Bienvenue sur mon blog!

Élue maire depuis 2 ans le 14 mars 2010, j'ai eu envie de raconter cette aventure sur un blog.
Certains autres Maires ont leur blog alors je me suis dit: Pourquoi pas moi? Voilà, c'est fait: j'attends vos commentaires, vos impressions et tout et tout...

En effet, c'est une véritable aventure que je vis depuis 2008! Une aventure humaine incroyable et une aventure personnelle passionnante!

lundi 17 décembre 2012

Communiqué de la délégation du POI reçue par les représentants de Mme Lebranchu


Une délégation d’élus de toutes tendances a été reçue ce lundi 17 décembre au ministère de Mme Lebranchu par M. Stanislas Bourron, de la Direction générale des collectivités locales, et M. Antoine Desfretier, conseiller technique aux collectivités locales.

Cette délégation était composée de :

Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude) ;
Bernard Jayol, conseiller municipal délégué de Riorges, conseiller général de la Loire ;
Jean Bartholin, conseiller municipal de Saint-Haon-le-Châtel, conseiller général de la Loire ;
Alain Rivron, représentant Alain Beaud, maire de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, président de la Communauté de Communes Autour d’Anduze et Aurélie Genolher, maire de Massillargues-Attuech (Gard), présidente de l’AMRF du Gard ;
Patrick Gérum, maire de Chesny (Moselle), représentant la communauté de communes du Val Saint Pierre ;
Dominique Daillet, conseiller municipal de Vouvray président de l’association CCV durable (Indre-et-Loire) ;
Jean-Michel Delaye, conseiller municipal de Brumath (Bas-Rhin), comité contre le conseil unique d’Alsace ;
Jean-Michel Boulmé, adjoint au maire de Serrières-sur-Ain (Ain), vice-président de la communauté de communes des monts Berthiand, délégué au syndicat mixte des pays du Haut-Bugey ;
André Yon, adjoint au maire de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), porteur de dossiers de la communauté de communes du Pays de Corps, de la communauté de communes des Vallées du Valbonnais (Isère), de la communauté de communes du Pays Bégard (Côtes-d’Armor).

La délégation a présenté les dossiers des communes et des communautés de communes qui refusent de céder aux diktats des SDCI imposés par le préfet.

Le représentant du comité d’unité contre le conseil unique d’Alsace a demandé avec insistance que le gouvernement ne donne pas suite à la tentative de la région de convoquer un référendum local visant à fusionner les deux départements du Haut-Rhin et Bas-Rhin, la région, les communes et communautés de communes.

Les représentants de Mme Lebranchu ont répondu :
« La loi de 2010 n’est pas la nôtre, mais la loi c’est la loi, et nous l’appliquons. »

Cette réponse confirme celle qui avait été faite le 13 novembre par les représentants de M. Valls au ministère de l’Intérieur :
« Le président de la République et le gouvernement s’inscrivent dans la continuité de la rationalisation de la carte intercommunale et (…) pour ce faire, il faut aller jusqu’au bout de l’utilisation des pouvoirs exceptionnels confiés aux préfets, tout en ayant conscience des points de blocage qui pouvaient exister et en approfondissant le dialogue et la négociation. »

A l’issue des deux délégations et des réponses qui nous ont été apportées, force est de constater qu’en application de la loi du 16 décembre 2010 non abrogée, le gouvernement refuse de prendre en compte la demande des communes et des communautés de communes, que soit respecté leur libre choix en matière d’intercommunalité.

Déplorant cette situation,

- considérant que dans de nombreux départements les maires, les conseillers généraux , les élus s’opposent avec la population à l’intercommunalité forcée,

- réaffirmant que rien ne saurait les faire déroger au mandat qu’ils ont reçu de la population,

- appuyés sur la signature de 300 élus, dont des parlementaires, qui, en quelques jours, ont approuvé la proposition de loi pour que « l’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population »,

- la délégation décide de se constituer en comité de liaison national de défense de la libre coopération intercommunale.

Dans l’immédiat, ce comité de liaison fera circuler les informations visant à aider la résistance des élus et de la population pour la défense de la démocratie communale et de la République.

Il rassemble d’ores et déjà les signatures des élus et de la population se portant sur le projet de loi, ainsi que les initiatives (conférence de presse, délégations aux parlementaires…) visant à sa promotion.

La délégation,
Paris, le 17 décembre, 18 heures

mercredi 28 novembre 2012

Compte Rendu du Conseil des Ministres du 28 novembre 2012


PROJETS DE LOI - ELECTION DES CONSEILLERS DEPARTEMENTAUX, DES CONSEILLERS MUNICIPAUX ET DES DELEGUES COMMUNAUTAIRES

Le ministre de l'intérieur a présenté un projet de loi organique relatif à l'élection des conseillers municipaux, des délégués communautaires et des conseillers départementaux et un projet de loi relatif à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des délégués communautaires, et modifiant le calendrier électoral.
Le projet de loi ordinaire abroge les dispositions de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales qui avaient créé le conseiller territorial. Le Gouvernement tire les conséquences de la volonté déjà exprimée par le Sénat puis par l'Assemblée nationale d'abroger le conseiller territorial.
Le conseiller territorial étant abrogé, les projets de loi définissent un nouveau mode de scrutin pour les conseillers généraux qui s'appelleront désormais conseillers départementaux.
Ces projets s'inscrivent dans le cadre des objectifs définis par le Président de la République lors des Etats généraux de la démocratie territoriale, en privilégiant pour les élections départementales un mode de scrutin qui permette à la fois de conserver l'ancrage territorial des élus tout en améliorant leur représentativité, et de poursuivre l'objectif de parité au sein des assemblées départementales, qui ne comptent aujourd'hui que 13,8% de femmes.
Lors du prochain renouvellement général, deux conseillers départementaux seront élus dans chaque canton, au scrutin majoritaire à deux tours. Les candidats se présenteront devant le suffrage constitués en binôme. Chaque binôme devra être composé d'une femme et d'un homme.
Le nombre d'élus restant inchangé, la carte cantonale de chaque département devra être modifiée afin de permettre l'élection de deux conseillers départementaux par canton et d'améliorer leur représentativité démographique. Près des trois cinquièmes des cantons n'ont pas connu de modification de leurs limites géographiques depuis 1801. Il s'agit par conséquent de doter l'échelon départemental de bases démocratiques adaptées à la France d'aujourd'hui.
Les projets de loi concernent également le scrutin municipal et intercommunal. Ils confèrent une véritable légitimité démocratique aux intercommunalités, en prévoyant que, lorsque les électeurs choisiront les conseillers municipaux, ce sont les premiers des listes élues qui auront vocation à siéger également au sein des intercommunalités.
Afin d'étendre ces dispositions au plus grand nombre de communes et d'établissements publics de coopération intercommunale, le seuil de population au-delà duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste est fixé à 1 000 habitants au lieu de 3 500 aujourd'hui.
Les élections des conseillers départementaux, qui succèdent aux conseillers généraux, et les élections régionales devaient initialement être organisées en mars 2014, soit la même année que les élections municipales, européennes et sénatoriales. Une telle concentration de scrutins la même année aurait risqué de nuire à la participation électorale : pour cette raison, le projet de loi aménage le calendrier électoral en repoussant la tenue des élections départementales et régionales à 2015. 

