Bienvenue sur mon blog!

Élue maire depuis 2 ans le 14 mars 2010, j'ai eu envie de raconter cette aventure sur un blog.
Certains autres Maires ont leur blog alors je me suis dit: Pourquoi pas moi? Voilà, c'est fait: j'attends vos commentaires, vos impressions et tout et tout...

En effet, c'est une véritable aventure que je vis depuis 2008! Une aventure humaine incroyable et une aventure personnelle passionnante!

vendredi 8 mai 2015

Mon discours du 8 mai

« La guerre est gagnée ! Voici la Victoire ! C'est la victoire des Nations unies et c'est la victoire de la France ! L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l'Ouest et de l'Est...
Tandis que les rayons de la gloire font, une fois de plus, resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d'abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert ! Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d'abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme, n'auront donc été perdus ! »
Il est 15h le 8 mai 1945 lorsque le Général de Gaulle sur les ondes fait cette déclaration. En même temps, les cloches des églises retentissent dans toutes les communes de France.

Lors d'une commémoration des 70 ans de la libération du camp de concentration de Dachau, devant les derniers déportés encore en vie, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé « à ne jamais fermer les yeux » en insistant sur le devoir que nous avons de ne jamais fermer les yeux ou les oreilles face à ceux qui injurient, menacent ou agressent ceux qui disent qu'ils sont juifs »
Ne jamais fermer les yeux ni les oreilles et garder bien intact les souvenirs d'histoire de notre enfance : une crise importante, des gens qui ne croient plus en rien ni en personne et Hitler qui, tranquillement, arrive au pouvoir.

Toute commémoration du 8 mai ou du 11 novembre est particulière. Cette année, 70 ans après, suite aux attentats dans les locaux de Charlie Hebdo, suite aux événements dans l'hypermarché Casher, suite à l'attentat raté envers une église et suite au décès d'Aurélie à Villejuif, cette cérémonie prend une connotation douloureuse et accablante. Je sais que vous ne m'en voudrez pas d'insister sur l'ensemble de ces points. La peur de l'autre est le point commun à ces tragédies. La peur de l'autre, la peur de ses crayons, la peur de ses stylos, la peur de sa liberté d'expression, la peur de sa religion, la peur de sa liberté de conscience, les peurs en tout genre engendrent ces tragédies humaines.

Je comprends que les gens aujourd'hui soient perdus comme ils pouvaient être perdus avant la deuxième guerre mondiale cependant il faut se souvenir toujours de ce que la peur de l'autre, la peur de sa religion, la peur de sa couleur peuvent engendrer si nous n'y prenons pas garde. Ici, près des Cévennes, cette peur de l'autre, cette peur de religion rappelle là aussi un autre événement historique dont nous célébrons en 2015 le tricentenaire de sa fin : la guerre des Camisards. Même cause, même effet ! Cette guerre des religions, ses causes, ses conséquences et l'air de liberté qu'elle a insufflé sont essentiels pour notre territoire et surtout sont essentiels pour notre liberté de conscience.

Un choc moral sans précédent, la stratégie de la terreur, la découverte incessante de nouveaux charniers, le désarroi face à l’étendue des souffrances, l’incompréhension devant l’horreur de l’univers concentrationnaire et le sentiment d’épouvante attaché à la conscience progressive du génocide expliquent la violence, la profondeur et les effets durables du choc moral provoqué par la deuxième guerre mondiale.
Les années de guerre ont appris à vivre dans un environnement quotidien de violences aveugles, de traitements inhumains, de haine raciale, d’agressions, de contournements de la règle et de comportements en marge de la loi qui ne surprennent plus. La banalisation du pire appartient à l’héritage tragique de la Seconde Guerre mondiale.
La guerre totale et sa dimension planétaire bouleversent l’état du monde. L’hécatombe la plus meurtrière de l’histoire provoque un traumatisme tel qu’il conduit les Alliés à traduire les responsables de l’Axe devant des tribunaux militaires internationaux. La volonté de construire un nouvel ordre du monde, qui établirait les conditions d’une paix durable, débouche sur la création de l’Organisation des nations unies (ONU) en juin 1945. L’énormité des moyens de destruction à l’œuvre sur plusieurs continents, les massacres restés inconnus, le mélange, chez les victimes, de civils et de militaires aux statuts parfois mal définis, sont quelques-unes des raisons qui rendent impossible un décompte précis des morts. Cependant, on peut annoncer 60 millions de morts dont 35 millions de civils. Des drames, des morts, des blessés physiquement et psychologiquement marquent donc la seconde guerre mondiale.

