyage-là, cette histoire racontée m'a suivi depuis et j'ai eu eu envie aujourd'hui précisément de vous en parler dans mon discours.


Durant l'été 1944, le porche de cette grotte a brièvement servi d'hôpital de fortune pour les résistants des maquis du Vercors. Un drapeau de la croix rouge était installé à l’entrée de la grotte afin de rappeler la convention de Genève et de tempérer les troupes ennemies si l’hôpital devait être repéré. Le 27 juillet 1944, ce site est le théâtre d'une sanglante attaque lors d'un raid allemand contre le maquis du Vercors. Cette attaque se solde par le massacre de 35 maquisards blessés, des médecins, du prêtre jésuite Yves de Montcheuil, ainsi que par l'arrestation et la déportation de l'ensemble du personnel soignant féminin.

Abnégation, engagement, espoir, voici les valeurs qui caractérisent si fort les infirmières et les infirmiers, les soignants au sens large du terme. De toutes les périodes de l'Histoire, de notre histoire, on peut trouver des traces de ces valeurs du personnel soignant.
C'est par un souvenir de mon enfance que j'ai souhaité, en cette année si particulière, en ce 8 mai si bizarre relier, faire un pont entre notre Histoire si tragique de la seconde guerre mondiale et cette pandémie terrible qui nous confine depuis bientôt deux mois. Le pont ne pouvait être que ces héros du quotidien, ces soignants dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans les centres Covid, nos médecins de ville et de campagne, ces héros du quotidien de toute heure, de toutes les peines quand les cœurs trop essoufflés s'éteignent et de toutes les joies quand les malades guéris peuvent sortir enfin de réanimation et « libérer » comme l'on dit un lit. Merci à vous, merci à vous que certains, avant cette crise majeure, ne voyaient pas à la grandeur que vous êtes, merci à vos gestes de l'ombre qui éclairent nos vies.

En mémoire de nos morts pour la France, en mémoire de tous nos ancêtres, en mémoire de nos passeurs de lumière, en mémoire de ceux qui sont revenus sans jamais en parler et sans jamais oublier, en souvenir de ceux qui sont morts, en mémoire de nos soldats en combat au moment où je parle,
A Kevin Clément, légionnaire de 1° classe engagé au sein de l’opération Barkhane, et tombé pour la France ce lundi 4 mai 2020, lors d’un accrochage avec des terroristes dans la région de Ménaka, au Mali.
A Dmytro MARTYNYOUK, légionnaire du 1er Régiment étranger de cavalerie, engagé dans une opération contre des groupes armés terroristes et atteint par un engin explosif le 1° mai dernier.
en mémoire des peuples opprimés à travers le monde, en mémoire des victimes de l'antisémitisme, du racisme et du terrorisme en France et dans le monde entier, en mémoire aux victimes de ce satané virus,
en soutien de nos héros du quotidien, du ramasseur de nos poubelles au médecin réanimateur, de l'aide soignante dévouée au restaurateur qui offre sa marchandise restante au CHU de son territoire, en soutien aux personnes isolées dans les hôpitaux et les EHPAD, je vous demande de respecter une minute de silence.

lundi 13 avril 2020

Souvenir confiné

Dans le bulletin municipal de Massillargues-Atuech paru à l'Automne 2018, mon édito découlait d'une chanson de Charles Aznavour sur l'instant présent. Dans la situation que nous vivons aujourd'hui, je m'en suis rappelée et m'y suis replongée dedans...

L'instant présent est impalpable, il est léger insaisissable, suspendu dans l'air et le temps, il ne dispose simplement que d'un très court moment sur terre.
L'instant présent a des œillères. L'instant présent est si fragile qu'il ne peut rester immobile sans une plainte sans un cri. A peine arrivé qu'il s'enfuit avant que d'entrer dans l'histoire.
L'instant présent n'a pas de gloire, il ne peut durant ce passage que mener une vie très sage car déjà prés de lui se tient le suivant qu'en fera ni moins ni davantage.
L'instant présent n'a pas de trêve, à peine arrivé qu'il s'achève. Il est sauvage, il est craintif, il est sans force, il est captif. De la seconde qui va naître, l'instant présent va disparaître...

