Bienvenue sur mon blog!

Élue maire depuis 2 ans le 14 mars 2010, j'ai eu envie de raconter cette aventure sur un blog.
Certains autres Maires ont leur blog alors je me suis dit: Pourquoi pas moi? Voilà, c'est fait: j'attends vos commentaires, vos impressions et tout et tout...

En effet, c'est une véritable aventure que je vis depuis 2008! Une aventure humaine incroyable et une aventure personnelle passionnante!

dimanche 6 janvier 2013

Mon édito du dernier bulletin municipal de Massillargues-Atuech


Il est toujours plaisant de faire un éditorial de fin d'année et d'arriver à la période des vœux. En effet, c'est le moment des bilans, des rétrospectives et des synthèses d'une année. Il en est ainsi de ce dernier bulletin de l'année 2012 qui a pris du temps pour arriver dans vos mains mais vu la vitesses des évènements  l'urgence des situations, il ne pouvait en être autrement !

Au fil des pages de ce bulletin, s'égrène la vie de notre commune avec son état civil de l'année, ses arrivées et ses départs, ses joies et ses peines, ses temps forts et ses périodes un peu plus faibles !
Une commune, finalement c'est comme une famille ! Et tout comme une famille, il faut protéger sa commune dans tous les sens du terme.
Soyez persuadés que c'est ce que vos élus, au quotidien, dans l'intérêt général font : protéger votre et notre commune !
Pour cela, ils donnent de leur temps, de leur énergie, de leurs compétences et parfois de leur santé. C'est pour cette raison qu'ils ne méritent qu'une chose, que vous les aimiez ou pas, c'est le respect !
Alors protéger sa commune, c'est prendre position sur un argumentaire construit, c'est défendre ses habitants, c'est mener des combats, que l'on gagne ou que l'on ne gagne pas...
Depuis 2009, vos élus mènent un combat, celui de la défense de la Communauté de Communes Autour d'Anduze, comme ils s'y étaient engagés au moment de leurs élections en 2008. En effet, après analyse, ils ont vu que c'était la structure intercommunale qui correspondait le mieux à notre commune et à votre intérêt. Or, en 2012, d'autres élus, des représentants de l’État et des prises de position pas très pertinentes en ont décidé autrement ! Donc, au 31 décembre 2012 à minuit, cette structure de coopération intercommunale est amenée à disparaître et notre commune va se fondre dans Alès Agglomération, Communauté d'Agglomération de 50 communes et de plus de 100 000 habitants ! Et j'emploie bien le mot « se fondre » car vous comprendrez que malgré toute la force que vos élus déploieront pour protéger Massillargues-Atuech, il va être difficile de faire entendre sa voix au milieu de plus de 180 délégués !

Alors, voilà, si je dois faire un bilan de l'année 2012, je dirai qu'elle a été faite de coups de cœur, de coups de colère, de joies et de peines, de critiques aussi... Mais quand on est élu, il faut savoir qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et heureusement sinon ce serait bien terne !!!
Décidément, c'est bien vrai, une commune, c'est comme une famille, il faut la protéger de n'importe quel côté où l'on soit, du côté de ses élus, du côté de ses habitants...

En attendant de vous souhaiter mes bons vœux pour l'année qui s'annonce, le samedi 12 janvier 2013 à 18h30 au Foyer de Massillargues-Atuech, je me permets de vous souhaiter de passer de très belles fêtes de fin d'année, de profiter au maximum de ces moments-là si légers, si riches et si rapides aussi et de vivre pleinement ces instants de bonheur en famille avec vos proches. J'ai une pensée pour les personnes qui seront éloignées des leurs pour diverses raisons et je leur adresse des doses de courage.

Joyeuses fêtes à tous !

samedi 5 janvier 2013

Reçu de ma cousine instit... Je fais passer cette lettre...