Ma question de ce jour qu'on dit de victoire est le temps, la durée du pardon. 70 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, on peut se demander combien de temps faudra t-il pour que chacun puisse pardonner à l'autre. 70 ans après, les protagonistes de ces terribles jours sont grands parents et arrières grands parents. Qu'ils soient français, allemands, combien de temps faudra t-il pour pardonner, accepter le pardon, présenter des excuses ? Faut il qu'aujourd'hui les petits enfants, les arrières petits enfants des acteurs de cette tragédie portent en eux les stigmates de ces années de barbarie et de revanche ? Je ne vais pas vous apporter de réponses à ces questions. Je vous laisse juste la réflexion : « Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens si j'avais été allemand? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanches, aurais-je été de ces improbables consciences larmes au milieu d'un torrent? »

Pour conclure ce discours, je vais emprunter les paroles d'Yves Duteil sur la chanson des Justes :
" Une gare au petit jour, dans le froid et la peur et des soldats tout autour qui hurlent dans des haut parleurs. Les wagons refermés comme un tombeau, des mains se tendent à travers les barreaux mais leur appel est resté sans écho. On a compris bien trop tard l'horreur qu'ils ont vécue, la blessure dans les regards de ceux qui en sont revenus, les yeux couleur de cendre et de brouillard, des barbelés gravés dans leurs mémoires mais dans le cœur un indicible espoir.
Vivre un jour, une heure, là bas c'est braver le silence, dépasser la mort d'un pas devant ceux qui s'enivrent et dansent. Dans ce voyage infernal où tant d’âmes ont sombré, celui qui sauve une étoile
éclaire l'univers tout entier. Des lueurs que les justes ont allumé, la porte entrebâillé dans l'escalier
sur le dernier refuge inespéré, au jardin du souvenir des cailloux sont posés et les arbres ont beau fleurir à chaque printemps retrouvé, peut-on un jour apprendre à pardonner le désespoir, les larmes et les années que jamais rien ne pourra effacer, que jamais rien ne pourra effacer." 

En mémoire de nos morts pour la France, en mémoire de tous nos ancêtres, des miens et des vôtres, en mémoire de ceux qui sont revenus sans jamais en parler et sans jamais oublier, en souvenir de ceux qui sont morts, en mémoire de nos soldats en combat au moment où je parle, en mémoire des peuples opprimés à travers le monde, en mémoire des disparus innocents lors des attentats des 7 et 9 janvier derniers à Paris, en mémoire d'Aurélie Châtelain et en pensée à sa fillette, en soutien à Serge Atlaoui, en mémoire de ceux qui ont perdu la vie au Népal, je vous demande de respecter une minute de silence.


samedi 7 février 2015

Mon édito de janvier février 2015

Chers vous tous,

Mercredi 7 janvier 2015, à 11h30, une fusillade a éclaté dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. Douze personnes ont trouvé la mort, abattues froidement par des barbares.
Pour moi, Charlie Hebdo représente mon adolescence. Ce journal est celui qui m'a appris à réfléchir, à penser par moi-même, à agir. Cet acte odieux a voulu détruire tout cela en plus d'ôter la vie à des personnes innocentes dont le seul but était de protéger, d'informer et de défendre la laïcité.
Je vais répéter les mots énoncés déjà à plusieurs reprises car pour moi, il me semble indispensable de les dire et les redire pour éviter les amalgames et garder la tête froide sur ces événements terribles pour la France, pour le Monde et pour les valeurs auxquelles on croit tous.
Soutenons les familles des personnes décédées, les blessés à jamais dans leur cœur et dans leur chair, soutenons en général la liberté de la presse et de l'expression.
Affirmons haut et fort notre solidarité nationale et notre unité républicaine.
Clamons que nous n'avons pas peur et surtout pas peur de l'Autre et de l’étranger qu'il ne faut jamais confondre avec ces barbares fanatiques.
Défendons nos valeurs de justice, de tolérance, de laïcité, de liberté et de fraternité entre les peuples.

« Ose... Redonne à ta vie sa vraie valeur... Ose... Redonne à ce monde toutes ses couleurs... »
Ce sont par ces belles paroles de Yannick Noah qui prennent aujourd'hui une force encore plus poignante que j'avais souhaité vous inviter à la cérémonie de vœux de ce début d'année. Paroles d'optimisme dans un monde ambiant morose, parfois désespéré et empreint de pessimisme. J'ai souhaité adresser ces paroles pour vous insuffler du courage, de l'entrain et un élan de bonheur dans certains journées pénibles. Oser, aller de l'avant, prendre tous les petits instants de bonheur comme des montagnes de joie.

