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mercredi 11 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
Billet d'humeur d'un mardi
Étant donné qu'aucune réaction n'est intervenue et suite aux propos de Max Roustan dans l'édition du Midi Libre du 10 janvier 2012 (À entendre certains discours radicaux ajoute-t-il, l’entente cordiale ne va pas de soi : "J’ai bien fait de racheter l’ancien hôpital psychiatrique, je crois qu’on n’aura pas de problème pour le remplir."), je tiens à exprimer ma profonde indignation.
Nous pouvons avoir tous des combats d'idées, ces combats d'idées peuvent être différents mais le devoir d'élu que nous avons est de nous respecter les uns les autres.
Des propos comme ceux cités précédemment sont inacceptables.
Nous pouvons avoir tous des combats d'idées, ces combats d'idées peuvent être différents mais le devoir d'élu que nous avons est de nous respecter les uns les autres.
Des propos comme ceux cités précédemment sont inacceptables.
lundi 9 janvier 2012
Billet d'humeur d'un lundi
Appel désespéré à la Mairie: "Venez vite chez moi, un agent communal doit venir, j'ai tombé mes clés dans les toilettes... et je viens de tirer la chasse!"
Véridique!!!
Véridique!!!
dimanche 8 janvier 2012
L'année 2011 vue par le premier adjoint de Massillargues-Atuech ou comment se partager une cérémonie de voeux...
Comme l'an dernier, Aurélie et moi, nous nous sommes partagés la tâche. Comme l'an dernier donc, je vais vous retracer les faits marquants de 2011 pour la commune. Comme l'an dernier, Aurélie se projettera dans l'avenir et vous parlera des projets pour 2012.
2011 a encore été une année riche en événements importants pour notre village. J'aurais pu les relater dans l'ordre chronologique, c'est facile j'ouvre mon agenda, et je tourne les pages l'une après l'autre : le 8 janvier, cérémonie des vœux, le 10 janvier permanence à la mairie, le 18 syndicat intercommunal de l'eau, etc, en les passant ensuite au filtre de leur importance et de l'intérêt qu'ils présentent pour vous … Mais j'ai préféré les traiter dans l'ordre d'importance croissante en termes de conséquences pour la commune.
2011, comme les autres années, a donc connu son lot de chiens, non pas écrasés mais errants, et de déjections abandonnées de ci de là, au gré de leur humeur et de leurs besoins.
2011, c'est aussi la mise en discrétion des conteneurs à ordures ménagères, pour parler clair des poubelles. Cette mise en discrétion, ce camouflage si vous préférez, n'a pas obtenu, loin s'en faut, le résultat escompté. Oui, les poubelles ne sont plus à la vue de toutes et tous, cachées derrière des panneaux en bois. Le problème, c'est que derrière ces panneaux, on trouve de tout : matelas, lits d'enfant, téléviseurs, ordinateurs, fauteuils, vases en terre ou en verre, et même récemment un aquarium. Si vous en doutez, demandez donc à Philippe et Jérôme. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ce soir ? Je sais, comme vous, qu'aucun habitant de notre belle commune ne se laisserait aller à un adopter un comportement aussi égoïste, un comportement aussi irrespectueux, un comportement aussi asocial, un comportement, ne l'oublions pas répréhensible. Je vous en parle, parce que ce genre de comportement coûte de l'argent à la commune, et donc à vous. Certaines semaines, en particulier lors des fameux nettoyages de printemps, évacuer tous ces déchets nécessite une journée de travail de chacun de nos deux employés. Et pendant qu'il font cela, ils ne sont pas disponibles pour d'autres tâches, autrement plus importantes. Je vous en parle aussi, parce que, étant entendu qu'il ne s'agit pas d'habitants de notre commune qui font cela, si vous voyez une de ces personnes, je le répète encore étrangère au village, abandonner derrière les palissades en bois, un de ces objets que je vous citais tout à l'heure, rappelez lui gentiment et poliment, bien entendu, que la déchetterie intercommunale se situe à Anduze, à peine à six kilomètres, qu'il y a aussi un point d'apport à Ribaute, et que c'est gratuit pour les habitants de la 2C2A.
L'année 2011 nous a offert un nouvel épisode de la série bien connue "Les Experts à Massillargues-Atuech" : en pleine nuit, comme il se doit, l'alarme de la mairie se déclenche et réveille Aurélie, elle réveille son père et ils viennent tous deux sur place, et comme il n'y a pas de raison que je dorme pendant ce temps, elle me réveille aussi. Ensuite, c'est du scénario classique : sécurisation de la scène de crime, questions traditionnelles :"vous n'avez touché à rien ?", poudrage et pinceau pour rechercher d'éventuelles empreintes. A ce propos, Major, dans un épisode diffusé à la télé , ils utilisaient de la poudre rose, c'est plus sexy et moins salissant que la noire qu'utilisent vos subordonnés. Au final, rien, aucun indice matériel, aucun objet volé, mais des dégradations assez importantes : portes internes arrachées, murs et cloisons abîmés, alarmes détruites, y compris celle de sécurité incendie, et pour nous un énorme sentiment de gâchis et d’écœurement.
L'année 2011 nous a offert elle aussi la visite de nos amis les pompiers. Le 30 juin, en effet, et contrairement à ce que dise nos amis suisses, il y avait le feu au lac. Afin de satisfaire tout le monde on a eu droit à deux épisodes le même jour ! Le matin, intervention de l'infanterie, secondée par des miliciens venus du camping voisin. L'après-midi, ah l'après-midi, l'aviation ! L'après-midi également étaient présents l'infanterie et leurs miliciens. Mais aussi, comme chaque fois que l'aviation est là, des observateurs. Pas neutres les observateurs. Émus et tristes pour la plupart, savants et donneurs de conseils pour quelques-uns : "la mairie devrait avoir une motopompe pour remplir les camions de pompiers" ; merci de penser à eux, mais les pompiers ont tout ce dont ils ont besoin, en particulier des pompes dont le débit me laisse penser, qu'elle ne sont pas dans les possibilités budgétaires de notre commune. Au final, plus de peur que de mal : quelques ares de d'herbes et de roseaux partis en fumée, mais un mois plus tard tout ou presque avait repris son aspect habituel, six mois après, il n'en reste quasiment plus de traces, à part quelques troncs un peu noircis.