lundi 26 novembre 2012

Alevinage dans le Plan d'Eau d'Atuech



Le Gardon Alaisien et de la Haute Gardonnenque a déversé dans le plan d'eau d'Atuech 200 kg de gardons et environ 150 sandres pour une valeur de 1600€ le 14 novembre 2012.

dimanche 25 novembre 2012

Je me pose des questions...

On vient d'apprendre que la médiation entre Copé et Fillon menée par Juppé vient d'échouer. Ce qui e choque est le lieu de cette médiation: l'Assemblée Nationale. Comment se fait-il qu'un problème interne de parti politique se déroule à l'Assemblée Nationale et non pas dans les locaux de l'UMP par exemple? Quand est-ce qu'on verra un conseil fédéral d'Europe Ecologie ou du Front de Gauche se déroulait au Sénat?

mercredi 21 novembre 2012

Quand il est question d'égalité de territoire...


L'égalité des territoires, une actu écolo !

L'action récemment menée par Stephane Gatignon, maire écologiste de Sevran, pour obtenir de l'Etat qu'il aide les communes les plus pauvres à boucler leur budget, rappelle aujourd'hui que l'égalité des territoires est ni plus ni moins que le nom de l'égalité des citoyens entre eux.
Fermeture de services publics les uns après les autres, délocalisation d'entreprises fragiles, dizaines de milliers de personnes supplémentaires jetées dans la précarité, les facteurs de pauvreté se cumulent sur certains territoires et se diffusent dans la plupart des autres.
Une réponse adaptée à ces phénomènes pourrait bien demain être en plus menacée par un risque majeur : la déstabilisation des finances des collectivités territoriales, qui tentent de maintenir en bout de chaîne un peu de cohésion sociale.
L'urgence sacrifie l'investissement, la réparation des dégâts du passé compromet l'avenir.
Dans cette situation, il est urgent de reprendre à la base les composantes de la fiscalité locale, de réformer les mécanismes et les flux de solidarité entre territoires et au sein des territoires, de poursuivre la décentralisation et la déconcentration des services de l'Etat, en transférant évidemment les moyens, les personnes et les compétences qui les accompagnent.
Il faut achever la carte des coopérations intercommunales quand elles permettent à la fois une stratégie d'ensemble et de véritables économies d'échelles et créer un outil spécifique de financement pour les collectivités territoriales.
Il faut rénover et adapter les services (aux) publics de manière à garantir à tous un droit d'accès à l'éducation, la santé, la connexion et la mobilité.
Il convient enfin de donner toute leur place aux initiatives de la société civile, au « prendre soin » (care) local qui s'appuie sur la solidarité, l'engagement des générations, les services collectifs aux personnes, les mille et une offres possibles du tiers secteur de l'économie sociale et solidaire.
Sur le socle républicain de l'égalité des chances ainsi relancée, la transition écologique et énergétique, l'interpellation alimentaire et sanitaire, la perspective d'une économie décarbonée et « défossilisée » et plus simplement l'envie de vivre mieux, réouvrent à chaque territoire la vieille promesse utopique et mobilisatrice de l'égalité réelle.
Celle dans laquelle « chaque territoire contribue selon ses possibilités à la prospérité de tous et reçoit de la société en fonction de ses besoins ».
Jacques Archimbaud
Secrétaire National adjoint d’EELV

Monsieur Archimbaud, je suis presque en accord avec vous sur tous vos propos sauf quand vous parlez de coopération intercommunale en ces termes: "Il faut achever la carte des coopérations intercommunales quand elles permettent à la fois une stratégie d'ensemble et de véritables économies d'échelles et créer un outil spécifique de financement pour les collectivités territoriales." 
Comment peut-on analyser les économies d'échelles de ces coopérations intercommunales que le gouvernement (exemple de la communauté urbaine de Marseille) ou d'un représentant de l'Etat et de certains élus avides de pouvoir (exemple de la Communauté de Communes Autour d'Anduze) veulent bâtir par la force? 
Je souhaite vivement qu'après 2014, on se penche sur ces économies d'échelle pour voir si elles n'ont pas été juste un mirage pour détruire des ensembles à échelle humaine qui fonctionnaient.


Mariage pour tous: égalité et dignité


PAR CÉCILE DUFLOT, MINISTRE DE L'ÉGALITÉ DES TERRITOIRES ET DU LOGEMENT
Libération – 21 novembre 2012

Mariage pour tous : égalité et dignité

C’était il y dix ans à peine. Un samedi de printemps, dans la ville de Bègles. Noël Mamère venait de célébrer le premier mariage homosexuel en réponse à l’appel de nombreuses associations. Les écologistes ont alors partagé la fierté qu’un des leurs ait eu le courage de faire acte de désobéissance pour défendre une juste cause. Le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, prononça lui-­même la sanction envers l’audacieux. Les élus et les maires, qui parlent aujourd’hui d’entrer en dissidence, étaient alors déchaînés au nom de l’ordre républicain outragé. Curieux retournement de l’histoire, ils évoquent aujourd’hui la liberté de conscience pour mieux s’opposer au progrès du droit des individus. Pour moi, les choses sont claires : la liberté de conscience des maires ne peut en rien venir entraver la liberté de vivre selon son cœur, l’égalité devant la loi ou la fraternité dans la république. Les maires et les adjoints qui célèbrent les mariages agissent en tant qu’officiers d’état civil. A ce titre, ils ne représentent ni leurs électeurs ni eux-­mêmes mais l’Etat, et ils doivent appliquer la loi.