Lors de mon discours de vœux, j'ai souhaité revenir sur les remarques que je peux entendre concernant ma nouvelle situation familiale. « Comment pourra t-elle gérer son mandat et sa famille ? » J'ai plaisir à dire qu'en étant Maire et Mère, je me nourris de l'un et de l'autre. Je suis votre Maire à vous et je suis la maman de deux petits anges. Malgré mes nouvelles responsabilités personnelles, j'aime toujours autant ma commune, je vis au quotidien avec elle ses joies et ses peines , à chaque instant je me rends compte de l'importance de cet échelon de proximité qu'est la commune. Ne vous inquiétez pas, ma nouvelle situation familiale ou le fait d'être une composante d'Alès Agglomération ne me font pas perdre de vue mes objectifs qui sont la défense de ma commune, la défense de la commune en général, la défense de ses citoyens et de ses contribuables, la défense de l'intérêt général. Ne doutez jamais que chaque décision que je prends, que chaque prise de parole que j'effectue, que chaque coup de nerfs que je peux éprouver (et il y en a!) ne se font que pour Notre commune. N'ayez crainte que je continuerai à oser fusse une élue de « petite commune » et pas une petite élue  dans le seul intérêt de Massillargues-Atuech. N'ayez crainte que je sois mise à l'écart pour certaines réactions, l'élue de « petite commune » sait tenir tête à l'élu de plus grosse commune avec détermination mais avec respect et assurance. Tous les choix que prend le conseil municipal de Massillargues-Atuech ou moi même n'ont qu'un objectif celui de notre commune à tous.

Malgré les premiers jours de février, je profite de cet éditorial pour vous présenter mes vœux. Tout d'abord je m'adresse aux élus et aux agents communaux. Après un mandat de Maire, je peux dire que celui-ci ne peut être réussi qu'avec une entente et un partenariat fort entre élu et agent. Ainsi je tiens à vous remercier de votre engagement et de votre disponibilité au service des autres.
A vous, agents et élus municipaux, je vous souhaite une année 2015 remplie de projets communaux, personnels et de plaisir à travailler en commun et en partenariat.
A vous, artisans, artistes, chefs d'entreprise, bénévoles d'associations, je souhaite que 2015 voit se réaliser vos envies et que vos concrétisations fassent briller très haut la commune et le territoire.
A vous, citoyens de Massillargues-Atuech et d'ailleurs, je vous dis : Osez pour redonner à la vie sa vraie valeur, osez pour redonner à ce monde toutes ses couleurs, allez de l'avant, avancez, prenez des risques, faites des épreuves de la vie un déclic pour rebondir. Comme disait Épictète, « ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux. »

A vous, citoyens, à vos proches, à ceux qui comptent pour vous, je souhaite une bonne et heureuse année 2015 et surtout une santé optimale. Que cette année 2015 vous apporte toutes les libertés que l'on peut vouloir, qu'elle vous apporte l'optimisme d'affronter toutes les situations, qu'elle vous apporte sérénité et le courage d'oser sans avoir peur de rien ni de personne... Bonne année 2015 !

samedi 10 janvier 2015

Mon discours de voeux

«  Lui, à la fête de l'Huma. Moi, Secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy. On était capables de s'aimer alors qu'on était si différents. Rien ne me rendra mon amour » Jeannette Bougrab, compagne du dessinateur Charb et ancienne secrétaire d’État à la jeunesse et à la vie associative dans le gouvernement Fillon III.

Il y a encore cinq jours, un discours était prêt pour ce soir. Et puis, il y a eu ce mercredi 7 janvier 2015, à 11h30 où une fusillade a éclaté dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. Douze personnes ont trouvé la mort, abattues froidement par des barbares.
Comme je le disais jeudi dernier lors de la journée de deuil national et au moment du recueillement devant la Mairie, pour moi, Charlie Hebdo représente mon adolescence. Ce journal est celui qui m'a appris à réfléchir, à penser par moi-même, à agir. Cet acte odieux de mercredi dernier a voulu détruire tout cela en plus d'ôter la vie à des personnes innocentes dont le seul but était de protéger, d'informer et de défendre la laïcité.
Je vais répéter les mots que j'ai énoncés jeudi dernier car pour moi, il me semble indispensable de les dire et les redire pour éviter les amalgames et garder la tête froide sur ces événements terribles pour la France, pour le Monde et pour les valeurs auxquelles on croit tous.
Ce soir, par la pensée, soutenons les familles des personnes décédées, les blessés à jamais dans leur cœur et dans leur chair, soutenons en général la liberté de la presse et de l'expression.
Affirmons haut et fort notre solidarité nationale et notre unité républicaine.
Clamons que nous n'avons pas peur et surtout pas peur de l'Autre et de l’étranger qu'il ne faut jamais confondre avec ces barbares fanatiques.
Défendons nos valeurs de justice, de tolérance, de laïcité, de liberté et de fraternité entre les peuples.
Depuis ce terrible mercredi, de nombreuses questions et interrogations nous assaillent. Que devons nous faire ? Tout annuler ou alors continuer. C'est le deuxième choix que nous avons décidé de faire car en effet, comme disait Patrick Pelloux, « ils n’ont pas gagné, ils ne sont pas morts pour rien. Tout le monde doit faire vivre les valeurs de la République”.
Alors, on va continuer pour montrer qu'ils n'ont pas gagné et qu'ils ne gagneront pas... A la mémoire des douze personnes abattues lâchement mercredi, à la mémoire de cette jeune policière décédée des suites de ses blessures jeudi, à la mémoire des otages qui ont péri hier dans cet hypermarché casher, à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme à travers le monde... On va continuer !