L'instant présent il faut le prendre avec des gestes et des mots tendres. Lui faire un futur, un passé dans nos cœurs et dans nos pensées et lui bâtir une existence.
L'instant présent est notre chance. L'instant présent ne se repose pas en chemin, il se propose.
Pour le saisir, il faut vouloir et tu vois, il est déjà trop tard ! Prends le chemin il passe ensuite... L'instant présent disparaît vite !...

C'est par ces quelques paroles de Charles Aznavour empruntées à la chanson « l'instant présent » que j'ai souhaité débuter cet édito. J'ai sélectionné ces mots parce qu'ils ont une symbolique et une signification très importante par rapport au moment où j'écris cet édito.
En effet, la vie est tellement éphémère. L'instant d'avant, on sourit et l'instant, on pleure. Et au milieu, l'instant présent, celui dont parle si bien Charles Aznavour. Cet instant qu'on devrait vivre, vraiment, purement, simplement, en savourant chaque petit instant mais qu'au final, on ne vit pas totalement soit parce qu'on vit dans le passé dans ce qu'on a vécu soit parce qu'on anticipe trop l'avenir. On vit à toute allure, sans forcément regarder l'Autre, l'entendre et surtout l'écouter et le comprendre. On veut tellement aller vite, vivre vite que parfois, on croit avoir entendu , écouté et compris l'Autre alors qu'au final, on a juste voulu passer rapidement sur l'instant présent.
Et puis, BANG ! Le clash, la coupure, l'arrêt, la disparition, l'absence et parfois le regret ou pire le remords quand l'instant présent n'a pas été vécu pleinement.
Cet été, pour ma part, j'ai eu cette sensation avec le départ de Gérard Bournonville. Pas de regret ni de remords car j'ai vécu avec lui, pleinement, les instants présents. Lors de ces instants présents, j'ai souri avec lui, j'ai pleuré avec lui, j'ai discuté avec lui, j'ai tenté parfois de le ramener à l'instant présent mais je me suis quand même posé la question de savoir si tous les instants présents, je les avais vécu assez pleinement et si lui, avaient profité aussi de tous ses instants présents. C'est sans doute, le manque qui vous pousse à ces interrogations-là.

Alors, dans cet édito d'automne, en ce début d'année scolaire, je ne peux vous souhaiter qu'une chose, c'est de savoir profiter de l'instant présent, sans regarder dans le rétroviseur ou sans réfléchir à ce qui se passera demain juste savourer ce qui se déroule aujourd'hui devant vos yeux, auquel vous pouvez participez ou simplement interagir. Choisir la bonne activité associative qui vous fera du bien à la tête ou au corps, chercher le bel événement culturel qui vous égaiera votre automne, feuilleter le livre qui vous emportera dans un autre instant présent, profiter des menus plaisirs de la vie et surtout « l'instant présent il faut le prendre avec des gestes et des mots tendres. Lui faire un futur, un passé dans nos cœurs et dans nos pensées et lui bâtir une existence.
L'instant présent est notre chance. L'instant présent ne se repose pas en chemin, il se propose.
Pour le saisir, il faut vouloir et tu vois, il est déjà trop tard ! Prends le chemin il passe ensuite... L'instant présent disparaît vite !... »

samedi 11 janvier 2020

Mes voeux pour l'année 2020, photographies sur 2019

Il est de tradition lors des cérémonies de vœux du village de faire un retour en arrière sur l'année écoulée, je ne vais donc pas déroger à la tradition. 
Par contre, je vais vous demander de participer, nous allons tenter de faire de l'interactif enfin du participatif. 
Cette rétrospective je vais la faire sous forme de photographies, photographies du quotidien, photographies de lieux, de personnes, de situations. La Vie n'est faite que de photographies, des instants plus ou moins longs qu'on vit et sur lesquels on garde un souvenir, une image, une photographie jusqu'au bout de sa vie, jusqu' à la fin de sa vie. Une année dans un village est faite d'instantanés. Armée de mon polaroid, je vais tenter de vous la refaire vivre et à chaque CLIC vous associerez à cet instantané la photographie que vous souhaitez. J'aurais pu vous faciliter le travail et faire défiler des photos mais cela aurait été les miennes et non les vôtres. Chacun à notre place vivons différemment une année alors pourquoi aurions-nous tous la même photographie de cet instantané ?! Et puis basta la communication moderne qui nous envoie souvent des rumeurs infondées, des fake news et qui nous montent les uns contre les autres lorsque nous avons juste besoin d'être solidaires les uns des autres.
Alors prêt pour ce jeu?! On y va...