2011, c'est aussi la modification de la circulation autour du foyer et de la mairie. J'assume entièrement la paternité de ce projet devenu maintenant réalité. Pendant toute l'année scolaire 2008-2009, la municipalité a tenté une approche pédagogique pour assurer la sécurité des enfants ; à l'entrée et à la sortie de l'école, en empêchant le passage des véhicules devant le foyer à ces heurs-là. Bilan de l'opération : plus d'une heure perdue chaque jour par Philippe et Jérôme, et des automobilistes qui n'ont rien compris : dès qu'il n'y avait personne pour bloquer le passage, les voitures s'engouffraient à nouveau devant le foyer. Au final, quasiment chaque jour, le car était bloqué par un ou plusieurs véhicule, des enfants et des parents, enfin ceux qui garaient leur véhicule sur le parking, se déplaçant pour rejoindre leur véhicule au milieu des voitures en stationnement ou en mouvement. Alors j'ai lancé l'idée de rendre piétonnière la zone devant la mairie et le foyer, afin de sécuriser les déplacements de tous, enfants, adultes, personnes âgées et personnes à mobilité réduite. Cet aménagement a été conçu et réalisé, en liaison avec les services du Conseil Général, car il améliore également la sécurité du débouché sur la Départementale. Merci à notre Conseillère Générale préférée qui comme d'habitude a suivi et épaulé notre dossier. Il a également été conçu en liaison avec les services de secours et la société de cars en charge du transport scolaire. Ce n'est donc pas un choix sorti des élucubrations de technocrates incompétents et éloignés des réalités du terrain. Entre le mécontentement de quelques-uns, fâchés de devoir marcher dix ou vingt mètres de plus que leurs mauvaises habitudes, et la sécurité des piétons le conseil municipal a choisi. Car, être élu c'est faire des choix. Des choix bénins, "Quelle couleur pour les portes de la nouvelle classe ?", des choix plus importants, "Comment résoudre l'augmentation du nombre de repas servis à la cantine suite à l'ouverture de la troisième classe ?", des choix essentiels, "Sur quel territoire voulons-nous vivre, aujourd'hui, demain et après-demain ?".
Les réponses apportées par le conseil municipal et par vous à cette dernière question ont été lourdes de conséquences pour la commune, pour ses habitants, pour nous élus.
Jugez-en un peu.
En janvier, au cours d'une manifestation pacifique et bon enfant, des citoyens et des élus sont gazés, et tabassés pour certains, par un officier de gendarmerie. A-t-il pété les plombs, comme on dit, ou exécuté des ordres ? On le saura peut-être un jour, si le procès le concernant se déroule malgré les manœuvres de retardement mises en œuvre par la justice.
En juin, la commune est traduite en justice devant le Tribunal Administratif, sur plainte du Préfet, parce que le conseil municipal a l'idée insensée de recueillir votre avis sur le projet préfectoral relatif à l'intercommunalité. Le motif de cette plainte : nous n'avons pas respecté les délais entre la délibération et la consultation. A noter qu'une commune voisine, qui a respecté ces fameux délais, et qui suivait la même démarche démocratique que nous, a, elle aussi, été traduite au Tribunal Administratif. Elle aussi a vu sa démarche bloquée et la consultation prévue interdite. Pour quel motif ? Vu que les conseils municipaux n'avaient qu'un avis à donner, il n'y avait pas lieu de consulter la population !
En juin toujours, un collectif de citoyens de la commune prend le relais du conseil municipal, et organise la consultation. Un grand merci à eux. Le résultat est sans appel : l'équipe municipale et la population sont sur la même longueur d'ondes : c'est un NON massif au projet préfectoral.
En juillet, invités par la 2C2A à vous prononcer par voie postale, sur le même sujet, vous avez fourni la même réponse : NON au projet préfectoral.
La conséquence de ces choix, aussi bizarre que cela puisse paraître, est financière. Je croyais que nous vivions en démocratie. Je croyais que la liberté de pensée était un droit garanti dans notre pays. Je croyais que la liberté d'expression, inscrite dans notre constitution était un acquis intouchable. En fait, il n'en est rien. Pour nous faire payer, c'est le cas de le dire, notre opposition à ce projet, l'administration préfectorale ne nous a alloué aucune subvention pour la construction de la troisième classe. En clair, obéissez, soyez des moutons, ou laissez vos enfants dans des Algeco. Le conseil municipal avait prévu des marges budgétaires, au cas où … le cas est arrivé hélas ! Ce qui me fait enrager, c'est que cette subvention refusée, ce n'est pas l'argent de l'état. Non c'est votre argent, c'est notre argent, celui des impôts, celui de la TVA, que nous payons au quotidien.
Alors, même si je suis censé parler du passé et Aurélie du futur, je vais sortir de mon rôle, et parler quelques secondes de l'avenir. L'avenir en 2012, c'est en particulier deux scrutins importants au printemps : les élections présidentielles, puis les élections législatives. A chaque fois, au moment de mettre mon bulletin dans l'urne, je me poserai une question, et une seule : quel candidat défendra le mieux ma liberté de pensée ? La réponse à cette simple question déterminera le bulletin que je choisirai.
J'ai terminé ma rétrospective de 2011, mais ayant fait une incursion dans le futur, je vais y rester quelques instants de plus. L'an dernier, à la même époque, Aurélie, je t'avais souhaité une diminution de compétences, afin que tu puisses mieux te consacrer à tes fonctions réelles. Je ne sais pas si les astres m'ont entendu, mais il semble que cela ait été le cas, au moins en partie. Il y a bien encore, de temps en temps, quelqu'un qui veut un rendez-vous, avec toi et personne d'autre, pour signaler un lampadaire défaillant. Je t'avais également souhaité une année sans pompier ni gendarme. Là, les astres n'ont pas été sympa, on a eu droit aux deux. Une année 2011 sans coup fourré ni chausse-trappe. Là, les astres étaient carrément aux abonnés absents, où alors ils ont compris de travers.
Alors au moment de formuler des vœux pour 2012, je suis extrêmement gêné. Je vais donc me cantonner aux valeurs sûres. Je te souhaite donc pour cette année qui commence, de t'épanouir, tant sur le plan personnel, que professionnel ou public, entourée de l'affection de tes proches, de tes collaborateurs et de tes concitoyens.
Bonne année, Aurélie.
2011 a encore été une année riche en événements importants pour notre village. J'aurais pu les relater dans l'ordre chronologique, c'est facile j'ouvre mon agenda, et je tourne les pages l'une après l'autre : le 8 janvier, cérémonie des vœux, le 10 janvier permanence à la mairie, le 18 syndicat intercommunal de l'eau, etc, en les passant ensuite au filtre de leur importance et de l'intérêt qu'ils présentent pour vous … Mais j'ai préféré les traiter dans l'ordre d'importance croissante en termes de conséquences pour la commune.
2011, comme les autres années, a donc connu son lot de chiens, non pas écrasés mais errants, et de déjections abandonnées de ci de là, au gré de leur humeur et de leurs besoins.