« Ose... Redonne à ta vie sa vraie valeur... Ose... Redonne à ce monde toutes ses couleurs... »
Chers vous tous,
Ce sont par ces belles paroles de Yannick Noah qui prennent aujourd'hui une force encore plus poignante que j'ai souhaité vous inviter à cette cérémonie de vœux. Paroles d'optimisme dans un monde ambiant morose, parfois désespéré et empreint de pessimisme. J'ai souhaité vous adresser ces paroles pour vous insuffler du courage, de l'entrain et un élan de bonheur dans certains journées pénibles. Oser, aller de l'avant, prendre tous les petits instants de bonheur comme des montagnes de joie.
Comme toute cérémonie, je suis toujours partagée entre l'envie de vous décrire tout ce qui a été fait dans l'année précédente et ce qui doit être fait dans l'année qui arrive et la crainte d'être trop longue et rébarbative. Alors je vais oser, je vais me lancer et à la fin vous me direz ce que vous en avez pensé.

Année 2014 : année d'élections, de réformes et d'inondations. J'aurai pu vous parler de ce 8 mars 2014 où à plus de 60% vous avez fait confiance à l'équipe que j'avais l'honneur de présenter à vos suffrages. Je tiens une nouvelle fois à vous remercier de ce vote, des soutiens que vous nous avez apportés tout au long de la campagne. Cela permet d'entamer un nouveau mandat avec courage en osant défendre ce pour quoi vous nous avez élus.
J'aurai pu vous parler des réformes, réforme des rythmes scolaires, réforme territoriale, réforme des cantons... Réformes utiles ou pas, réformes justes ou pas, réformes menées au pas de charge ou pas, réformes claires ou pas ? J'ai mon avis sur la chose mais je vous laisse avoir le vôtre. Nous vivons dans un monde où tout doit aller vite et du coup même la politique suit le même chemin. Est ce pour que les citoyens et les élus n'aient pas le temps de réfléchir ou est ce parce qu'on se dit qu'on a le temps et finalement que le temps va plus vite que ce que l'on pensait ?! Tous les jours, dans chaque décision quotidienne, je me pose ces questions. Dernièrement en 2014, la prise de compétence Éducation par Alès Agglomération en est une parfaite démonstration.
Autre exemple, la réforme des rythmes scolaires avec des annonces d'un jour qui changent le jour suivant. Là aussi peut être une mise au point à faire face aux réflexions que j'ai pu entendre ici ou là. Sans doute qu'une réforme devait être faite sur les rythmes scolaires, sans doute que pour plusieurs raisons, elle a été escamotée, certainement que cette réforme a des répercussions financières importantes pour les communes mais sûrement, Madame la Ministre et l'ensemble des pontes de l’Éducation Nationale que vous pouvez être fiers des élus municipaux, que vous pouvez être fiers de vos enseignants qui ont su s'adapter et mettre en place des activités épanouissantes, constructives dans le seul intérêt de l'enfant. Dernièrement j'entendais Madame la Ministre de l’Éducation Nationale exprimer sa satisfaction que les communes rurales ne fassent pas que de la garderie dans ces temps d'activités périscolaires et surtout qu'elles appliquent la Loi. Mais Mme la Ministre pour qui prenez vous les élus de la République ? Dans les communes rurales, nous avons toujours été habitués à faire beaucoup avec peu, en se débrouillant, en faisant beaucoup de bénévolat. C'est sans doute cela qu'on appelle l'esprit paysan. Ce soir, je tiens à remercier les animatrices de ces temps périscolaires qui à chaque activité font preuve de créativité, d'enthousiasme pour le bien de l'enfant, je remercie les intervenants des associations partenaires et les bénévoles de la bibliothèque. Ici, à Massillargues-Atuech et dans d'autres communes aussi, nous avons toujours défendu nos idées, nous continuons à le faire mais comme pour la réforme territoriale, quand une Loi est votée, il est de la responsabilité d'un élu de la république de l’appliquer du mieux possible fut il d'accord ou pas. Il y a un temps pour la discussion et il y a un temps pour l'action !