En inscrivant le mariage pour tous à l’ordre du jour du Parlement et en souhaitant accorder le droit à l’adoption aux personnes gays et lesbiennes, le gouvernement engage une évolution majeure. Une telle loi vise ni plus ni moins à sortir du régime de l’arbitraire et de la discrimination pour étendre la sphère de l’égalité des droits. L’histoire offre peu d’occasions de faire avancer de manière décisive les droits des individus. Lorsqu’elle le fait, chacun doit se prononcer en conscience. La gauche, fidèle à sa tradition d’émancipation, vient proposer un nouveau droit. Je suis fière d’appartenir à la majorité qui porte cette réforme : le mariage pour tous et partout. Parce qu’aucune des raisons évoquées contre elle ne tient la route si on l’examine avec rigueur intellectuelle et honnêteté. Tous les arguments sont connus, battus et rebattus depuis moult années. Ceux qui prétendent condamner le mariage pour tous sans condamner l’homosexualité sont incohérents. Ils doivent reconnaître qu’ils défendent au fond le maintien d’une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, en réservant le mariage aux seuls hétérosexuels. Défendant cette position, ils doivent avoir conscience qu’ils frappent l’homosexualité d’illégitimité. Ils disent à nombre de personnes : «Votre vie est scandaleuse, immorale, choquante, contraire aux bonnes mœurs.» S’invitant dans la sphère privée de chacun, ils prétendent dessiner dans la sphère publique les frontières de l’égalité, en séparant le bon grain de l’ivraie.

Je milite depuis trop longtemps sur cette question pour ignorer qu’elle rencontre de fortes oppositions. A défaut de les partager, je les tiens pour prévisibles. Les opposants au mariage pour tous ont le droit de faire entendre ce qu’ils pensent être des arguments. Qu’ils se drapent dans les habits de la démocratie bafouée est plus étonnant. Je note, avec consternation devant tant de mauvaise foi, que ce sont parfois les mêmes qui refusent toute idée de référendum sur la sortie du nucléaire mais exigent un référendum sur le mariage pour tous. Comme si le débat n’avait pas eu lieu depuis des années. Comme si cette proposition n’avait pas été au cœur de la campagne de partis de gauche qui ont tous défendu cette avancée des droits. Comme si un débat vieux de plus de vingt ans prenait la société par surprise. La vérité est simple : il n’y a ni passage en force ni brusquerie dans le fait d’inscrire un tel texte à l’ordre du jour du Parlement. Il n’y a pas davantage d’atteintes aux cultes, qui justifieraient que les grandes religions se mobilisent contre notre projet. Au contraire, je dis en tranquillité aux croyants : comment pourriez-­vous être menacés par un texte qui vise à faire reculer l’injustice ?

Il me faut ajouter une dernière chose, en réponse à ceux qui s’étonnent de voir les gays et les lesbiennes demander les mêmes droits que tout le monde et disent en substance «pourquoi vouloir être comme tout le monde alors que vous êtes différents ?». Je suis hétérosexuelle, je ne l’ai pas choisi, pas plus qu’un homme tombe amoureux d’un homme ou une femme d’une femme, et je suis aussi maman, et la douceur d’une main sur le front d’un petit ou la tendresse avec laquelle on raconte une histoire le soir est la même, que l’on soit homo ou hétéro. A mes yeux, accorder le droit au mariage et à l’adoption pour tous n’est pas une injonction à rentrer dans la norme. C’est en revanche une manière d’affirmer que les personnes homosexuelles n’ont pas à baisser la tête, que leurs unions ne sont pas des unions de seconde zone, que ni leur sexualité ni leurs amours ne sont honteuses, que l’époque où elles devaient vivre cachées est révolue, que le procès en dangerosité pour les enfants qu’elles pourraient élever est terminé. Nous réaffirmons une évidence : les personnes homosexuelles étant égales en dignité, elles doivent l’être en droits. Deux femmes, deux hommes peuvent s’aimer. Deux hommes, deux femmes peuvent élever des enfants. Ce que nos yeux voient, ce que l’esprit comprend, ce que nos cœurs nous disent, la loi doit le permettre.


Julien Zloch

mardi 13 novembre 2012

Mon intervention lors de la réception de la délégation du POI chez le conseiller de Manuel Valls


Monsieur le Conseiller,

En raison de mon état de fatigue, le médecin m'a conseillé de ne pas faire le déplacement sur Paris. C'est pourquoi, je ne ferai pas partie de la délégation du Parti Ouvrier Indépendant dans vos bureaux ce 13 novembre. Toutefois, je tenais à vous préciser quelques éléments sur la situation du Gard en particulier dans la partie du centre du département.

La CDCI a validé le Schéma Départemental de Coopération Intercommunal le 15 décembre
2011. Le 19 décembre 2011, une délégation du POI est reçue par un conseiller de Philippe Richert
(annexe 1). Le 22 décembre 2011, Monsieur le Sous Préfet d'Alès, Christophe Marx, me téléphone
pour me demander de choisir entre le Grand Alès ou la Communauté de Communes du Piémont
Cévenol. Je lui réponds qu'à l'heure actuelle, mon conseil municipal n'a aucun élément en sa
possession pour décider de ce choix primordial pour notre commune. De plus, ce n'est pas lors des
fêtes de fin d'année qu'il est facile de convoquer un conseil municipal ! Je comprends bien, à ce
moment-là, que mes prises de position gênent la parfaite mise en place de la machine préfectorale et
du Député Maire UMP de l'époque Max Roustan.
Comme fait bizarre, le 23 décembre 2011, Monsieur le Préfet du Gard signe le SDCI et l'envoie aux
communes laissant Massillargues-Atuech dans la future communauté d'agglomération d'Alès.
Le 6 janvier 2012, Monsieur le Préfet du Gard me fait apporter en mains propres une missive me
menaçant de faire un choix entre le Grand Alès et la Communauté de Communes du Piémont
Cévenol dans l'urgence sinon la commune de Massillargues-Atuech sera envoyée d'office dans cette
dernière intercommunalité alors que son schéma arrêté le 23 décembre 2011 indiquait que
Massillargues-Atuech serait dans le Grand Alès !