2011, c'est aussi la mise en discrétion des conteneurs à ordures ménagères, pour parler clair des poubelles. Cette mise en discrétion, ce camouflage si vous préférez, n'a pas obtenu, loin s'en faut, le résultat escompté. Oui, les poubelles ne sont plus à la vue de toutes et tous, cachées derrière des panneaux en bois. Le problème, c'est que derrière ces panneaux, on trouve de tout : matelas, lits d'enfant, téléviseurs, ordinateurs, fauteuils, vases en terre ou en verre, et même récemment un aquarium. Si vous en doutez, demandez donc à Philippe et Jérôme. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ce soir ? Je sais, comme vous, qu'aucun habitant de notre belle commune ne se laisserait aller à un adopter un comportement aussi égoïste, un comportement aussi irrespectueux, un comportement aussi asocial, un comportement, ne l'oublions pas répréhensible. Je vous en parle, parce que ce genre de comportement coûte de l'argent à la commune, et donc à vous. Certaines semaines, en particulier lors des fameux nettoyages de printemps, évacuer tous ces déchets nécessite une journée de travail de chacun de nos deux employés. Et pendant qu'il font cela, ils ne sont pas disponibles pour d'autres tâches, autrement plus importantes. Je vous en parle aussi, parce que, étant entendu qu'il ne s'agit pas d'habitants de notre commune qui font cela, si vous voyez une de ces personnes, je le répète encore étrangère au village, abandonner derrière les palissades en bois, un de ces objets que je vous citais tout à l'heure, rappelez lui gentiment et poliment, bien entendu, que la déchetterie intercommunale se situe à Anduze, à peine à six kilomètres, qu'il y a aussi un point d'apport à Ribaute, et que c'est gratuit pour les habitants de la 2C2A.
L'année 2011 nous a offert un nouvel épisode de la série bien connue "Les Experts à Massillargues-Atuech" : en pleine nuit, comme il se doit, l'alarme de la mairie se déclenche et réveille Aurélie, elle réveille son père et ils viennent tous deux sur place, et comme il n'y a pas de raison que je dorme pendant ce temps, elle me réveille aussi. Ensuite, c'est du scénario classique : sécurisation de la scène de crime, questions traditionnelles :"vous n'avez touché à rien ?", poudrage et pinceau pour rechercher d'éventuelles empreintes. A ce propos, Major, dans un épisode diffusé à la télé , ils utilisaient de la poudre rose, c'est plus sexy et moins salissant que la noire qu'utilisent vos subordonnés. Au final, rien, aucun indice matériel, aucun objet volé, mais des dégradations assez importantes : portes internes arrachées, murs et cloisons abîmés, alarmes détruites, y compris celle de sécurité incendie, et pour nous un énorme sentiment de gâchis et d’écœurement.
L'année 2011 nous a offert elle aussi la visite de nos amis les pompiers. Le 30 juin, en effet, et contrairement à ce que dise nos amis suisses, il y avait le feu au lac. Afin de satisfaire tout le monde on a eu droit à deux épisodes le même jour ! Le matin, intervention de l'infanterie, secondée par des miliciens venus du camping voisin. L'après-midi, ah l'après-midi, l'aviation ! L'après-midi également étaient présents l'infanterie et leurs miliciens. Mais aussi, comme chaque fois que l'aviation est là, des observateurs. Pas neutres les observateurs. Émus et tristes pour la plupart, savants et donneurs de conseils pour quelques-uns : "la mairie devrait avoir une motopompe pour remplir les camions de pompiers" ; merci de penser à eux, mais les pompiers ont tout ce dont ils ont besoin, en particulier des pompes dont le débit me laisse penser, qu'elle ne sont pas dans les possibilités budgétaires de notre commune. Au final, plus de peur que de mal : quelques ares de d'herbes et de roseaux partis en fumée, mais un mois plus tard tout ou presque avait repris son aspect habituel, six mois après, il n'en reste quasiment plus de traces, à part quelques troncs un peu noircis.
2011, c'est aussi la modification de la circulation autour du foyer et de la mairie. J'assume entièrement la paternité de ce projet devenu maintenant réalité. Pendant toute l'année scolaire 2008-2009, la municipalité a tenté une approche pédagogique pour assurer la sécurité des enfants ; à l'entrée et à la sortie de l'école, en empêchant le passage des véhicules devant le foyer à ces heurs-là. Bilan de l'opération : plus d'une heure perdue chaque jour par Philippe et Jérôme, et des automobilistes qui n'ont rien compris : dès qu'il n'y avait personne pour bloquer le passage, les voitures s'engouffraient à nouveau devant le foyer. Au final, quasiment chaque jour, le car était bloqué par un ou plusieurs véhicule, des enfants et des parents, enfin ceux qui garaient leur véhicule sur le parking, se déplaçant pour rejoindre leur véhicule au milieu des voitures en stationnement ou en mouvement. Alors j'ai lancé l'idée de rendre piétonnière la zone devant la mairie et le foyer, afin de sécuriser les déplacements de tous, enfants, adultes, personnes âgées et personnes à mobilité réduite. Cet aménagement a été conçu et réalisé, en liaison avec les services du Conseil Général, car il améliore également la sécurité du débouché sur la Départementale. Merci à notre Conseillère Générale préférée qui comme d'habitude a suivi et épaulé notre dossier. Il a également été conçu en liaison avec les services de secours et la société de cars en charge du transport scolaire. Ce n'est donc pas un choix sorti des élucubrations de technocrates incompétents et éloignés des réalités du terrain. Entre le mécontentement de quelques-uns, fâchés de devoir marcher dix ou vingt mètres de plus que leurs mauvaises habitudes, et la sécurité des piétons le conseil municipal a choisi. Car, être élu c'est faire des choix. Des choix bénins, "Quelle couleur pour les portes de la nouvelle classe ?", des choix plus importants, "Comment résoudre l'augmentation du nombre de repas servis à la cantine suite à l'ouverture de la troisième classe ?", des choix essentiels, "Sur quel territoire voulons-nous vivre, aujourd'hui, demain et après-demain ?".
Les réponses apportées par le conseil municipal et par vous à cette dernière question ont été lourdes de conséquences pour la commune, pour ses habitants, pour nous élus.
Jugez-en un peu.
En janvier, au cours d'une manifestation pacifique et bon enfant, des citoyens et des élus sont gazés, et tabassés pour certains, par un officier de gendarmerie. A-t-il pété les plombs, comme on dit, ou exécuté des ordres ? On le saura peut-être un jour, si le procès le concernant se déroule malgré les manœuvres de retardement mises en œuvre par la justice.
En juin, la commune est traduite en justice devant le Tribunal Administratif, sur plainte du Préfet, parce que le conseil municipal a l'idée insensée de recueillir votre avis sur le projet préfectoral relatif à l'intercommunalité. Le motif de cette plainte : nous n'avons pas respecté les délais entre la délibération et la consultation. A noter qu'une commune voisine, qui a respecté ces fameux délais, et qui suivait la même démarche démocratique que nous, a, elle aussi, été traduite au Tribunal Administratif. Elle aussi a vu sa démarche bloquée et la consultation prévue interdite. Pour quel motif ? Vu que les conseils municipaux n'avaient qu'un avis à donner, il n'y avait pas lieu de consulter la population !