17 septembre 2014, croyez moi je me rappellerai de cette date à double titre. Un premier épisode cévenol s'abat sur la commune pendant que ma fille arrive sur cette terre. De l'eau, beaucoup d'eau et là aussi une nouvelle fois, des élus sur le pont, des élus se débattant corps et bien, en mode « dégradé » comme on dit dans le jargon du Plan Communal de Sauvegarde, sans électricité, avec un camping à évacuer. Là encore comment au plus haut sommet de l’État ne pas être fiers de ces élus locaux qui ont tout fait, qui ont tout tenté dans l'intérêt général ? Merci à vous, élus, agents communaux, citoyens qui avaient su répondre à l'urgence et réagir de la meilleure façon possible. Massillargues-Atuech n'a pas à se plaindre par rapport à ce qui s'est passé ailleurs, en Région voire tout à côté de chez nous. Je souhaite avoir une pensée pour cette famille endeuillée à St Cézaire de Gauzignan. Sur la commune, les dégâts ne sont que matériels, principalement des dégâts de voirie et de chemins pris en charge dans le cadre de la catastrophe naturelle. Nous ne savons pas encore quel pourcentage va être alloué aux communes. Les travaux ne peuvent donc pas débuter pour l'instant, dès que les accords de l’État seront là, nous nous mettrons au travail en hiérarchisant les opérations.

Dans la lignée du mandat précédent, les élus travaillent au quotidien sur l'information et la communication. Les forums citoyens continuent avec fin 2014, celui sur la modification du sens de circulation dans Massillargues. Une nouvelle mouture du bulletin municipal a été réalisé et un nouveau site Internet a vu le jour.

L'année 2015 va être à nouveau une année d'élections avec les élections départementales en mars 2015 et les régionales en décembre 2015 avec des nouveautés induites par la deuxième salve de la réforme territoriale. Moins de régions mais des régions plus grandes, moins de cantons mais des cantons plus grands, une clarification des compétences, des métropoles et des pôles métropolitains, des couches qu'on rajoute au mille feuille déjà imposant tout cela paraît il pour faire des économies d'échelle ! Elles ont bon dos ces économies d'échelle dont on entend parler tous les jours sans en voir le résultat au quotidien. Pourquoi ne pas dire ouvertement ce qu'on veut faire sans forcément se cacher derrière des pseudo économies d'échelles ? Le but non avoué de ces réformes c'est d'éloigner au maximum le citoyen des centres de décisions et d'action, c'est supprimer le département, c'est faire disparaître les communes en les vidant de leur substance. C'est aussi pour cette raison que le conseil municipal de Massillargues-Atuech a voté contre les statuts d'Alès Agglomération et contre le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal.
Ainsi, 2015 verra donc la poursuite de l'élaboration du Plan Local d’Urbanisme à l'échelle de la commune sous une forme particulière appelée « Gard Durable » car elle privilégie la concertation active des citoyens. Le travail a commencé, il va se poursuivre activement cette année.
L'année 2015 va voir la mise en application de la compétence éducation par Alès Agglomération. Pour pouvoir continuer à gérer la cantine en filière courte et en majorité avec des produits bio, le conseil municipal de Massillargues-Atuech a opté pour exercer cette compétence de façon partagée. Cela représente certes un travail administratif plus lourd mais l'exercice partagé induit un peu plus de souplesse, jusqu'à quand ? Cela est à voir. Sur ce point là, je tiens à remercier les agents administratifs pour leur travail accru et enclenché en urgence sur cette compétence.

La commune de Massillargues-Atuech va avoir une visibilité nationale avec l'organisation des championnats de France de Cross Country Sport Adapté les 14 et 15 mars prochain au Plan d'eau. La commune de Massillargues-Atuech a œuvré durant de longs mois aux côtés de la Fédération Française de Sport Adapté et de l'ACNA pour offrir un site digne de ce nom pour cet événement majeur. Mélange de sport et de nature, le Cross Country semble avoir trouvé un lieu idéal avec le plan d'eau de Massillargues-Atuech. L'organisation des championnats de France Cross Country Sport Adapté permettra à tous de découvrir les belles facettes de ce site et de conjuguer ainsi la passion du sport et l'échange avec l'environnement et la nature.

Je ne peux pas parler d'avenir sans parler de finances. Les dotations de l’État s'amenuisent au fil des années avec une baisse drastique ces deux prochaines années. Les élus doivent donc être prudents, mesurer chaque dépense publique, anticiper l'avenir et ses bouleversements financiers. Nos finances sont saines, il faut continuer dans ce sens là en arborant notre esprit paysan dont je vous parlais tout à l'heure.