Le 13 janvier 2012, je réussis à rencontrer Monsieur le Préfet du Gard dans son bureau où il réitère
sa menace. Je lui réponds comme à Monsieur le Sous Préfet que je n'ai pas les éléments pour faire
un choix et que, dans ce cas, je ne lui réponds rien. Il me dit alors la célèbre phrase « une femme, çà
dit OUI ou NON ! », propos très honorables, vous le reconnaîtrez de la part d'un représentant de
l’État. Je tiens à noter à ce moment-là de la présentation que nous avions en notre possession une
lettre du candidat à la présidentielle, Monsieur François Hollande indiquant qu'il défendrait la
pertinence de la Communauté de Communes Autour d'Anduze (Annexe 2) et de plus, nous savions
aussi, à l'époque, que Monsieur François Hollande élu, pourrait revenir sur la réforme territoriale.
Que de désillusions aujourd'hui !!!!
A la fin de cette entrevue, Monsieur le Préfet du Gard m'indique que vu que je n'ai pas apporté de
réponse, la commune de Massillargues-Atuech resterait dans la future communauté d'agglomération
du Grand Alès ! Vous admettrez que cette décision en a surpris plus d'un !

Ce qui, aujourd'hui, reste étonnant est que nous n'avons jamais eu en notre possession les
études d'impact budgétaire et fiscal pourtant indispensables à une telle décision politique. Avoir ses
documents auraient permis aux élus de choisir en toute connaissance de cause un périmètre plutôt
qu'un autre ! Au moment de l'arrêté de fusion, nous attendons désespérément ces éléments sans les
avoir. Ce n'est pas juste et cohérent pour les élus, cela l'est encore moins pour les contribuables ! Et
la machine préfectorale continue à pas de course pour que cette future communauté d'agglomération
voit le jour au 1° janvier 2013 même si des questions pourtant importantes restent en suspens.

Le conseil municipal de Massillargues-Atuech a été toujours logique sur la question
d'aménagement du territoire et en accord avec sa population (91,03% disent non au schéma
Résultats enquête faite par la Communauté de Communes Autour d'Anduze (Annexe 3)) La
commune de Massillargues-Atuech a donc attaqué l'arrêté de périmètre et l'arrêté de fusion de
Monsieur le Préfet du Gard pour absence d'études d'impact budgétaire et fiscal pour délibérer en
toute connaissance de cause. Il est à noter que Monsieur le Préfet du Gard avaient attaqué la
commune en juin 2011 car elle souhaitait consulter sa population.
Cette situation rocambolesque dans le Département du Gard laisse planer des regrets sur la
politique et ses élus. Combien de citoyens de la Communauté de Communes Autour d'Anduze ont
cru les propos de Monsieur François Hollande au moment de mettre leur bulletin de vote dans l'urne
lors des dernières élections présidentielles ? Beaucoup, Monsieur le Conseiller et beaucoup ont été
déçus !

Combien de citoyens sont écoeurés de la politique quand ils voient la façon dont se sont déroulés les
CDCI du Gard, la manière avec laquelle Monsieur le Préfet du Gard traite leur avis et comment ce
dernier s'adresse à certains élus en opposition avec son opinion? Beaucoup, Monsieur le Conseiller.
Ceci, malheureusement, augure des votes de contestation et surtout une montée de vote d'extrême
droite. Dans le Gard, sur six circonscriptions, une a été gagnée par le Front National. La nôtre, la 5°
circonscription, circonscription la plus rurale a mis la candidate du FN en lice pour le deuxième tour
des dernières législatives. Une telle secousse ne s'était jamais vue jusqu'alors.

En vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à ces éléments, je tiens à ajouter, Monsieur
le Conseiller, que moi aussi, dans ces trois dernières années, j'ai eu mal à mon idée de démocratie et
de défense de l'intérêt général. Me faire traiter d'élue irresponsable, juste parce que j'exprimais mon
avis et que je défendais ma population et l'intérêt général, voir mon écharpe tricolore souillée par
des gaz lacrymogènes lancés par un Commandant de Gendarmerie sur ordre d'un représentant de
l’État ou d'un parlementaire, je ne le saurai jamais, attendre désespérément que justice soit faite
dans cette affaire, n'avoir eu aucun contact et même aucune excuse officielle du Préfet du Gard ou
de son Ministère, est aujourd'hui, très difficile à gérer pour mon conseil municipal et moi-même.
Je garde cependant, l'espoir dans le changement, l'engagement total dans la défense de l'intérêt
général, le même espoir et engagement que j'avais lorsque je me suis présentée comme tête de liste
à l'âge de 30 ans et lorsque j'ai été élue Maire, plus jeune Maire du département.

dimanche 11 novembre 2012

Mon discours du 11 novembre


Quand au bout de huit jours, le repos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile,
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros comme dans un sanglot
On dit adieu aux civelots,
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut, en baissant la tête.
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme,
C'est à Craonne, sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrances,
Pourtant on a l'espérance,
Que ce soir viendra la relève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier, un chasseur à pied
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leur tombe.

C'est malheureux de voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si, pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la même chose.
Au lieu de se cacher, tous ces embusqués
Feraient mieux de monter aux tranchées
Pour défendre leur bien car nous n'avons rien
Nous autres, les pauvres purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendre les biens de ces messieurs là.

Ceux qu'on le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce sera votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau,
Car si vous voulez la guerre
Payez-là de votre peau !

En ce 11 novembre 2012, ce sont par ces paroles touchantes, émouvantes et dures que je voulais débuter mon discours commémorant la fin de la guerre 14-18. Cette guerre appelée Grande Guerre par sa durée et le nombre de victimes qu'elle a faite. Il est toujours bon, 94 ans après de rappeler le terrible bilan de cette guerre : dans le monde, 9 millions de morts, 6 millions de mutilés. Pour la France: 1 400 000 morts, dont 600 000 victimes civiles ; 630 000 veuves et 700 000 orphelins de guerre.