En juin toujours, un collectif de citoyens de la commune prend le relais du conseil municipal, et organise la consultation. Un grand merci à eux. Le résultat est sans appel : l'équipe municipale et la population sont sur la même longueur d'ondes : c'est un NON massif au projet préfectoral.
En juillet, invités par la 2C2A à vous prononcer par voie postale, sur le même sujet, vous avez fourni la même réponse : NON au projet préfectoral.
La conséquence de ces choix, aussi bizarre que cela puisse paraître, est financière. Je croyais que nous vivions en démocratie. Je croyais que la liberté de pensée était un droit garanti dans notre pays. Je croyais que la liberté d'expression, inscrite dans notre constitution était un acquis intouchable. En fait, il n'en est rien. Pour nous faire payer, c'est le cas de le dire, notre opposition à ce projet, l'administration préfectorale ne nous a alloué aucune subvention pour la construction de la troisième classe. En clair, obéissez, soyez des moutons, ou laissez vos enfants dans des Algeco. Le conseil municipal avait prévu des marges budgétaires, au cas où … le cas est arrivé hélas ! Ce qui me fait enrager, c'est que cette subvention refusée, ce n'est pas l'argent de l'état. Non c'est votre argent, c'est notre argent, celui des impôts, celui de la TVA, que nous payons au quotidien.
Alors, même si je suis censé parler du passé et Aurélie du futur, je vais sortir de mon rôle, et parler quelques secondes de l'avenir. L'avenir en 2012, c'est en particulier deux scrutins importants au printemps : les élections présidentielles, puis les élections législatives. A chaque fois, au moment de mettre mon bulletin dans l'urne, je me poserai une question, et une seule : quel candidat défendra le mieux ma liberté de pensée ? La réponse à cette simple question déterminera le bulletin que je choisirai.
J'ai terminé ma rétrospective de 2011, mais ayant fait une incursion dans le futur, je vais y rester quelques instants de plus. L'an dernier, à la même époque, Aurélie, je t'avais souhaité une diminution de compétences, afin que tu puisses mieux te consacrer à tes fonctions réelles. Je ne sais pas si les astres m'ont entendu, mais il semble que cela ait été le cas, au moins en partie. Il y a bien encore, de temps en temps, quelqu'un qui veut un rendez-vous, avec toi et personne d'autre, pour signaler un lampadaire défaillant. Je t'avais également souhaité une année sans pompier ni gendarme. Là, les astres n'ont pas été sympa, on a eu droit aux deux. Une année 2011 sans coup fourré ni chausse-trappe. Là, les astres étaient carrément aux abonnés absents, où alors ils ont compris de travers.
Alors au moment de formuler des vœux pour 2012, je suis extrêmement gêné. Je vais donc me cantonner aux valeurs sûres. Je te souhaite donc pour cette année qui commence, de t'épanouir, tant sur le plan personnel, que professionnel ou public, entourée de l'affection de tes proches, de tes collaborateurs et de tes concitoyens.
Bonne année, Aurélie.
samedi 7 janvier 2012
Mon discours de voeux
Chers vous tous, chers amis,
Je tiens à vous remercier d'être présents pour la traditionnelle cérémonie des vœux de Massillargues-Atuech. Quel plaisir de vous voir tous réunis! Cette année, la cérémonie des vœux est placée sous le signe de l'espérance. Ainsi, vous trouverez des dessins autour de l'espérance et faits par les enfants fréquentant la garderie péri scolaire. Je tiens à les mettre à l'honneur ainsi que les deux animatrices, Sophie et Sonia.
Si vous vous rappelez l'an dernier nous avions innové pour le discours de ces vœux. Nous avons décidé de réitérer l'expérience cette année. Je laisse donc la parole à Jacky Rodière, premier adjoint qui va vous relater les événements de l'année 2011. Je reprendrai la parole et nous pourrons ensuite nous retrouver autour de mets locaux.
A moi donc de reprendre la parole! Et vous savez que j'aime cela! J'aime me retrouver devant vous à chaque début d'année pour vous présenter mes vœux pour l'année 2012 et aussi mon état d'esprit pour l'année qui s'annonce. Cette année, j'ai décidé d'être comment dire plus incisive ou plus diplomate, c'est à vous de voir! La cérémonie des vœux est là aussi pour que le Maire dise les mots qu'il ne peut pas vous dire tous les jours!
Avant de commencer, je souhaite remercier les élus présents et excuser les autres. Je tiens à excuser plus particulièrement Alain Beaud, Maire de St Sébastien d'Aigrefeuille et Président de la Communauté de Communes Autour d'Anduze (2C2A). Comme chaque année, nos deux communes organisent la cérémonie des vœux en même temps à la même heure. Je voudrais en plus d'excuser Alain, le remercier, le remercier de gérer notre intercommunalité comme il le fait, de manière droite, combattive, sincère et fidèle. En tant que première vice présidente, j'ai tenté tous les jours de l'année 2011 et je tenterai tous les jours de l'année 2012 d'être à ses côtés, de le soutenir, de le suppléer du mieux que je pourrai et tant que je pourrai autant sur le côté politique que sur le côté amical. Je sais, pour être proche de lui que la fonction de président d'une intercommunalité et encore plus de la 2C2A n'est pas chose aisée tous les jours, que parfois le poids est lourd à supporter quand en plus, le physique est fragile. Et oui, les élus sont des humains!
Vu que je suis dans la catégorie « remerciements », je voudrais continuer. Alors chaque année, on me dit il faut arrêter de remercier. Mais vous savez quand on dirige une commune, on a souvent « la tête dans le guidon », on fait les choses, on réagit au coup par coup et on oublie de dire simplement « Merci ». Alors ce soir je veux rattraper ces oublis. Tout d'abord, un merci chaleureux à l'ensemble du personnel communal de M-A, aux anciens, aux moins anciens et aux plus récents (Serge Prioux, cuisinier et Véronique Marchand, gérante de l'APC) et un merci un peu plus particulier à Florence Julian, secrétaire générale et à Sophie Méjean pour me supporter quotidiennement, pour avoir supporté administrativement en 2011 des périodes pas simples du tout.