Monsieur le Ministre,

L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale.
Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume. 
La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale. J’assume. L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume. 
Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume. 
Théo a 12 ans et porte encore des baskets à scratch ? C’est ma faute. J’aurais dû lui apprendre à faire ses lacets. J’assume. 
Arthur s’est fait renverser par une voiture ? C’est ma faute. Je ne lui ai pas fait passer son permis piéton. J’assume. Zoé ne connait ni ses tables de multiplication, ni sa poésie, ni Jules César, ni Vercingétorix, ni les départements français, ni…. Encore ma faute. J’aurais dû lui faire apprendre ses leçons pendant qu’elle se brossait les dents d’une main et nouait ses lacets de l’autre, avant de traverser la rue en courant pour éliminer les calories du biscuit que je l’avais forcée à ingurgiter à 10 heures ! 
Bref, j’assume tout. Même la crise économique. Il faut bien avouer que l’Etat me paie grassement pour finir mes journées à 16 h 30 et passer le plus clair de mon temps en vacances…. Et  j’allais oublier la sécurité de l’emploi…

Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant ! Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux ! Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. 
Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants…
C’est tout ce que nous méritons ! En plus, la FCPE se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver.
Toutefois, bien qu’irresponsable, paresseuse, incompétente et quelque peu limitée intellectuellement comparée aux cols blancs de la rue de Grenelle, j’ose vous dire, Monsieur le Ministre, que votre projet est une hérésie voire même une involution.


1) Bon nombre d’enseignants ne veulent pas de votre semaine de 4 jours et demi.
 Quel salarié accepterait de travailler plus pour gagner moins ? Sarkozy en a rêvé, vous l’avez fait !


2) Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?...


3) La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !
 
4) Savez-vous que le mercredi est une journée de coupure nécessaire à la santé mentale des enseignants qui gèrent une trentaine d’enfants chaque jour?! Ignorez-vousque nous consacrons déjà la majeure partie de notre mercredi à l’école (formation,corrections, préparations…) ? Savez-vous que beaucoup de parents apprécient de travailler à 80 % pour passer le mercredi avec leurs enfants ? Ah oui ! Suis-je bête ! C’est vrai qu’ils sont mieux à l’école que chez eux …


5) Pensez-vous sérieusement qu’en supprimant les devoirs vous lutterez contre les inégalités sociales ? Venez dans nos classes et montrez-nous comment faire apprendre une leçon à 30 élèves en même temps ! Les parents investis continueront le suivi de leur enfant à la maison. Pour les autres, vous cautionnez leur manque d’intérêt pour l’école et les encouragez à se déresponsabiliser encore un peu plus. Les enseignants ne sont pas omnipotents et ne pourront jamais se substituer aux familles ! Leur faire croire le contraire est un mensonge éhonté et dangereux ! Dans notre métier, le temps consacré à l’éducation tend déjà à prendre le pas sur celui consacré à l’instruction (tant pis pour l’orthographe, Vercingétorix et Jules César !). Il est donc grand tempsde redéfinir les missions de chacun !


6) Après les MDPH, les PPRE, les PPMS, les DUERP nouvelle révolution : vous tentez de nous enfumer avec vos PET ! Jamais un sigle n’aura aussi bien porté son nom !


7) Et les enfants dans tout ça ? On continue de les asphyxier sous le poids de programmes surchargés et inadaptés. A quand un vrai retour aux fondamentaux ? On continue de les accabler sous le poids d’évaluations toujours plus normatives et dévorantes. Quand va-t-on leur rendre le temps d’apprendre ? On continue le bricolage avec les élèves en difficulté. Quid des RASED dans votre réforme. A quand une véritable égalité sur le territoire des prises en charge en orthophonie, psychomotricité,psychothérapie…. ? (Jusqu’à un an d’attente dans le Cher !) On continue d’intégrer les enfants handicapésdans des classes surchargées avec, dans le meilleur des cas, la présence d’AVS sous-payés, plein de bonne volonté mais pas formés ! La négligence confine parfois à la maltraitance ! Et les collégiens qui décrochent ? On continue de briser des talents sous prétexte qu’on a raté sa vie si on ne finit pas col blanc ? Pas de manuels, pas de pâtissiers, pas de boulangers, pas de plombiers... Au nom de l’égalité, tous bacheliers !
Et tant pis pour ceux qui craquent avant : ils ne pourront plus être orientés à temps !