L'année dans un village ce sont des émotions maîtrisées ou pas, des rires CLIC, des joies CLIC, pour l'instant c'est facile, non? Un peu plus compliqué des cris alors à choisir des cris d'enfants ravis de découvrir la nouvelle aire de jeux pensée par les élus et mise en place par les services municipaux ou alors des cris des grands qui pensent ne pas être suffisamment écoutés ou entendus par les autres grands ou les petits CLIC
Des pleurs, ceux provoqués par le départ choisi ou pas en tout cas subi, des pleurs de joie d'une surprise inattendue, l'arrivée d'un enfant par exemple CLIC
Encore plus difficile des peurs dûes à un accident évité par un automobiliste roulant trop vite à Boussot ou un autre ne laissant pas la priorité au chemin de Bellevue ou alors une machine à vendanger qui bascule dans un fossé car pour certains, c'est trop long d'attendre 5 minutes que l'engin passe CLIC
Des colères comme quand pour la énième fois, les câbles téléphoniques sont volés et qu'au lieu de les enterrer Orange préfère réparer une énième fois des câbles laissés à portée de mains ! Des colères quand les usagers croient que c'est la Mairie qui ne fait rien ou que les élus ne se battent pas pour que le téléphone et de fait Internet reviennent rapidement CLIC
Des réflexions sur les choix faits ou à faire CLIC
Des décisions qui doivent être expliquées, prises et ensuite assumées malgré l'adversité, malgré la complexité malgré le fait qu'elles ne plaisent pas à tout le monde CLIC
Des discussions qui parfois pourraient être sans fin comme celles sur la conception de l'intérêt général qui n'a pas la même définition selon les personnes et le lieu où l'on se place CLIC
Des déceptions comme quand on voit que la montée en haut débit que tout un village attend depuis fort longtemps prend du retard CLIC
Mais des espoirs aussi quand lors d'une dernière réunion avec la Vice Présidente du Département en charge du haut débit on apprend que cette montée en débit aura bien lieu en 2020 et qu'en 2021 la Fibre jusqu'à la maison sera effective pour tout le village de M-A même pour le Maire qui n'avait pas, contrairement aux rumeurs, la Fibre chez elle CLIC
Des émotions en fait positives ou négatives, des émotions qui doivent nous faire avancer à tous les niveaux, à toutes les fonctions et qui nous construisent jour après jour, malgré l'âge, qui continuent à nous construire et que nous devons transmettre à l'Autre, à celui qu'on aime, à celui qu'on veut faire grandir comme on nous a fait grandir CLIC