Et puis dans les remerciements je ne peux pas oublier le conseil municipal de M-A, une équipe de choc, toujours là dans les bons et les mauvais moments (et il y en a eu en 2011) Une équipe (et j'y tiens) municipale est faite d'hommes et de femmes, de différences et de points communs, de sensibilité, de persévérance et de caractère. Ces conseillers municipaux se retrouvent autour de valeurs, ces valeurs qui les ont fait me dire oui pour que nous nous présentions devant vous en 2008. Chacun a sa place, chacun a sa fonction, chacun a sa délégation. Cela me donne l'occasion de dire haut et fort que parfois, cette équipe peut faire des erreurs (qui, ici ou dans l'ensemble de la commune, n'a jamais fait d'erreurs?) Par contre, le seul objectif poursuivi par mon équipe municipale est l'intérêt général de notre commune. Alors stop aux critiques personnelles sur l'un ou l'autre des membres du CM de M-A! Élue à l'âge de 30 ans et femme de surcroît, je savais que la tâche ne serait pas simple mais je ne croyais pas que parfois, la bêtise puisse atteindre des sommets. Alors juste pour rétablir les éléments et les fonctions de chacun. Je suis le Maire, j'ai trois adjoints avec chacun des délégations précises et des conseillers municipaux avec eux-aussi, des domaines de compétences particuliers. Former et être à la tête d'une équipe, c'est cela, savoir se mettre en avant quand il le faut, savoir se retirer et laisser la place à ses délégués ou suppléants, savoir se faire entendre de manière respectueuse, diplomate et juste. Je tente de le faire à chacune de mes interventions, à chacune de mes actions, à chacune de mes prises de positions (et désolée si cela peut ennuyer certains représentants de l'État car mes prises de position sont prises de concert avec le CM!) . Laisser la place aux autres cela ne signifie pas, comme certaines personnes méprisantes peuvent le croire, que ce sont les autres qui gèrent la mairie car eux, ce sont des hommes, car eux, ce sont des personnes plus âgés que moi... Il y a souvent des contre vérités qu'on souhaite rétablir, c'est mon cas ce soir.
Et puis, je sais que vous êtes venus un peu pour çà, parlons réforme territoriale. Vous avez pu suivre les différents épisodes dans la presse mais aussi dans le bulletin municipal. L'occasion de vous préciser que jusqu'à preuve du contraire, les décisions qui seront prises par M-A le seront par un conseil municipal et non pas par certaines personnes se permettant de parler à ma place dans les médias! Le 15 décembre dernier, les membres de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) ont voté le Schéma de Départemental de Coopération Intercommunal (SDCI) intégrant la commune de Massillargues-Atuech et la Communauté de Communes Autour d'Anduze moins la commune de Cardet à un ensemble de 50 communes comprenant le Grand Alès, la communauté de communes de la région de Vézénobres, celle du Mont bouquet ainsi que 5 communes volontaires St Jean de Serres, Massanes, Vabres, St Bonnet de la Salindrinque et St Croix de Caderle.
Alors aujourd'hui on me dit « Si vous ne voulez pas, trouvez rapidement une autre intercommunalité? » Le CM comme il l'a à nouveau réaffirmé est contre toute intercommunalité forcée. Le mandat donné par vous, électeurs a été la défense de la Communauté de Communes Autour d'Anduze. Aujourd'hui, on me dit qu'elle est morte mais pourquoi tuer une structure qui fonctionne de manière optimale, qui a des finances saines, un projet de territoire cooper'actif?
Aujourd'hui, ce n'est pas de l'aménagement du territoire qui se fait c'est du déménagement de territoire! On met des communes avec d'autres, on parle alors de périmètre mais où est le projet de territoire de ces communes rassemblées, avec quelles finances existeront-elles, sur quelles compétences reposeront-elles et surtout avec quel personnel fonctionneront-elles? A toutes ces questions, quelle réponse: prenez une décision rapidement avant qu'on vous intègre de force? Depuis hier, nous savons que si nous ne prenons pas une décision avant le 20 janvier, le Préfet nous intégrera dans l'ensemble « Coutach Vidourle-Autour de Lédignan » Les communes sont aujourd'hui des pions qu'on déplace au gré des envies des politiques politiciens. Vous dérangez, on vous change de périmètres pour que vous ne dérangiez plus ou en tout cas moins. Est-ce cela l'aménagement du territoire? Je ne crois pas. Jeudi 12 janvier à 20h, le CM se réunira pour envisager la suite à donner à la demande du Préfet. Nous envisageons bien entendu de vous informer, de vous consulter, dans la mesure du possible vu les délais extrêmement courts!
Alors, hier, j'ai compris ce que voulait dire « s'écarter du schéma préfectoral », ce mot m'a été dit par le conseiller du Ministre de l'intérieur le 19 décembre dernier lors de ma visite à Paris. Et comme je lui ai précisé, je vous le dis aussi à vous, je serai très vigilante sur cet « écartement ». En effet, je veillerai, et de nombreux élus avec moi, que s’écarter ne soit pas synonyme pour certains « grands » élus, parlementaires par exemple, d’écarter certaines communes qui prennent la parole trop fort et trop souvent. Il faut savoir que dans certaines CDCI, et cela n’a rien à voir avec des questions politiques, certains territoires ont été des monnaies d’échange pour assouvir certains autres territoires.
En tout cas, si Massillargues-Atuech dérange c'est que nous avons dit des choses qui titillaient, nous avons pris des positions qui énervaient. Peu importe la structure dans laquelle sera notre commune, il y a une affirmation que je vous fais aujourd'hui solennellement et en toute sérénité, c'est que tant que ce CM sera celui qu'il est, il continuera à titiller, il continuera à poser des questions là où d'autres vont tête baissé, il continuera à vouloir faire de la politique « amateur », cette « politique autrement » que nous défendons chaque jour, cette politique autrement que j'ai défendu devant le Tribunal Administratif, cette politique autrement que j'ai exposé au conseiller du Ministre de l'intérieur. Oui, elle existe cette politique autrement! N'en déplaise aux cabinets préfectoraux qui sont amusés qu'un Maire travaille dans les terres, qui en sourient. Et oui, Mesdames et messieurs, tous les élus locaux ne vivent pas d'indemnité de fonction, de diverses représentations dans des conseils d'administration ou autre. Il y a des élus et ils sont nombreux à organiser toutes leurs journées pour concilier le bien commun et leur vie professionnelle et privée.
L'année 2012 est une année électorale avec les présidentielles et les législatives. C'est le moment de démontrer que vous souhaitez que votre parole soit entendue. Certains partis ont annoncé clairement l'abrogation totale de la réforme territoriale pour la reprendre à zéro sur des bases saines. Pour ma part et comme je souhaite être transparente avec vous, j'ai décidé d'apporter mon parrainage à Eva Joly afin qu'elle défende entre autre dans cette campagne présidentielle des idées d'écologie politique et ainsi une nouvelle organisation démocratique, marquant le passage vers une VI éme République, qui aille au bout du processus de décentralisation et redonne toute leur place aux pouvoirs locaux et aux populations, en rupture avec l'injuste réforme territoriale, porteuse de lourdes menaces contre les communes et les territoires ruraux.
Comme vous le savez, nous en avons entendu parler, Le président de la République est venu à Alès pour le classement au patrimoine mondial de l'Unesco des Causses et des Cévennes le 4 octobre 2011. Il a fait un discours d'une très grande pertinence et ce soir, ce n'est pas souvent mon habitude de citer le Président de la République mais je tiens à le faire en espérant que cette pertinence soit entendue par certains.
« Il y a, dans ces Cévennes, une unité que j'oserais qualifier de spirituelle tant elle semble englober la terre et le ciel. Cette terre, la vôtre, a un caractère et une identité qui se retrouvent dans le caractère et dans l'identité de tous ceux qui se sont enracinés ici.