Les paroles que je vous ai lues tout à l'heure sont celles de la Chanson de Craonne, une des plus célèbres chansons composées par les poilus au cours des mutineries de 1917. L'offensive de Nivelle s'était terminée par un massacre au Chemin de dames avec 147.000 tués et 100.000 blessés en deux semaines... Cette guerre durait, durait pour les soldats sur le front, constatant à chaque attaque le terrible bilan de morts et de blessés qui en résultaient. Pourquoi ? Pour qui ? Ces mots interrogatifs revenaient sans cesse dans la tête de ces hommes ayant délaissés trop jeunes, leurs mères, leurs femmes et leurs familles. Le moral était au plus bas, et certains régiments refusèrent de monter en ligne. Des mutineries sont constatées dans près de soixante divisions, sur les cent que comptaient l'armée française. Pétain est appelé pour rétablir la situation, et il réprima sévèrement les refus d'obéissance. Il y eut plus de 500 condamnations à mort, mais beaucoup moins furent exécutées...
Cette chanson fut bien sûr interdite, et on promit même une récompense à celui qui dénoncerait son auteur: un million de franc-or et la démobilisation immédiate! Mais aucun poilu n'eût la lâcheté de dénoncer un camarade, ce qui prouve qu'au milieu de tant de détresse et de désespoir, la solidarité n'était pas un vain mot.

C'est ceci qui m'a incité à vous livrer ce texte. Imaginez que dans tant d'horreur, tant de sang, ces hommes aient pu garder en eux des valeurs fortes, justes est impensable aujourd'hui, me semble t-il. La solidarité, haute valeur humaine me fait penser à la liberté de conscience, que nous continuons tous à défendre en particulier sur notre territoire qui a connu tant d'oppressions pour des combats justes, loyaux, la défense de sa religion, la défense de penser différemment des autres.

En effet, aujourd’hui, en ce 11 novembre 2012, alors que presque tous les témoins de cette tragédie ont disparu, alors qu’en France le dernier soldat survivant de cette guerre atroce n’est plus, alors que les haines se sont éteintes, que l’esprit de revanche semble avoir disparu, que nul parmi ceux qui se sont tant combattus ne songe plus à dominer l’autre, le temps est venu d’honorer tous les morts…

Je pense aussi à ceux qui n’ont pas tenu, à ceux qui n’ont pas résisté à la pression trop forte, à l’horreur trop grande et qui un jour, après tant de courage, tant d’héroïsme sont restés paralysés au moment de monter à l’assaut. Je pense à ces hommes dont on avait trop exigé, qu’on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre et qui un jour n’ont plus eu la force de se battre.

Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 94 ans après la fin de la guerre, il faut reconnaître que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches, mais que simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces.

Je veux dire que la souffrance de leurs épouses, de leurs enfants fut aussi émouvante que la souffrance de toutes les veuves et de tous les orphelins de cette guerre impitoyable. Souvenons-nous qu’ils étaient des hommes comme nous avec leurs forces et leurs faiblesses. Souvenons-nous qu’ils auraient pu être nos enfants. Souvenons-nous qu’ils auraient pu être nos pères. Souvenons-nous qu’ils furent aussi les victimes d’une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n’étaient pas préparés à une telle épreuve. Mais qui aurait pu l’être ?

Comme le dit Kader Arif, Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense, en charge des anciens combattants, « la Loi du 28 février 2012 qui élargit la portée du 11 novembre à l'ensemble des morts pour la France est la reconnaissance du pays tout entier à l'ensemble des Morts pour la France tombées pendant et durant la Grande Guerre qui devait être la Der der Der qui s'exprime aujourd'hui, mais aussi ceux qui ont laissé leur vie en Afghanistan. Cette loi s'inscrit dans une politique commémorative ambitieuse qui vise à transmettre la mémoire , à favoriser la compréhension de notre histoire nationale commune et son appropriation par les jeunes générations . Les parlementaires du début des années 20 avaient voulu que la journée nationale du 11 novembre soit placé sous le double signe de la victoire et de la Paix. Ce dernier but semblait alors bien aléatoire comme allaient le démontrer les décennies suivantes. Mais finalement, ces parlementaires étaient des précurseurs. En votant la loi instituant une « Journée de la victoire et de la paix », ils espéraient que soit célébrée dans l'avenir une « Journée de la Victoire et de la Paix ». Le temps et la volonté des peuples leur ont donné raison. »

C'est pourquoi, à la mémoire de l'ensemble des Morts pour la France, depuis la Grande Guerre jusqu'à aujourd'hui, sur tous les fronts du Monde, à la mémoire des fusillés pour l'exemple qui ont le droit d'être aujourd'hui réhabilités, à la mémoire des deux pompiers récemment morts à Digne les Bains pour sauver la vie d'une famille, à la mémoire de ces soldats du feu, de ces soldats de l'eau qui, à chaque intempérie risquent leur vie pour celle des autres, à la mémoire de ces mères, de ces pères, de ses époux et épouses, de ses enfants qui ont perdu dans de nombreuses luttes un être cher, je vous demande de respecter une minute de silence.

samedi 10 novembre 2012

Même le Préfet de Région s'y met!

Le Préfet de Région a rendu un avis favorable au projet du Golf de St Hilaire de Brethmas. 

vendredi 9 novembre 2012

Ce soir, grand spectacle...

Première réunion d'une communauté d'agglomération avant le 1° janvier 2013 ou quand le Préfet a réussi son  "oeuvre" dans l'urgence en dépit des populations mais avec l'aval de certains élus (contre l'avis de leurs populations), et c'est là le pire

1) Election du Président... Je vous donne la réponse Max Roustan
2) Election des Vice Présidents en liste bloquée... Je peux vous donner la réponse encore que certains élus qui ont trop ouverts leur bouche (pour pas dire leur gueule) pourraient être sanctionnés
3) Nom de la future Communauté d'Agglomération... Je vous donne la réponse: Alès Agglomération, c'est simple, c'est AA et on nous dira même que çà peut rapporter gros!!!
4) Siège de la future Communauté d'Agglomération.. Je peux vous donner la réponse mais... Je vous laisse un peu deviner?????