Je pourrais continuer ainsi bien longtemps. Vous l’aurez compris, Monsieur le Ministre, il va falloir réviser votre copie ! Les enseignants ne sont pas hostiles à  toute réforme. Au contraire, nous voulons redresser notre école. La refondation doit se faire avec nous. Nous sommes les premiers acteurs du système éducatif.
Qui peut prétendre mieux le connaître que nous ? Nous débordons d’idées, de suggestions alors écoutez-nous !
Je n’appartiens plus à aucun syndicat, je ne suis membre d’aucun parti politique, mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, c’est pourquoi je vous invite à consulter le blog du collectif des Dindons. Vous constaterez alors qu’il y a au moins deux points sur lesquels nous sommes tous d’accord : votre projet en l’état actuel des choses est inacceptable (aussi bien pour les élèves que leurs enseignants) et nous ne nous laisserons pas déplumer !
 
J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base. J’appelle tous les enseignants dépités,découragés, résignés à rester en colère. J’appelle tous les parents 
qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce
nom à nous rejoindre. J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix. J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation ! Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !


ZazMalaussène du 18

vendredi 4 janvier 2013

Entendu aujourd'hui à la radio

Claude Guéant, 67 ans prochainement, ancin Ministre de l'Intérieur sous Sarkozy répond aux journalistes sur le montant de son salaire: " Je reçois ma retraite d'ancien Préfet qui s'élève à 5500€" En même temps, il nous informe que grâce à la VAE de Ministre, il peut être Avocat.

Plusieurs questions me viennent à l'esprit:
- Est-ce que tous les Préfets touchent 5500€ de retraite?
- Quelle est la retraite d'ancien Minsitre et pourquoi Claude Guéant n'en parle pas?
- Mon père, ancien agriculteur ayant cotisé durant 40 ans, ne perçoit que 694€ de retraite et se fait "taper sur les doigts" quand il vient m'aider sur l'exploitation, sans être payé bien entendu! Ah oui, il n'y a pas de VAE pour les anciens Agriculteurs pour arrondir leur retraite!!!

Pour cette année 2013, je souhaite de la transparence sur ces questions-là et sur les divers avantages reçus par les Ministres et les anciens Ministres...

jeudi 3 janvier 2013

Lu dans une papillotte aujourd'hui... Eh oui, je mange encore des papillotes!!!

"Tu ne peux pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de ta tête, mais tu peux les empêcher de faire leur nid dans tes cheveux." Proverbe chinois

mercredi 2 janvier 2013

Encore une fois les Maires Ruraux de France sont dans le débat!


La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) est deux fois plus élevée en ville qu'à la campagne. L'Etat reverse aux communes 128€ par habitant des villes, contre 64€ par habitant des champs. La dotation est aussi trois fois plus importante dans les communautés urbaines que dans les intercommunalités rurales.

Ok quand on me parle de charge de centralité pour les villes mais pourquoi ne parle t-on jamais des charges de ruralité?

mardi 1 janvier 2013

Tous mes voeux de bonheur, de santé et de réussite pour vous!



« N'attends pas que les évènements arrivent... comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive… Et tu seras heureux. »
EPICTÈTE


Ne jamais rien regretter et avancer vers l'avenir... 
Que l'année 2013 soit emplie de beaux projets pour vos proches et pour vous!
Chaleureuses pensées à tous les lecteurs de mon blog




lundi 17 décembre 2012

Communiqué de la délégation du POI reçue par les représentants de Mme Lebranchu


Une délégation d’élus de toutes tendances a été reçue ce lundi 17 décembre au ministère de Mme Lebranchu par M. Stanislas Bourron, de la Direction générale des collectivités locales, et M. Antoine Desfretier, conseiller technique aux collectivités locales.