Ce caractère et cette identité ont été forgés par la géographie, par l'Histoire et par la foi. Ce caractère et cette identité, ils ont été forgés par de grands malheurs qui ont laissé des blessures aussi profondes dans les mémoires que les gorges des Gardons dans la montagne, mais cette identité et ce caractère ont aussi forgé une espérance.
Et une espérance qui, ici, dans les Cévennes, malgré les épreuves, ne s'est jamais éteinte. Nous avons le devoir de maintenir ce qui nous a été transmis. Nous le devons à la mémoire de ceux qui se sont littéralement tués à la tâche pour survivre et pour que nous, nous puissions vivre. Votre terre est née de la formidable ténacité des hommes qui l'ont travaillée au prix d'un combat séculaire, mais au fond en venant ici, je me demandais si ce n'est pas dans un autre combat que ce pays a trempé son caractère.
Parce que le combat qui s'est livré ici il y a plus de trois siècles a non seulement construit l'identité cévenole, mais il a assigné à la France une mission historique : la défense de la liberté de conscience.
C'est ici que l'on a mené ce combat, et c'est ici qu'on l'a gagné. Ici même, il y a trois siècles, des paysans, des artisans, de simples bergers, au fond tout un petit peuple dont l'horizon ne dépassait que très rarement ces montagnes et qui avait été nourri aux écritures saintes, ce petit peuple a donné à l'Europe médusée une incroyable leçon de liberté. Et vous êtes les héritiers de ce petit peuple si courageux. Les huguenotes enfermées sur ordre du Roi à Aigues Mortes au XVIIIe siècle avaient gravé sur la pierre de leur cachot le mot : « Résister ».
Ce mot a toute sa signification aujourd'hui, il est né ici. Ce mot est à lui seul, pour une famille comme pour un pays, un héritage, le plus bel héritage qui soit. Un peuple résiste, un peuple ne se met pas à genoux.
Ce mot, gravé à même le sol par des femmes abandonnées de tous, mais qui, jusqu'au bout, conservèrent intact l'espérance et la foi, ce mot, notre pays et vous en connaissez le prix. N'oublions pas que c'est ici, dans ces vallées et ces montagnes qui nous entourent, que la France a forgé, pour la livrer au monde, l'idée même, l'idée universelle de liberté de conscience. Faisons de l'exemple de vos aïeux, un exemple pour les jeunes générations et faisons ensemble que cette liberté de conscience à laquelle nous attachons tant de prix, nous ne finissions pas par nous y habituer, nous ne la laissions pas contester, pour que ceux qui nous succéderont, puissent bénéficier de la même liberté de conscience. »
Que rajouter de plus, Monsieur le Président de la République à vos propres mots sinon que j'aurai souhaité que chacun des élus présents lors de votre discours entende et comprenne le sens de ces mots. Mais ne vous inquiétez, Monsieur le Président de la République, Nous ici, à Massillargues-Atuech, petit village gallo-romain, nous allons garder l'espérance, notre esprit de résistance, notre liberté de conscience que nous ont transmis nos ancêtres.... et nous en sommes fiers!
L'an dernier, je terminais mon discours en vous parlant de Stéphane Hessel et de son livre « Indignez-vous ». Cette année, je vais vous parler du livre qu'il vient d'écrire avec Edgar Morin intitulait « Le chemin de l'espérance ». Ils terminent leur œuvre sur cette idée: « … ce qui pour nous est certain, c'est que nous avons besoin aujourd'hui d'une nouvelle politique, une politique du vouloir-vivre et revivre qui nous arrache à une apathie et à une résignation mortelles. Cette politique du vouloir-vivre prendra les traits d'une politique du bien-vivre... Le vouloir-vivre nourrit le bien-vivre, le bien-vivre nourrit le vouloir-vivre; l'un et l'autre, ensemble, ouvrent le chemin de l'espérance »
A vous tous, à vos familles et vos proches, au personnel et au conseil municipal de Massillargues-Atuech et plus généralement à notre commune, je souhaite une année 2012 riche d'indignation, riche de découvertes, riche de curiosités, riche de résistance, riche de liberté de conscience, riche du partage collectif. Ouvrons tous ensemble le chemin de l'espérance!
Je vous invite à lever le verre de l'amitié pour l'avenir dynamique de notre commune et de ses habitants...
Merci de votre attention
Je tiens à vous remercier d'être présents pour la traditionnelle cérémonie des vœux de Massillargues-Atuech. Quel plaisir de vous voir tous réunis! Cette année, la cérémonie des vœux est placée sous le signe de l'espérance. Ainsi, vous trouverez des dessins autour de l'espérance et faits par les enfants fréquentant la garderie péri scolaire. Je tiens à les mettre à l'honneur ainsi que les deux animatrices, Sophie et Sonia.
Si vous vous rappelez l'an dernier nous avions innové pour le discours de ces vœux. Nous avons décidé de réitérer l'expérience cette année. Je laisse donc la parole à Jacky Rodière, premier adjoint qui va vous relater les événements de l'année 2011. Je reprendrai la parole et nous pourrons ensuite nous retrouver autour de mets locaux.
A moi donc de reprendre la parole! Et vous savez que j'aime cela! J'aime me retrouver devant vous à chaque début d'année pour vous présenter mes vœux pour l'année 2012 et aussi mon état d'esprit pour l'année qui s'annonce. Cette année, j'ai décidé d'être comment dire plus incisive ou plus diplomate, c'est à vous de voir! La cérémonie des vœux est là aussi pour que le Maire dise les mots qu'il ne peut pas vous dire tous les jours!
Avant de commencer, je souhaite remercier les élus présents et excuser les autres. Je tiens à excuser plus particulièrement Alain Beaud, Maire de St Sébastien d'Aigrefeuille et Président de la Communauté de Communes Autour d'Anduze (2C2A). Comme chaque année, nos deux communes organisent la cérémonie des vœux en même temps à la même heure. Je voudrais en plus d'excuser Alain, le remercier, le remercier de gérer notre intercommunalité comme il le fait, de manière droite, combattive, sincère et fidèle. En tant que première vice présidente, j'ai tenté tous les jours de l'année 2011 et je tenterai tous les jours de l'année 2012 d'être à ses côtés, de le soutenir, de le suppléer du mieux que je pourrai et tant que je pourrai autant sur le côté politique que sur le côté amical. Je sais, pour être proche de lui que la fonction de président d'une intercommunalité et encore plus de la 2C2A n'est pas chose aisée tous les jours, que parfois le poids est lourd à supporter quand en plus, le physique est fragile. Et oui, les élus sont des humains!