Une année dans un village ce sont des actions au quotidien, au service de tous, dans l'intérêt général voilà, le sens de l'action publique défendue par mon conseil municipal et les agents communaux
- le lancement de l'aménagement du cimetière paysager, pour lequel nous avons pu obtenir le taux de subvention le plus élevé alors qu'au départ, nous ne misions pas sur beaucoup, un cimetière ce n'est pas forcément un projet de communication fort pour nos partenaires financiers, voilà, ici, un projet dans lequel nous avons cru, un projet que nous avons su défendre à sa juste valeur, avec notre gnaque et notre engagement d'élus, voici de beaux projets qui donnent plaisir, malgré le thème, à voir se réaliser CLIC
- la deuxième phase du chemin piétonnier sur le chemin de la Draille CLIC
- la signalétique harmonieuse des acteurs touristiques, économiques et culturels du village CLIC
- le réaménagement de l'aire de jeux qui a vu la disparition du grand complexe présent depuis de très nombreuses années et qui avait fait, malgré la robustesse et la nostalgie, son temps. Un bel espace cette aire de jeux, un outil social, de convivialité comme il doit en exister dans toutes les communes, un équipement, et je n'ai pas peur de le dire, de fierté aussi quand j'y vois la fréquentation qu'il compte, de tous les villages, ouvert, chaleureux comme les élus municipaux souhaitent que soit perçu le village de Massillargues-Atuech, cet espace avec les différents bâtiments publics, de service public, avec les nombreuses activités du foyer est vraiment devenu le cœur du village de Massillargues-Atuech,
un cœur qui bat, un cœur qui réunit des hameaux pourtant dispersés, un cœur qui doit et devra continuer à vivre, avec sans doute de la rénovation pour le Foyer, de nouveaux aménagements pour l'aire de jeux (c'est une autre histoire qui reste à écrire peut être...) mais un cœur qui s'est aujourd'hui parfaitement intégré dans le paysage et qui a su sceller le village CLIC
- dans les actions, je ne peux pas ne pas citer l'arrêt et la validation du Plan Local d'Urbanisme. Je ne vais pas m'étendre trop longtemps sur le sujet, je pense m'être exprimé suffisamment dessus, sans doute pas assez pour certains, trop pour d'autres, bien pour certains et mal pour d'autres. En tout cas, et c'était un objectif, nous l'avons mené à son terme sur un mandat, en travaillant de manière participative dans le cadre des PLU Gard Durable du Département, en travaillant de manière globale, en œuvrant dans l'intérêt général, en sachant se mettre de côté quand des citoyens auraient pu reprocher à des élus d'avoir de l'intérêt face à des situations particulières et individuelles, en prenant aussi de la hauteur, en intégrant le village dans un contexte général en se référant et en appliquant les lois. Parce que oui, je le dis, je le redis et je le dirai tant que je serai en fonction d'élue républicaine, il y a un temps pour combattre des projets de lois et il y a un temps pour appliquer les lois, je pense et vous m'excuserez de voir bien avant 2019 mais je pense que les élus de M-A ont usé, comme il se devait de leurs possibilités de dire qu'un projet de loi n'était pas bon alors je n'accepterai pas des critiques de la sorte à l'encontre de mes élus et de moi-même. CLIC

Une année dans un village c'est aussi des projets attendus longtemps qui voient le jour comme la voie verte, beau projet qui malheureusement a manqué de concertation avec les riverains. CLIC J'en profite pour vous rappeler que les riverains ont la possibilité jusqu'à la fin du mois de rapporter le questionnaire à leur attention afin de synthétiser les problématiques au Département comme nous nous y sommes engagés auprès d'eux et de vous.

Une année dans un village ce sont aussi les activités proposées par la Mairie mais aussi et surtout par les partenaires associatifs ou économiques. Je vais tenter d'énumérer quelques temps forts, excusez-moi pour ceux que je risquerai d'oublier, c’est toujours un exercice délicat une rétrospective
- des fêtes tout d'abord parce que la Vie, parce que les émotions c'est cela c'est la fête, c'est partager avec l'Autre, c'est oublier son quotidien, c'est rencontrer son voisin qu'on n'a pas vu depuis quelques jours car la Vie, elle roule, elle avance, vite, trop vite, les fêtes c'est prendre ce temps, ce temps de plaisirs avec un grand S, je pense à la fête des vendanges organisée par la Cave coopérative CLIC, la traditionnelle fête du 13 juillet où la Mairie avec une belle échassière et un trublion magicien est venue agrémenter la belle soirée préparée par le Cofeculos, ce même Cofeculos qui a mis en place des cafés citoyens les derniers samedis du mois (d'ailleurs pub, 25 janvier notez bien qu'il y aura un café citoyen) CLIC et RECLIC,
- et puis des événements culturels, sportifs comme la soirée de l'association Arts Vivants en Cévennes CLIC, les championnats régionaux de cross au Plan d'eau organisés par l'ACNA CLIC, un Roméo et Juliette franco marocain crée par le Cratère d'Alès et décentralisé près de notre formidable plan d'eau CLIC, des spectacles de haute qualité à la Cour de Massillargues CLIC, un voyage avec Stevenson dans la salle du Foyer organisé par les Amis de la Bibliothèque en plus des permanences d'ouverture, des accueils de classe de l'école et des séances de cinéma (seconde pub La Reine des Neiges 2 dans le foyer mercredi à 17h30, il ne faut pas le manquer!) CLIC, le stage de taï Chi avec un maître de renom CLIC
- et puis le village qui bat au rythme de la sa vie associative, des réunions hebdomadaires de partage dans le foyer comme le club Lous Cigalous qui va fêter prochainement ses 30 ans, des assemblées générales, des bureaux d'association qui évoluent (je salue ici l'engagement d'Edmond Morgiel, Président de la société de pêche gestionnaire des baux de pêche durant de nombreuses années qui a cédé sa place à Damien Rousseaux), des vide greniers d'associations partenaires comme le Cofeculos et un chat pour la Vie, les activités de l'Association des Parents d’élèves pour offrir de belles activités et sorties à nos enfants des écoles de Tornac et Masssillargues-Atuech CLIC CLIC CLIC