Cette délégation était composée de :

Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude) ;
Bernard Jayol, conseiller municipal délégué de Riorges, conseiller général de la Loire ;
Jean Bartholin, conseiller municipal de Saint-Haon-le-Châtel, conseiller général de la Loire ;
Alain Rivron, représentant Alain Beaud, maire de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, président de la Communauté de Communes Autour d’Anduze et Aurélie Genolher, maire de Massillargues-Attuech (Gard), présidente de l’AMRF du Gard ;
Patrick Gérum, maire de Chesny (Moselle), représentant la communauté de communes du Val Saint Pierre ;
Dominique Daillet, conseiller municipal de Vouvray président de l’association CCV durable (Indre-et-Loire) ;
Jean-Michel Delaye, conseiller municipal de Brumath (Bas-Rhin), comité contre le conseil unique d’Alsace ;
Jean-Michel Boulmé, adjoint au maire de Serrières-sur-Ain (Ain), vice-président de la communauté de communes des monts Berthiand, délégué au syndicat mixte des pays du Haut-Bugey ;
André Yon, adjoint au maire de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), porteur de dossiers de la communauté de communes du Pays de Corps, de la communauté de communes des Vallées du Valbonnais (Isère), de la communauté de communes du Pays Bégard (Côtes-d’Armor).

La délégation a présenté les dossiers des communes et des communautés de communes qui refusent de céder aux diktats des SDCI imposés par le préfet.

Le représentant du comité d’unité contre le conseil unique d’Alsace a demandé avec insistance que le gouvernement ne donne pas suite à la tentative de la région de convoquer un référendum local visant à fusionner les deux départements du Haut-Rhin et Bas-Rhin, la région, les communes et communautés de communes.

Les représentants de Mme Lebranchu ont répondu :
« La loi de 2010 n’est pas la nôtre, mais la loi c’est la loi, et nous l’appliquons. »

Cette réponse confirme celle qui avait été faite le 13 novembre par les représentants de M. Valls au ministère de l’Intérieur :
« Le président de la République et le gouvernement s’inscrivent dans la continuité de la rationalisation de la carte intercommunale et (…) pour ce faire, il faut aller jusqu’au bout de l’utilisation des pouvoirs exceptionnels confiés aux préfets, tout en ayant conscience des points de blocage qui pouvaient exister et en approfondissant le dialogue et la négociation. »

A l’issue des deux délégations et des réponses qui nous ont été apportées, force est de constater qu’en application de la loi du 16 décembre 2010 non abrogée, le gouvernement refuse de prendre en compte la demande des communes et des communautés de communes, que soit respecté leur libre choix en matière d’intercommunalité.

Déplorant cette situation,

- considérant que dans de nombreux départements les maires, les conseillers généraux , les élus s’opposent avec la population à l’intercommunalité forcée,

- réaffirmant que rien ne saurait les faire déroger au mandat qu’ils ont reçu de la population,

- appuyés sur la signature de 300 élus, dont des parlementaires, qui, en quelques jours, ont approuvé la proposition de loi pour que « l’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population »,

- la délégation décide de se constituer en comité de liaison national de défense de la libre coopération intercommunale.

Dans l’immédiat, ce comité de liaison fera circuler les informations visant à aider la résistance des élus et de la population pour la défense de la démocratie communale et de la République.

Il rassemble d’ores et déjà les signatures des élus et de la population se portant sur le projet de loi, ainsi que les initiatives (conférence de presse, délégations aux parlementaires…) visant à sa promotion.

La délégation,
Paris, le 17 décembre, 18 heures