Vu que je suis dans la catégorie « remerciements », je voudrais continuer. Alors chaque année, on me dit il faut arrêter de remercier. Mais vous savez quand on dirige une commune, on a souvent « la tête dans le guidon », on fait les choses, on réagit au coup par coup et on oublie de dire simplement « Merci ». Alors ce soir je veux rattraper ces oublis. Tout d'abord, un merci chaleureux à l'ensemble du personnel communal de M-A, aux anciens, aux moins anciens et aux plus récents (Serge Prioux, cuisinier et Véronique Marchand, gérante de l'APC) et un merci un peu plus particulier à Florence Julian, secrétaire générale et à Sophie Méjean pour me supporter quotidiennement, pour avoir supporté administrativement en 2011 des périodes pas simples du tout.
Et puis dans les remerciements je ne peux pas oublier le conseil municipal de M-A, une équipe de choc, toujours là dans les bons et les mauvais moments (et il y en a eu en 2011) Une équipe (et j'y tiens) municipale est faite d'hommes et de femmes, de différences et de points communs, de sensibilité, de persévérance et de caractère. Ces conseillers municipaux se retrouvent autour de valeurs, ces valeurs qui les ont fait me dire oui pour que nous nous présentions devant vous en 2008. Chacun a sa place, chacun a sa fonction, chacun a sa délégation. Cela me donne l'occasion de dire haut et fort que parfois, cette équipe peut faire des erreurs (qui, ici ou dans l'ensemble de la commune, n'a jamais fait d'erreurs?) Par contre, le seul objectif poursuivi par mon équipe municipale est l'intérêt général de notre commune. Alors stop aux critiques personnelles sur l'un ou l'autre des membres du CM de M-A! Élue à l'âge de 30 ans et femme de surcroît, je savais que la tâche ne serait pas simple mais je ne croyais pas que parfois, la bêtise puisse atteindre des sommets. Alors juste pour rétablir les éléments et les fonctions de chacun. Je suis le Maire, j'ai trois adjoints avec chacun des délégations précises et des conseillers municipaux avec eux-aussi, des domaines de compétences particuliers. Former et être à la tête d'une équipe, c'est cela, savoir se mettre en avant quand il le faut, savoir se retirer et laisser la place à ses délégués ou suppléants, savoir se faire entendre de manière respectueuse, diplomate et juste. Je tente de le faire à chacune de mes interventions, à chacune de mes actions, à chacune de mes prises de positions (et désolée si cela peut ennuyer certains représentants de l'État car mes prises de position sont prises de concert avec le CM!) . Laisser la place aux autres cela ne signifie pas, comme certaines personnes méprisantes peuvent le croire, que ce sont les autres qui gèrent la mairie car eux, ce sont des hommes, car eux, ce sont des personnes plus âgés que moi... Il y a souvent des contre vérités qu'on souhaite rétablir, c'est mon cas ce soir.
Et puis, je sais que vous êtes venus un peu pour çà, parlons réforme territoriale. Vous avez pu suivre les différents épisodes dans la presse mais aussi dans le bulletin municipal. L'occasion de vous préciser que jusqu'à preuve du contraire, les décisions qui seront prises par M-A le seront par un conseil municipal et non pas par certaines personnes se permettant de parler à ma place dans les médias! Le 15 décembre dernier, les membres de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) ont voté le Schéma de Départemental de Coopération Intercommunal (SDCI) intégrant la commune de Massillargues-Atuech et la Communauté de Communes Autour d'Anduze moins la commune de Cardet à un ensemble de 50 communes comprenant le Grand Alès, la communauté de communes de la région de Vézénobres, celle du Mont bouquet ainsi que 5 communes volontaires St Jean de Serres, Massanes, Vabres, St Bonnet de la Salindrinque et St Croix de Caderle.
Alors aujourd'hui on me dit « Si vous ne voulez pas, trouvez rapidement une autre intercommunalité? » Le CM comme il l'a à nouveau réaffirmé est contre toute intercommunalité forcée. Le mandat donné par vous, électeurs a été la défense de la Communauté de Communes Autour d'Anduze. Aujourd'hui, on me dit qu'elle est morte mais pourquoi tuer une structure qui fonctionne de manière optimale, qui a des finances saines, un projet de territoire cooper'actif?
Aujourd'hui, ce n'est pas de l'aménagement du territoire qui se fait c'est du déménagement de territoire! On met des communes avec d'autres, on parle alors de périmètre mais où est le projet de territoire de ces communes rassemblées, avec quelles finances existeront-elles, sur quelles compétences reposeront-elles et surtout avec quel personnel fonctionneront-elles? A toutes ces questions, quelle réponse: prenez une décision rapidement avant qu'on vous intègre de force? Depuis hier, nous savons que si nous ne prenons pas une décision avant le 20 janvier, le Préfet nous intégrera dans l'ensemble « Coutach Vidourle-Autour de Lédignan » Les communes sont aujourd'hui des pions qu'on déplace au gré des envies des politiques politiciens. Vous dérangez, on vous change de périmètres pour que vous ne dérangiez plus ou en tout cas moins. Est-ce cela l'aménagement du territoire? Je ne crois pas. Jeudi 12 janvier à 20h, le CM se réunira pour envisager la suite à donner à la demande du Préfet. Nous envisageons bien entendu de vous informer, de vous consulter, dans la mesure du possible vu les délais extrêmement courts!
Alors, hier, j'ai compris ce que voulait dire « s'écarter du schéma préfectoral », ce mot m'a été dit par le conseiller du Ministre de l'intérieur le 19 décembre dernier lors de ma visite à Paris. Et comme je lui ai précisé, je vous le dis aussi à vous, je serai très vigilante sur cet « écartement ». En effet, je veillerai, et de nombreux élus avec moi, que s’écarter ne soit pas synonyme pour certains « grands » élus, parlementaires par exemple, d’écarter certaines communes qui prennent la parole trop fort et trop souvent. Il faut savoir que dans certaines CDCI, et cela n’a rien à voir avec des questions politiques, certains territoires ont été des monnaies d’échange pour assouvir certains autres territoires.
En tout cas, si Massillargues-Atuech dérange c'est que nous avons dit des choses qui titillaient, nous avons pris des positions qui énervaient. Peu importe la structure dans laquelle sera notre commune, il y a une affirmation que je vous fais aujourd'hui solennellement et en toute sérénité, c'est que tant que ce CM sera celui qu'il est, il continuera à titiller, il continuera à poser des questions là où d'autres vont tête baissé, il continuera à vouloir faire de la politique « amateur », cette « politique autrement » que nous défendons chaque jour, cette politique autrement que j'ai défendu devant le Tribunal Administratif, cette politique autrement que j'ai exposé au conseiller du Ministre de l'intérieur. Oui, elle existe cette politique autrement! N'en déplaise aux cabinets préfectoraux qui sont amusés qu'un Maire travaille dans les terres, qui en sourient. Et oui, Mesdames et messieurs, tous les élus locaux ne vivent pas d'indemnité de fonction, de diverses représentations dans des conseils d'administration ou autre. Il y a des élus et ils sont nombreux à organiser toutes leurs journées pour concilier le bien commun et leur vie professionnelle et privée.