Et enfin une année dans un village c'est aussi et surtout sa vie économique que l'équipe municipale tente de protéger, de favoriser de soutenir au maximum malgré, la perte de compétences dans ce domaine au fil des années. Là aussi, mes excuses à ceux que je ne pourrai pas citer
- je débuterai par la création d'une nouvelle entreprise avec Terre de Pierres et son gérant Romain Huot, page de pub, vous le trouverez dans la zone artisanale. Bienvenue à cette entreprise, à son gérant et bravo et bonne suite ! CLIC
- le nouvel aménagement mis en place par la poterie Terre Figuière qui ainsi, avec Terre de Pierres améliore esthétiquement l'entrée du village CLIC
- la labellisation Bee Friendly pour la Cave coopérative de Massillargues-Atuech et Lézan qui poursuit ainsi la dynamique collective en faveur de l'environnement débutée en 2008 avec la conversion en Agriculture Biologique (AB) de nombreux paysans et avec la labellisation pilote du village sur le zéro pesticides et le renouvellement de son Label Terre Saine en 2019 CLIC
- les améliorations des équipements de l'ensemble des acteurs touristiques qui ont bien compris ce que recherchaient aujourd'hui les touristes CLIC
- les projets de développement de tous les artistes et artisans de la commune, certains projets poursuivis depuis de nombreuses années et qui vont voir leur concrétisation en 2020 et j'en suis heureuse CLIC
- les projets de transmission, de reprise des acteurs économiques de la commune en leur disant qu'ils n'hésitent pas à venir annoncer leur arrivée à la Mairie CLIC

Enfin, je vais terminer par une photographie un peu particulière, une photographie en noir et blanc ou en sépia, une photo qui me permet de penser à mon grand père, adjoint durant 36 années sur Massillargues-Atuech et qui avait participé à la création du Syndicat Intercommunal des eaux Tornac et Massillargues-Atuech, syndicat dont nous venons de célébrer la fin à cause de la loi NoTRE et du transfert obligatoire de l'eau et de l'assainissement à Alès Agglomération. J'en profite à cet occasion pour remercier Jean-Paul Roumajon, Président de ce syndicat depuis 2014 et son conseil syndical pour avoir suivi, accompagné la fin du syndicat comme il se devait, sans à priori sur ce que serait la suite, avec compétence et savoir faire pour protéger à la fois les actions entreprises par le Syndicat et protéger aussi ses employés. Ainsi, depuis le 1° janvier 2020, Ida Humbert et Angel Pietropinto font parti de la REAAL, Régie des eaux de l'agglomération alésienne, service public de de l'eau potable. Il nous reste aujourd'hui à vivre la suite et à espérer que la proximité, le service public et le tarif de l'eau seront aussi pertinents à Alès Agglomération qu'ils l'étaient au Syndicat Intercommunal. Voici le dernier CLIC et surtout le CLAP de fin du SIE de Tornac et Massillargues-Atuech, un bel outil de mutualisation qui a montré toute la pertinence de travailler en partenariat sur des thèmes importants comme l'était l'eau.

Voici égrainés quelques instantanés d'une année dans un village, j'en ai sans doute oubliés, je vous laisse par vos clics intérieurs réparer mes oublis.

Pour présenter mes vœux, je voudrais m'adresser tout d'abord, aux personnes qui n'ont pas pu être présentes aujourd'hui, parce qu'elles sont empêchées, souffrantes. Meilleurs vœux de rétablissement, de santé, de courage et de ténacité. Je pense aussi aux personnes disparues cette année, à leurs familles, à celles qui ont accompagné un proche, à celles qui de manière inattendue ont perdu un être cher, je tiens à leur réaffirmer le soutien de la commune dans ses épreuves. Que des instantanés de Vie édulcorent vos chagrins !