Merci de venir nous soutenir dans ce grand spectacle avec peu d'acteurs principaux mais de nombreux figurants!!!!

jeudi 8 novembre 2012

Quand çà fait froid dans le dos...


JUSQU’À 900 % D’AUGMENTATION DE LA TAXE SUR LES ENTREPRISES : BUG FISCAL OU BUG DÉMOCRATIQUE ? RÉUNISSONS LE CONSEIL D’AGGLOMÉRATION DE MONTPELLIER EN URGENCE

Le débat démocratique a t-il été confisqué ?
Il y a tout lieu de se poser la question quand on écoute les réactions des entrepreneurs, commerçants et artisans montpelliérains dont la taxe CFE (cotisation foncière des entreprises) a été multipliée par 5, 7 voire 9 par rapport à l’année dernière.

Qui a décidé de cette augmentation vertigineuse ?
L’Agglomération en est responsable. Certes, mais qui à l’Agglomération ? Le Président seul ? Le Conseil d’Agglomération à la majorité ?

Quand cette question a-t-elle débattue ?
On se souvient, au début de cette année, du débat sur l’augmentation de la taxe d’habitation des ménages de l’Agglomération. Il a profondément divisé la gauche montpelliéraine, mais, au moins, a permis d’éclairer les choix et les motivations des uns et des autres en matière de politique fiscale. S’agissant de la CFE, aucun débat n’a permis un tel éclairage.

Quel sens politique donner à ce tsunami fiscal ?
Faut-il comprendre cette augmentation des impôts comme une volonté de faire payer par les petites entreprises locales la campagne de promotion de l’Agglomération pour attirer les multinationales ? Au risque de fragiliser l’emploi local au profit d’hypothétiques investisseurs extérieurs ? L’absence de débat ne peut qu’alimenter de telles interprétations.

Un sujet d’une telle importance exige un débat à la fois clair et serein, sincère et transparent devant les Montpelliérains.
Aussi, il doit être inscrit en urgence à l’ordre du jour du Conseil Municipal de Montpellier de ce lundi 12 novembre.

Et surtout, le Conseil d’Agglomération doit s’en saisir au plus vite !

Manu Reynaud

mercredi 31 octobre 2012

Je vais lever le mystère...

Plusieurs lecteurs de mon blog se sont demandés à quel endroit j'avais avalé des couleuvres et... des chapeaux. Nous avons eu deux réunions avec les 50 Maires de l'Agglo et ce que je pensais s'est bien déroulé...
A force, je vais avoir des aigreurs d'estomac! Déjà que j'en ai mais je préfère celles-là!!!

mardi 30 octobre 2012

jeudi 25 octobre 2012

Un conseil municipal chargé

Le conseil Municipal de Massillargues-Atuech n'est pas une chambre d'enregistrement. Un ordre du jour bien garni, un conseil municipal qui a duré 3h30!

mercredi 24 octobre 2012

Entendu ce matin sur France Inter

La chanteuse Camille soutient Kokopelli, apprécie Pierre Rabhi et vote "un petit Sarkozy", c'est elle qui le dit! Et en plus, elle a fait Sciences Po... Alors, là, j'en mange mon chapeau!!!
Tiens, d'ailleurs, cela fait longtemps que je n'ai pas mis de chapeau!

mardi 23 octobre 2012

Humeur du jour

J'en aurai avalé des couleuvres dans mon mandat... jusqu'à ce soir!!!

lundi 22 octobre 2012

Scène ouverte à L'Embellie Pour le Téléthon 2012


Dans le cadre du Téléthon 2012, la Compagnie « L’Embellie » et le Léz’Art Théâtre organisent, pour la 2ème année, une grande soirée « SCENE OUVERTE » le vendredi 7 décembre 2012 à 20h30 au Léz’Art Théâtre à Lézan.
Vous avez du talent , vous êtes danseurs, clowns, mimes, acteurs, conteurs, imitateurs, chanteurs, musiciens….
et vous avez toujours rêvé de vous produire sur scène, c’est le moment !!!
Artistes de tous poils, la scène est à vous !
Tous les bénéfices de la soirée seront intégralement versés au Téléthon !
Alors… faites vous plaisir… faites leur plaisir…. !
La soirée 2011 a été un formidable moment de partage et de convivialité. Gageons qu’il en sera de même cette année !
Inscriptions jusqu’au samedi 10 novembre.
Renseignements : Maryline Aubrun 04 66 24 65 09/06 84 78 03 82
Auditions le samedi 17 novembre de 10h à 12h et de 14h à 16h au Léz’Art Théâtre, 161 chemin du Trinquier 30350 Lézan

samedi 6 octobre 2012

mercredi 3 octobre 2012

Et dire que ces partis d'extrême droite donnent des leçons....


Direction Biarritz...

Non pas pour des vacances, j'entends déjà les mauvaises langues mais pour la Convention Nationale de l'Intercommunalité qui se déroule jusqu'à vendredi...

lundi 1 octobre 2012

Mon humeur d'un premier jour d'octobre

J'ai passé mon week end à ressasser ce conseil communautaire où 17 élus ont "balayé d'une main" tant d'actions faites depuis de nombreuses années par la Communauté de Communes Autour d'Anduze, sans AUCUN argument politique et je crois que c'est ce qui me fait le plus mal. 
J'ai HONTE car nous sommes des élus, des élus du peuple et certains réagissent comme si les électeurs n'étaient bons qu'à mettre un bulletin dans l'urne et c'est TOUT!!!! Mais réveillez-vous, aujourd'hui, les citoyens veulent autre chose de leurs élus!!!

samedi 29 septembre 2012

Mon intervention du conseil communautaire du 28 septembre 2012


Ce soir, nous allons donner un avis sur l'arrêté de périmètre d'une future communauté d'agglomération du bassin alésien. Je ne vais pas rappeler l'ensemble des actions réalisées par notre Communauté de Communes Autour d'Anduze depuis sa création, juste peut être rappeler celle citée en exemple, la mise en place d'un projet de territoire avec la population.
Je ne vais pas vous en raconter toutes ces péripéties, vous les connaissez toutes autant bien que moi alors que nous n'étions pas tous dans la même position envers elles, mais cela est la politique et nous ne pourrons rien y changer !