Ces derniers temps j'ai beaucoup entendu de remarques sur ma nouvelle situation familiale. Comment pourra t-elle gérer son mandat et sa famille ? J'ai plaisir à dire qu'en étant Maire et Mère, je me nourris de l'un et de l'autre. Je suis votre Maire à vous et je suis la maman de deux petits anges. Malgré mes nouvelles responsabilités personnelles, j'aime toujours autant ma commune, je vis au quotidien avec elle ses joies et ses peines , à chaque instant je me rends compte de l'importance de cet échelon de proximité qu'est la commune. Ne vous inquiétez pas, ma nouvelle situation familiale ou le fait d'être une composante d'Alès Agglomération ne me font pas perdre de vue mes objectifs qui sont la défense de ma commune, la défense de la commune en général, la défense de ses citoyens et de ses contribuables, la défense de l'intérêt général. Ne doutez jamais que chaque décision que je prends, que chaque prise de parole que j'effectue, que chaque coup de nerfs que je peux éprouver ne se font que pour Notre commune. N'ayez crainte que je continuerai à oser fusse une élue de « petite commune » et pas une petite élue  dans le seul intérêt de Massillargues-Atuech. N'ayez crainte que je sois mise à l'écart pour certaines réactions, l'élue de « petite commune » sait tenir tête à l'élu de plus grosse commune avec détermination mais avec respect et assurance. Tous les choix que prend le conseil municipal de Massillargues-Atuech ou moi même n'ont qu'un objectif celui de notre commune à tous.

Je voudrais tout d'abord m'adresser aux élus et aux agents communaux. Après un mandat de Maire, je peux dire que celui-ci ne peut être réussi qu'avec une entente et un partenariat fort entre élu et agent. Ainsi je tiens à vous remercier de votre engagement et de votre disponibilité au service des autres.
A vous, agents et élus municipaux, je vous souhaite une année 2015 remplie de projets communaux, personnels et de plaisir à travailler en commun et en partenariat.
A vous, artisans, artistes, chefs d'entreprise, bénévoles d'associations, je souhaite que 2015 voit se réaliser vos envies et que vos concrétisations fassent briller très haut la commune et le territoire.
A vous, citoyens de Massillargues-Atuech et d'ailleurs, je vous dis : Osez pour redonner à la vie sa vraie valeur, osez pour redonner à ce monde toutes ses couleurs, allez de l'avant, avancez, prenez des risques, faites des épreuves de la vie un déclic pour rebondir. Comme disait Épictète, « ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux. »
A vous, citoyens présents ici ce soir, aux citoyens qui n'ont pu se déplacer parce qu'ils sont fatigués ou malades, à vos proches, à ceux qui comptent pour vous, je souhaite une bonne et heureuse année 2015 et surtout une santé optimale. Que cette année 2015 vous apporte toutes les libertés que l'on peut vouloir, qu'elle vous apporte l'optimisme d'affronter toutes les situations, qu'elle vous apporte sérénité et le courage d'oser sans avoir peur de rien ni de personne... Bonne année 2015 !

Merci

jeudi 8 janvier 2015

Journée de deuil national

Mercredi 7 janvier 2014, il est 11h30, une fusillade éclate dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. Douze personnes trouveront la mort, abattues froidement par des barbares.
Pour moi, Charlie Hebdo représente mon adolescence. Ce journal est celui qui m'a appris à réfléchir, à penser par moi-même, à agir. Cet acte odieux d'hier a voulu détruire tout cela en plus d'ôter la vie à des personnes innocentes.
Jeudi 8 janvier 2014, il est midi sur le parvis de la Mairie devant la devise Liberté, Egalité, Fraternité.
La commune de Massillargues-Atuech se recueille pour soutenir les familles des personnes décédées, les blessés, pour soutenir en général la liberté de la presse et de l'expression.
La commune de Massillargues-Atuech se recueille pour affirmer haut et fort sa solidarité nationale et son unité républicaine.
La commune de Massillargues-Atuech se recueille pour clamer qu'elle n'a pas peur et surtout pas peur de l'Autre et de l’étranger qu'il ne faut jamais confondre avec ces barbares fanatiques.
La commune de Massillargues-Atuech se recueille pour défendre ses valeurs de justice, de tolérance et de fraternité entre les peuples.


En mémoire des terribles événements d'hier, en mémoire des personnes qui ont trouvé la mort, en mémoire de toutes les victimes du terrorisme à travers le monde, je vous demande de respecter une minute de silence.

lundi 24 novembre 2014

Je tiens à ma commune!