Aux nouveaux habitants de la commune, je souhaite la bienvenue, je leur dis qu'ils ont choisi un super village et que chaque jour ils vont s'en apercevoir ! Bonne année dans ce beau village qu'est Massillargues-Atuech.

Au monde associatif, merci de votre engagement au service des autres. Comme dit la citation, «  si tu critiques un bénévole, sois capable de prendre sa place » Bonne année à vous tous et continuez à dynamiser nos vies et notre village !

Au monde économique local, que cette année soit bénéfique à vos outils de travail et que nous puissions longtemps encore travailler et faire travailler nos entreprises locales dans un monde malheureusement globalisé.

Au personnel communal de M-A, merci de votre dévouement au service public, de votre polyvalence, de vos remises en questions et de vos compétences. Bonne année à vous tous et quel plaisir de travailler à vos côtés!

Aux adjoints, aux conseillers municipaux, la tâche d'élu peut parfois être ingrate et c'est pourquoi chaque jour, il est du devoir d'un Maire de valoriser votre travail bénévole et j’essaie de le faire peut être pas suffisamment encore. Alors, je tiens à profiter de la tribune qui m'est donnée ce soir pour vous dire à vous, à vos conjoints, à vos familles, MERCI, merci d'être là, merci de me supporter, merci de votre engagement total au service des autres, dans l'intérêt général. C'est un joli but dans la vie...

A vous les enfants, aux miens, aux autres, parce que vous êtes notre avenir, celui qu'on prépare, qu'on défend avec notre engagement j'utiliserai les paroles de Soprano pour vous dire : « Maman m'a dit la vie n'est pas facile
Mais plus facile avec un grand sourire
Donc je souris quand j'ai mal à la vie
Car maman m'a dit qu'il y'a toujours plus maudit
Elle m'a dit donne sans attendre un merci
Vis ta vie comme une jeunesse infinie
Tends toujours la main aux plus démunis
Avant d'être important sois un homme et utile
Elle m'a dit aussi qu'ici tout est fragile
Si tout s'écroule tu reconstruis c'est comme ça la vie...
Laï laï laï laï laï laï laï
Danse danse, à la vie à l'amour »

A vous tous, citoyens de Massillargues-Atuech, petits et grands, je répéterai la citation de Jacques Chirac « Dans un environnement qui change, il n'y a pas de plus grand risque que de rester immobile » alors bougeons, dansons la vie, chantons l'espoir en un monde meilleur, osons de pas rester immobile devant les absurdités de certains grands dirigeants mondiaux.
Le contexte social, politique, environnemental que nous vivons n'est pas simple mais dans cet environnement, ne restons pas immobile, ne réagissons pas par l'isolement et le repli sur soi, allons vers l'Autre, trouvons dans ses différences, nos complémentarités. Je vous souhaite pour cette nouvelle année 2020, des nectars de joie, de petits et de grands plaisirs, des moments partagés en famille et entre amis, des petits tous et des grands riens qui font la VIE tout simplement!!!! Beau millésime 2020 et dégustez chaque instant à petites ou grandes gorgées sans modération et avec délectation!!!

Belle, lumineuse et engagée année 2020 !!!!

lundi 11 novembre 2019

Commémoration du 11 novembre

Une pupille noire entourée de blanc, le visage fatigué braqué sur un lieutenant,
L'ordre sera donné dans quelques instants : deuxième assaut de la journée et Marcel attend... Il a placé au bout de son fusil une baïonnette pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7. Près de sa tranchée, placés à 20 ou 30 mètres, la guerre des bouchers, nous sommes en 1917.
Tant de journées qu'il est là à voir tomber des âmes !
Tant de journées déjà passées sur le chemin des Dames !
Marcel sent que la fin a sonné au fond de sa tranchée. Ses mains se sont mises à trembler et l'odeur de la mort se fait sentir.
Il n'y aura pas de corps à corps, il sent qu'il va bientôt mourir...
Comment un homme peut-il accepter d'aller au combat ?
Et quand il sent au fond de lui qu'il ne reviendra pas, l'homme est-il un animal ?
Comme à cette époque le mal est déjà caporal, la main du lieutenant doucement vers le ciel s'est levée... La suite ? L'avenir est un long passé...