En tant que Maire de Massillargues-Atuech, je voulais en premier lieu remercier la 2C2A d'avoir octroyé à partir de 2009 une dotation de solidarité de 26016,03€ à la commune afin que celle-ci ne paie pas le fait d'être dans un EPCI. Je tiens à rappeler qu'il en a été de même dans une moindre mesure pour deux autres communes : Saint Sébastien d'Aigrefeuille et Tornac ! Alors ces derniers jours, j'ai lu certains commentaires indiquant que la 2C2A aurait peu apporté à certaines communes et en tout cas, pas de crédit d'équipement. Alors, ce soir, je dis simplement, ne crachons pas dans la soupe. On n'a jamais vu qu'on pouvait avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire du crémier ! En tout cas, au nom de Massillargues-Atuech , je réitère mes remerciements à vous tous qui avaient voté cette mesure et en parallèle celle pour les crédits d'équipement des 5 autres communes.
26000€ par an, nous sommes très loin des 90000€ sur un mandat de fonds de concours donnés aujourd'hui par le Grand Alès à certaines communes de la taille de Massillargues-Atuech. Alors je le redis, je ne crache pas dans la soupe !

Enfin, en tant que Vice Présidente au Pôle Développement Local et en particulier aux activités agricoles et forestières, je voulais faire une petite intervention pour parler d'un cas que je connais assez bien et pour lequel malheureusement, peu d'EPCI ont de l'intérêt contrairement à la 2C2A, ce sont les agriculteurs.
Aujourd'hui, nous votons un arrêté de périmètre en l'absence d'études d'impact budgétaires mais aussi fiscales. Alors nous avons des simulations, certains élus disent qu'elles ne sont pas officielles et ils ont raison, cela ne les a pas empêché de voter sans les avoir ! C'est leur problème.
Je vais donc être obligée de faire ma démonstration à partir de ces simulations et puis advienne que pourra ! De toute façon, c’est ce qu, aujourd'hui, nous demande l’État !
Je vais vous faire une démonstration de l'impact de la taxe foncière non bâti sur une exploitation moyenne, une exploitation de 23ha dont 17 ha en vignes et 6 ha en céréales dispersée sur deux communes avec donc des taux de TFNB communales différentes (52,3% pour l'une et 55,9% pour l'autre)
Aujourd'hui, l'impôt foncier sur cette exploitation est de 1531€ par an avec un taux de TFNB (part intercommunalité) de 2,69%
J'ai donc simplement pris les deux simulations présentées par M. Rivenq lors d'une rencontre des Maires le 23 juillet dernier, il me semble d'ailleurs que Pascal Fesquet , nous avons annoncées les mêmes le 6 septembre dernier.
Pour rajouter à cette démonstration, je tiens à préciser que j'ai fait comme si les taux de FNB communaux et de la Chambre d'Agriculture n'évoluaient pas. Vous vous doutez bien que nous sommes là dans de la fiction car ils risquent d'évoluer et sans me tromper, je dirais même évoluer à la hausse. Peu importe, je ne suis pas Mme Soleil donc je fais comme s'ils stagnaient.
Hypothèse 1 : la TFNB passe à 6,5% Pour cette exploitation moyenne, cela fait une augmentation de 82€ par an. La TFNB pour cette exploitation moyenne sera de 1613€ (au lieu de 1531€ aujourd'hui)
Hypothèse 2 : la TFNB passe à 13,5% Pour cette exploitation moyenne, cela fait une augmentation de 224€ par an. La TFNB pour cette exploitation moyenne sera de 1755€ (au lieu de 1531€ aujourd'hui)
Alors, pour certains d'entre vous, peut être que cela ne représente rien, je vous réponds juste que pour de nombreux agriculteurs c'est beaucoup face aux autres charges qu'ils ont à régler.
Vous allez me dire mais c'est le problème des agriculteurs, c'est sûr sauf que les agriculteurs font parti des citoyens communaux et intercommunaux.
Vous allez me dire mais nous aussi nous aurions augmenté avec le temps, je n'en doute pas non plus mais il me semble que l'augmentation n'aurait eu aucune commune mesure avec ces hypothèses-là !
Et enfin vous allez me dire combien cela représente de personnes et là, je vous réponds sereinement que la simulation, je ne l'ai faite que sur le FNB mais que j'aurai pu le faire sur la taxe d'habitation, sur le Foncier Bâti, sur la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères et même sur la Contribution Foncière des Entreprises (ex-Taxe Professionnelle).

Juste une petite démonstration, pour vous dire que le monde agricole souffre depuis plusieurs années, combien d'exploitations s'arrêtent faute de transmission et d'économie juste. Alors, dans notre 2C2A nous avons toujours été aux côtés des agriculteurs par des délibérations (la dernière en date celle sur l'OCAGER), des motions diverses de soutien au monde viticole en particulier en 2008.

Je rajouterai pour préciser que l'exploitation que je vous ai présentée est moyenne et que bien entendu pour les exploitations avec un double de superficie, vous doublez l'augmentation de FNB et pour une exploitation de superficie triple, vous triplez l'augmentation de FNB et ainsi de suite... Et des exploitations moyennes et au delà, il y en a quelques unes encore sur notre territoire et nous avons à en être fiers.
Aujourd'hui, le choix que nous allons faire est un choix politique et est aussi un choix pour le monde agricole.
Je demande à ce que cette intervention soit inscrite au compte rendu et vous demande de libérer en toute connaissance de cause.

Je vous remercie.

jeudi 27 septembre 2012

Ne soyez pas impatients la Sous Préfecture et la Préfecture!

14h, appel à la Mairie de Massillargues-Atuech: qu'a voté le conseil municipal de Massillargues-Atuech hier soir sur l'arrêté de périmètre? La secrétaire générale répond: "rejet de l'arrêté de périmètre et de la gouvernance à l'unanimité." Réponse interloquée au bout du fil: "à l'UNANIMITE????"

Cet appel venait de la Sous Préfecture d'Alès impatient de savoir notre réaction. Ne soyez pas impatients, vous allez recevoir la délibération sous peu...

dimanche 23 septembre 2012

Faites passer l'info...