L'année 2012 est une année électorale avec les présidentielles et les législatives. C'est le moment de démontrer que vous souhaitez que votre parole soit entendue. Certains partis ont annoncé clairement l'abrogation totale de la réforme territoriale pour la reprendre à zéro sur des bases saines. Pour ma part et comme je souhaite être transparente avec vous, j'ai décidé d'apporter mon parrainage à Eva Joly afin qu'elle défende entre autre dans cette campagne présidentielle des idées d'écologie politique et ainsi une nouvelle organisation démocratique, marquant le passage vers une VI éme République, qui aille au bout du processus de décentralisation et redonne toute leur place aux pouvoirs locaux et aux populations, en rupture avec l'injuste réforme territoriale, porteuse de lourdes menaces contre les communes et les territoires ruraux.
Comme vous le savez, nous en avons entendu parler, Le président de la République est venu à Alès pour le classement au patrimoine mondial de l'Unesco des Causses et des Cévennes le 4 octobre 2011. Il a fait un discours d'une très grande pertinence et ce soir, ce n'est pas souvent mon habitude de citer le Président de la République mais je tiens à le faire en espérant que cette pertinence soit entendue par certains.
« Il y a, dans ces Cévennes, une unité que j'oserais qualifier de spirituelle tant elle semble englober la terre et le ciel. Cette terre, la vôtre, a un caractère et une identité qui se retrouvent dans le caractère et dans l'identité de tous ceux qui se sont enracinés ici.
Ce caractère et cette identité ont été forgés par la géographie, par l'Histoire et par la foi. Ce caractère et cette identité, ils ont été forgés par de grands malheurs qui ont laissé des blessures aussi profondes dans les mémoires que les gorges des Gardons dans la montagne, mais cette identité et ce caractère ont aussi forgé une espérance.
Et une espérance qui, ici, dans les Cévennes, malgré les épreuves, ne s'est jamais éteinte. Nous avons le devoir de maintenir ce qui nous a été transmis. Nous le devons à la mémoire de ceux qui se sont littéralement tués à la tâche pour survivre et pour que nous, nous puissions vivre. Votre terre est née de la formidable ténacité des hommes qui l'ont travaillée au prix d'un combat séculaire, mais au fond en venant ici, je me demandais si ce n'est pas dans un autre combat que ce pays a trempé son caractère.
Parce que le combat qui s'est livré ici il y a plus de trois siècles a non seulement construit l'identité cévenole, mais il a assigné à la France une mission historique : la défense de la liberté de conscience.
C'est ici que l'on a mené ce combat, et c'est ici qu'on l'a gagné. Ici même, il y a trois siècles, des paysans, des artisans, de simples bergers, au fond tout un petit peuple dont l'horizon ne dépassait que très rarement ces montagnes et qui avait été nourri aux écritures saintes, ce petit peuple a donné à l'Europe médusée une incroyable leçon de liberté. Et vous êtes les héritiers de ce petit peuple si courageux. Les huguenotes enfermées sur ordre du Roi à Aigues Mortes au XVIIIe siècle avaient gravé sur la pierre de leur cachot le mot : « Résister ».
Ce mot a toute sa signification aujourd'hui, il est né ici. Ce mot est à lui seul, pour une famille comme pour un pays, un héritage, le plus bel héritage qui soit. Un peuple résiste, un peuple ne se met pas à genoux.
Ce mot, gravé à même le sol par des femmes abandonnées de tous, mais qui, jusqu'au bout, conservèrent intact l'espérance et la foi, ce mot, notre pays et vous en connaissez le prix. N'oublions pas que c'est ici, dans ces vallées et ces montagnes qui nous entourent, que la France a forgé, pour la livrer au monde, l'idée même, l'idée universelle de liberté de conscience. Faisons de l'exemple de vos aïeux, un exemple pour les jeunes générations et faisons ensemble que cette liberté de conscience à laquelle nous attachons tant de prix, nous ne finissions pas par nous y habituer, nous ne la laissions pas contester, pour que ceux qui nous succéderont, puissent bénéficier de la même liberté de conscience. »
Que rajouter de plus, Monsieur le Président de la République à vos propres mots sinon que j'aurai souhaité que chacun des élus présents lors de votre discours entende et comprenne le sens de ces mots. Mais ne vous inquiétez, Monsieur le Président de la République, Nous ici, à Massillargues-Atuech, petit village gallo-romain, nous allons garder l'espérance, notre esprit de résistance, notre liberté de conscience que nous ont transmis nos ancêtres.... et nous en sommes fiers!
L'an dernier, je terminais mon discours en vous parlant de Stéphane Hessel et de son livre « Indignez-vous ». Cette année, je vais vous parler du livre qu'il vient d'écrire avec Edgar Morin intitulait « Le chemin de l'espérance ». Ils terminent leur œuvre sur cette idée: « … ce qui pour nous est certain, c'est que nous avons besoin aujourd'hui d'une nouvelle politique, une politique du vouloir-vivre et revivre qui nous arrache à une apathie et à une résignation mortelles. Cette politique du vouloir-vivre prendra les traits d'une politique du bien-vivre... Le vouloir-vivre nourrit le bien-vivre, le bien-vivre nourrit le vouloir-vivre; l'un et l'autre, ensemble, ouvrent le chemin de l'espérance »
A vous tous, à vos familles et vos proches, au personnel et au conseil municipal de Massillargues-Atuech et plus généralement à notre commune, je souhaite une année 2012 riche d'indignation, riche de découvertes, riche de curiosités, riche de résistance, riche de liberté de conscience, riche du partage collectif. Ouvrons tous ensemble le chemin de l'espérance!
Je vous invite à lever le verre de l'amitié pour l'avenir dynamique de notre commune et de ses habitants...
Merci de votre attention
lundi 2 janvier 2012
Il est encore le temps...
" Nous sommes bien obligés de nous préoccuper de l'avenir car nous allons y passer le reste de notre vie " Woody Allen
Je voulais commencer cette année avec cette citation de Woody Allen et souhaiter à tous les lecteurs de mon blog et à leurs proches une bonne et heureuse année 2012. Qu'elle soit remplie de bonheur, de santé, de prospérité et de réussite dans tous vos projets.
L'année 2011 a été faite de "combats" plus ou moins faciles. Celui que nous devons gagner chaque jour est celui de démontrer que les élus ne sont pas au dessus de tout, au dessus de ceux qui les ont élus.
L'année 2011 a été faite de "combats" plus ou moins faciles. Celui que nous devons gagner chaque jour est celui de démontrer que les élus ne sont pas au dessus de tout, au dessus de ceux qui les ont élus.
Meilleurs vœux à tous et surtout... n'hésitez pas à vous informer, à dialoguer, à échanger!
Vous pouvez aussi mettre des commentaires sur mon blog!!!
dimanche 1 janvier 2012
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