Une pupille noire entourée de blanc, le visage ciré, son regard est terrifiant,
Placé à quelques pas de là des allemands, 1944 Jean-Marc est un résistant.
Il a eu pour mission de faire sauter un chemin de fer.
Lui qui n'est pas homme d'action est devenu maître de guerre après le cyclone qui frappa sa mère et son père d'une étoile jaune, idée venue droit de l'enfer.
Tant d'années passées à prendre la fuite !
Tant de journées consacrées à lutter contre l'antisémite !
Jean-Marc sait qu'il n'a plus de recours, le câble qu'il a placé pour faire sauter le train est bien trop court, la mort se fait sentir.
Mais il n'a pas de remords, comment le définir ?
C'est la nature de l'Homme qui l'a poussé à être comme ça : Se sacrifier pour une idée, je crois qu'on ne résiste pas
Le mal est maintenant général !
De toutes les forces armées occultes de la mauvaise époque de l'Allemagne, au loin le train s'approche et l'on peut distinguer sa fumée... La suite ? L'avenir est un long passé...

Une pupille noire entourée de blanc, c'est ce que je peux voir devant la glace à présent. Je viens de me lever, il y a quelques instants. C'est difficile à dire à fond ce que je ressens. Après la nuit que j'ai passé, dur à été mon réveil. A tout ce que j'ai pu penser avant de trouver le sommeil, à toutes ces idées qui n'ont causé que des problèmes, la réalité et toutes ces images de haine.
Tant d'années passées à essayer d'oublier !
Tant de journées cumulées et doucement il s'est installé...
Je me suis posé ce matin la question : Est ce que tout recommence ? Avons-nous perdu la raison ?
Car j'ai vu le mal qui doucement s'installe sans aucune morale. Passer à la télé pour lui est devenu normal, comme à chaque fois avec un nouveau nom.
Je vous demande maintenant ce que vous en pensez ?
Comme Marcel et Jean-Marc ma vie est-elle tracée ? La suite, l'avenir est-il un long passé ?

Je vous demande ce que vous en pensez : Verrais-je un jour le mal à l'Elysée?
La France est-elle en train de s'enliser? L'avenir est-il un long passé ?
Chers vous tous,

J'ai souhaité en ce 11 novembre 2019 débuter mon discours par les paroles d'une chanson du groupe Manau écrite en 1998 et qui s'intitule L'avenir est un long passé.
En effet, après avoir célébré le 9 novembre dernier, les 30 ans de la chute du Mur de Berlin, combien de murs de la honte, symboliques ou pas, sont encore élevés et malheureusement, combien de murs de la honte sommes-nous en train de rebâtir? La peur de l'autre, la peur de l'inconnu, la peur de la contradiction font que nous érigeons des murs pour éviter le contact avec autrui. Évitons de mettre en place ces édifices sans se rappeler du passé! Eh oui, l'avenir est un long passé...

À 11 h, le 11 novembre 1918, les combats de la Première Guerre mondiale prennent fin à la suite d'un armistice avec l’Allemagne. Au cours des années 1919 et 1920, les puissances alliées signent avec les vaincus les traités de Versailles, de Saint-Germain-en-Laye, de Neuilly, du Trianon et de Sèvres mettant fin officiellement à la guerre.
Les lendemains de la Première Guerre mondiale voient des changements politiques, culturels et sociaux radicaux à travers l'Europe, l'Asie, l'Afrique, et même dans des zones qui n’avaient pas été directement impliquées. Quatre empires s’effondrent à cause de la guerre, d’anciens pays sont rayés de la carte, de nouveaux sont créés, des frontières sont redessinées, des organisations internationales sont mises sur pied, et beaucoup de nouvelles et d’anciennes idéologies s’ancrent fermement dans l'esprit des gens avec pour l'Allemagne un esprit de revanche qui s'accentuera d'année en année et qui découlera sur la deuxième guerre mondiale. Sur ces vestiges et ces ruines de grandeur, l'Allemagne va amener au pouvoir un dictateur en la personne d'Hitler. L'avenir est un long passé...