SOUTIEN A L'ASSOCIATION DES MAIRES RURAUX DE FRANCE

Le rassemblement organisé par l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF) devant le Sénat le 28 octobre dernier a donné le coup d’envoi d’une forte mobilisation pour la défense de la commune.
La montée en puissance de ce grand mouvement doit être l’occasion de peser dans le débat sur la réforme territoriale.
L'heure est venue de nous faire entendre ; car s’il est vrai que les querelles touchant au nombre de régions font beaucoup de bruit dans les médias et les partis politiques, nous devons faire la lumière sur un autre projet, autrement important, car il menace les fondements mêmes de notre démocratie : celui qui touche les communes et les communautés de communes.
Dissoudre les communes existantes dans de grands ensembles flous, c’est depuis longtemps le rêve inavoué des technocrates ; c’est le moyen de noyer la voix récalcitrante des élus de terrain qui échappent, pour la plupart d’entre eux, à la vague de discrédit qui affecte les politiques, et mine en profondeur nos institutions. Supprimer le lien de confiance qui les rattache à la population, c’est courir le risque de la pousser à la révolte, de favoriser les dérives populistes.
Il est temps d'exprimer haut et fort une autre vision de l'organisation territoriale qui ne mette pas au rancard cette démocratie de proximité qu’incarne la commune.
Exigeons que reste aux communes toute liberté de choix quant aux liens qu’elles voudraient nouer entre elles ; exigeons, en clair, que soit aussi préservée la liberté de choix des citoyens.
C'est là la raison d’être l'Association des Maires Ruraux de France, c'est le sens même de notre combat.
L'AMRF appelle donc à saisir l'occasion du prochain congrès de l'Association des maires de France, du 25 au 27 novembre, association dont elle est également membre, pour faire entendre sa voix au gouvernement et aux parlementaires, pour les mettre solennellement en garde contre un projet qui menace d’anéantir cette cellule de base, constitutive de notre démocratie.
C’est pour faire passer ce message que les maires ruraux se proposent de venir en nombre, ceints de l’écharpe tricolore, au congrès de l'AMF.
L'Association des Maires Ruraux du Gard ne saurait manquer de s’associer à cette démarche nationale ; c’est pourquoi des représentants de l'association départementale répondront présents, au nom de l’ensemble de leurs collègues, pour faire entendre leur voix en cette grave circonstance, capitale quant au devenir de notre vie démocratique.
Au plus près du vécu de leurs concitoyens, ils veulent continuer à faire écho à leurs aspirations.
Faire que cette parole ne soit pas étouffée, confisquée, c’est d’ailleurs une question de salut public.


Aurélie GENOLHER, Maire de Massillargues-Atuech, Secrétaire de l'AMR30 et Henri DE LATOUR, Maire de Lasalle, membre du bureau de l'AMR30

mardi 11 novembre 2014

Discours du 11 novembre 2014

Les ombres se mêlaient et battaient la semelle
Un convoi se formait en gare à Verberie
Les plateformes se chargeaient d’artillerie
On hissait les chevaux les sacs et les gamelles

Il y avait un lieutenant roux et frisé
Qui criait dans la nuit sans arrêt des ordures
On s’énerve toujours quand la manœuvre dure
Et qu’au-dessus de vous éclatent les fusées

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Le train va s’en aller noir en direction
Du sud en traversant les campagnes désertes
Avec ses wagons de dormeurs la bouche ouverte
Et les songes épais des respirations

Il tournera pour éviter la capitale
Au matin pâle On le mettra sur une voie
De garage Un convoi qui donne de la voix
Passe avec ses toits peints et ses croix d’hôpital

Et nous vers l’est à nouveau qui roulons Voyez
La cargaison de chair que notre marche entraîne
Vers le fade parfum qu’exhalent les gangrènes
Au long pourrissement des entonnoirs noyés

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Vous étirez vos bras vous retrouvez le jour
Arrêt brusque et quelqu’un crie Au jus là-dedans
Vous bâillez vous avez une bouche et des dents
Et le caporal chante Au pont de Minaucourt

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri

En ce 11 novembre 2014, centenaire du début de la première guerre mondiale, j'ai tenu à commencer mon discours par ce poème noir, terrifiant de Louis Aragon. Aragon ne nous a guère habitué à ce style de poème. D'habitude, il préférait parler d'amour voire de chagrins d'amour. Dans le livre « Roman inachevé », Louis Aragon nous dévoile une facette de sa personnalité, plus sombre, plus triste. Ce poème de guerre a été écrit en 1956 et il parle de cette première guerre mondiale qu'Aragon a vécu en tant qu'enrôlé comme médecin auxiliaire. Durant ces années-là, il a été frappé par les morts de nombreux blessés y compris celle d'un jeune soldat allemand lecteur de poésies. Dans son poème, Aragon décrit un compartiment d’un train de transport de troupes qui montent au front. Les soldats de ce compartiment seront tous tués et le poète voit le monument aux morts sur lequel leurs noms seront gravés dans un des plus beaux quatrains de la poésie française où le mot répété « Déjà » sonne comme un glas jusqu’au dernier vers éblouissant : « Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri ».

Louis Aragon voit ce monument aux morts comme celui devant lequel nous sommes recueillis aujourd'hui, monument aux morts comme il en existe pratiquement dans toutes les communes de France. Dernièrement, je regardais une émission où dans un petit village, deux dames d'une quarantaine d'années se questionnaient devant cet édifice : « mais qu'est ce donc ? Il y a des noms écrits dessus ? » Et là, j'ai eu honte, honte pour mon pays, honte pour mes compatriotes, honte pour ces soldats qui se sont battus jusqu'au bout, honte pour nos morts pour la France. Je peux admettre qu'on ne se rappelle pas de certaines dates, de certains lieux mais qu'on ne sache pas ce qu'est un monument aux morts, là je ne comprends pas !
C'est dans ces moments-là que l'on se dit que le devoir de mémoire est indispensable et que le souvenir de la première guerre mondiale doit être pérennisé, que les cérémonies comme celles d'aujourd'hui ont un objectif, une force et une importance de plus en plus grande en particulier dans le contexte que nous vivons aujourd'hui.

Alors souvenons nous...
Souvenons nous des causes de ce conflit mondial. Certes, il y a eu l'assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois, et de son épouse à Sarajevo le 28 juin 1914 par le jeune nationaliste serbe Gavrilo Princip mais cet événement apparaît aujourd'hui comme un simple fait divers qui ne peut évidemment rendre compte des origines de cette guerre. Celles-ci sont beaucoup plus à rechercher dans l'état de tension croissant de la situation internationale, le climat s’est dégradé entre la France et l'Allemagne, puissances coloniales qui se disputent l'Afrique..D’autre part, chaque pays a engagé une véritable course aux armements et au renforcement de ses effectifs militaires. Ces diverses causes entraîneront des conséquences effroyables et sanguinaires.
Souvenons nous du terrible bilan humain pour le monde entier, 12 millions de morts et la France quant à elle déplore 1 400 000 morts , 740 000 invalides, 3 000 000 de blessés, des centaines de milliers de veuves et d'orphelins
Souvenons nous de ce 3 août 1914 et de ce tocsin qui retentit dans toutes les communes de France et de la mobilisation qu'il entraîne...
Souvenons nous de cette peur qui jaillissait des tranchées
Souvenons des tirailleurs africains qui se sont battus pour la France
Souvenons nous des fusillés pour l'exemple
Souvenons nous du courage de tous ces soldats
Souvenons nous de ceux qui en ont échappés et de ceux qui y sont restés
Souvenons nous de ceux qui n'ont pu raconter, jamais, l'effroi et l'horreur d'une guerre
Aujourd'hui, il nous appartient à toutes et à tous de nous souvenir de ce 11 novembre 1918, de cette paix que chacun croyait alors éternelle, ce devait être la Der des Ders
Souvenons nous de tout cela et plus encore, souvenons nous afin de préserver la paix, cette paix que nos ancêtres ont obtenu au prix de leur vie, souvenons nous afin de défendre les fondements de notre République et de l'Europe
Souvenons nous tout simplement malgré le temps qui passe et qui nous éloigne d'un siècle que cette guerre a ouvert
Souvenons nous pour ne pas reproduire les erreurs et les horreurs du passé
Souvenons nous pour accepter la diversité, pour comprendre les différences
Souvenons nous pour être tolérants, pour avoir du respect pour l'autre et le prendre tel qu'il est
Souvenons nous... tout simplement

Menotti AGNOLINI Mort pour la France / Emile BERBILLER Mort pour la France / Paul BERBILLER Mort pour la France / Auguste BERNARD Mort pour la France / Gustave BRUNEL Mort pour la France / Onésime COSTE Mort pour la France / Georges COSTE Mort pour la France / Edmond DHOMBRES Mort pour la France / Jules GENOLHAC Mort pour la France / Emile GUYON Mort pour la France /

En mémoire de nos morts pour la France, en mémoire de tous nos ancêtres, des miens et des vôtres, en mémoire de ceux qui sont revenus sans jamais en parler et sans jamais oublier, en souvenir de ceux qui sont morts, en mémoire de nos soldats en combat au moment où je parle, en mémoire des peuples opprimés à travers le monde, je vous demande de respecter une minute de silence.