Nous connaissons tous le bilan effroyable de la première guerre Mondiale mais il est toujours bon de le rappeler car l'avenir est un long passé... 9 millions de morts, 6 millions de mutilés. La France est sortie meurtrie et ruinée de ce conflit : 1 400 000 morts, dont 600 000 victimes civiles ; 630 000 veuves et 700 000 orphelins de guerre. Plus de 32 millions de blessés, de mutilés, d'aveugles, de gazés, ceux que l'histoire a retenus sous l'appellation de " gueules cassées". Et n'oublions pas que, venant des quatre coins de l’Empire français, de l’Outre Mer, de l'Afrique Noire, de l'Afrique du Nord, de l'Indochine, de l’Océanie, des centaines de milliers d'hommes ont contribué à l'effort de victoire, pour beaucoup d’entre eux au sacrifice de leur vie. L'avenir est un long passé...

Et dire que l'armistice du 11 novembre 1918, dans la forêt de Compiègne redonnait l'espoir, l'espoir en la Paix, en une paix définitive. Cette guerre devait être et malheureusement ne sera pas « la der des ders » L'Avenir est un long passé...

Alors comme l'avenir est un long passé, souvenons nous que depuis le 11 novembre 1919, 100 après, dans presque chaque commune de France, une minute de silence clôt la commémoration, une façon de se recueillir collectivement, dans un esprit de laïcité et depuis quelques années une minute de recueillement les 11 novembre pour se souvenir des morts pour la France d'hier, d'aujourd'hui et malheureusement de demain. L'avenir est un long passé...

Pour terminer, je voudrais simplement vous rappeler les paroles de Georges Clémenceau dites à la Chambre et au Sénat après l'armistice : « J'ai dit, au nom du peuple français, au nom du Parlement, au nom du gouvernement de la République française, de la France une et indivisible, comme disaient nos pères : "Salut à l'Alsace et à la Lorraine enfin retrouvées." J'ai dit que c'était l'œuvre de nos grands morts qui nous ont fait cette admirable journée. Grâces leur soient rendues : ni eux, ni leurs familles ne seront oubliés et, si cela est en mon pouvoir, il faudra qu'un jour de commémoration soit institué en leur honneur dans la République française.
Quant aux vivants, j'ai dit que nous les attendions pour les regarder passer dans les cris, les larmes, les applaudissements enthousiastes sous l'arc triomphal et, enfin, j'ai ajouté que, par eux, la France retrouverait sa place dans le monde pour poursuivre sa course magnifique dans l'infini du progrès humain, autrefois soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, toujours soldat de l'idéal. »
Parce que l'Avenir est un long passé, souvenons nous et rappelons nous qu'à l'issue de ce discours, Georges Clémenceau effectuera un minute de silence et les députés et sénateurs entonneront La Marseillaise.

Rendons hommage à toutes les victimes ô combien héroïques, de cette guerre qui ne doivent pas, les décennies passant, le monde ayant changé, les « poilus » et les témoins ayant tous disparus, devenir les oubliés de l’Histoire. Plus de 100 ans après, sachons pour ne pas reproduire les erreurs, tirer les leçons du passé afin de construire un avenir meilleur. Rappelons que le nationalisme, qu’il ne faut pas confondre avec le patriotisme, est un poison qui s'insinue lentement dans les consciences humaines et qui fait des ravages chez tous les peuples, dans toutes les nations.
Faisons en sorte que le souvenir de cette guerre de 14-18 nous aide à construire un monde de paix et de solidarité entre les peuples et entre les nations sans avoir peur de l'autre, de l'inconnu. Ne laissons pas banaliser la violence, ne laissons pas des drames arrivés dans des églises, des temples, des mosquées ou des synagogues, soyons laïcs et pour chacun, dans nos cœurs, gardons et cultivons nos valeurs, celles qui nous construisent chaque jour et sachons les mobiliser et mobiliser nos énergies communes pour imposer le seul et unique choix qui devrait être le nôtre: celui de l'Homme, celui de la Vie, celui de l'Avenir, notre avenir et celui de nos enfants.
Rappelons nous à jamais que la France est le paix de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme, qu'elle porte des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de tolérance.

En souvenir de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes, qui ont payé de leur vie, notre liberté d'aujourd'hui et de demain, je vous demande de respecter une minute de silence...