Les collectifs stop au gaz et huile de schiste appellent à soutenir les maires convoqués à la préfecture.
Les Maires de Vagnas, Bessas, Saint Sauveur de Cruzière et Beaulieu sont convoqués jeudi 27 septembre par le Préfet de l’Ardèche pour une « information » concernant le dossier de déclaration d’ouverture de travaux sur le Permis « Bassin d’Alès » en présence d’un représentant de la société Mouvoil.
Comme l’ont fait les Maires du Gard en Préfecture de Nîmes le 18 septembre, les Maires ardéchois réaffirmeront leur opposition unanime et totale à ces travaux. Il confirmeront également la détermination des populations locales à empêcher le bon déroulement des travaux.

- SOUTENONS LES DANS CETTE DÉMARCHE
Rendez-vous Jeudi 27 septembre à partir de 14h30 à Privas. 
Le Collectif des élus se joindra également à cette mobilisation qui se veut digne et silencieuse.

- OPÉRATION PÉTITION
Imprimer la pétition ci-jointe (recto-verso). Elle complète cette action nationale. Nous disposons de quelques jours pour rassembler un maximum de signatures.
Veillez à les faire parvenir avant le 27 septembre au Collectif 07
* par courriel (en les scannant) : contact@stopaugazdeschiste07.org
* par courrier postal à Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste - 39 rue Jean-Louis Soulavie - 07110 Largentière
Télécharger la pétition (pdf 116 ko)

- OPÉRATION ENVOI DE COURRIELS À LA PRÉFECTURE DE L’ARDÈCHE
Vous pouvez copier la phrase suivante
Je soutiens les Maires convoqués en Préfecture de l’Ardèche ce jeudi 27 septembre dans leur détermination à refuser les travaux demandés par la société Mouvoil.
et l’envoyez dès maintenant par courriel au préfet de l’Ardèche :dominique.lacroix@ardeche.gouv.fr
Afin de procéder à un comptage, il est demandé :
* aux gardois et aux ardéchois de rajouter en copie l’adresse de courriel suivante :viaprivas270912@gmail.com
* aux personnes des autres départements de rajouter en copie l’adresse de courriel suivante :vianprivas270912@gmail.com

Les maires du permis du Bassin d’Alès ont également reçu le 13 septembre 2012 le Dossier de déclaration d’ouverture de travaux d’exploration dans le cadre du Permis Exclusif de Recherche dit « Permis Bassin d’Alès ».
Ce dossier contient les trajets prévus des camions pour la campagne de recherche sismique qui sera réalisée par la société « GEO2X SA » pour le compte de la société détentrice du permis, « Mouvoil SA » ainsi que le calendrier prévisionnel des travaux :
- Une première phase de repérage a semble t-il été réalisée en août dernier.
- Une deuxième phase est en cours afin de prendre contact avec les propriétaires et exploitants des parcelles traversées par ces travaux. Les Collectifs invitent les propriétaires approchés à refuser le passage des camions sur leur terrain et à prendre contact avec les Collectifs. (cf carte jointe).
Les élus sont également invités à refuser les autorisations de passage et informer les Collectifs des démarches administratives en cours.
- Les travaux sismiques constituent une troisième phase qui consistent à faire passer des camions vibrateurs (cf photo jointe) à travers les terrains prospectés. 3 à 4 camions vibrateurs circulent en ligne et génèrent une onde sismique. Celle-ci est renvoyée par les différentes couches géologiques. Cet écho est collecté par des capteurs le long du trajet et transmis à un camion laboratoire.
- Deux forages d’exploration à 1400m et 2400m de profondeur sont prévus pour la phase suivante.

Les collectifs du Gard et de l’Ardèche

samedi 22 septembre 2012

Tous ensemble contre l'exploration et l’exploitation des gaz de schiste

JE SOUTIENS MES COLLÈGUES MAIRES DU GARD ET DE L'ARDECHE
Cliquez ICI

mardi 18 septembre 2012

Un commentaire lu aujourd'hui

Voici le commentaire que j'ai lu aujourd'hui sur le blog du Réboussier au sujet du recours fait auprès du Tribunal Administratif de Nîmes par le consiel municipal de Massillargues-Atuech: "Les autres maires ont peut être mieux à faire sur le terrain! Ils justifient leurs indemnités."

Juste pour répondre à cette personne, anonyme bien sûr, il n'a qu'à lire le message de lundi 17 septembre.

lundi 17 septembre 2012

Mon planning de la semaine de 10 septembre au 14 septembre 2012

Comme je l'avais annoncé en début d'année, je souhaitais partager mon agenda avec les lecteurs de mon blog pour leur montrer ce qu'était la fonction de Maire et plus largement d'élu.



Sur cette semaine, 27 heures de réunion ou de représentation publique. A cela, je n'ai pas ajouté le nombre d'heures passées à lire les dossiers, les revues, à réfléchir.
Quand on pense que cette semaine-là, ce sont les vendanges et bien sûr que chaque élu a une vie de famille, cela laisse à réfléchir, non?!

Qui est ce qui a dit qu'il fallait repenser au statut de l'élu local? ... Moi, moi, moi

vendredi 14 septembre 2012

Recours au Tribunal Administratif


COMMUNE DE MASSILLARGUES-ATUECH
Communiqué de Presse du Conseil Municipal

En date du 27 août 2012, suite à un conseil municipal, Aurélie GENOLHER,  Maire de Massillargues- Atuech a signé un recours auprès du Tribunal Administratif de Nîmes à l'encontre de l'arrêté de périmètre du futur ensemble du Bassin d'Alès signé le 27 juin 2012 par Monsieur le Préfet du Gard.

Ce recours vise à annuler l'arrêté de périmètre pour absence d'études d'impact budgétaire et fiscal ce qui ne permet pas en l’occurrence au conseil municipal de Massillargues-Atuech ainsi qu'aux 49 autres organes délibérants de ce potentiel ensemble, de délibérer en toute connaissance de cause, dans l'intérêt de leurs
contribuables et dans l'intérêt général.

La commune aura la même défense que lors du déféré suspension demandé par Monsieur le Préfet du Gard suite à la décision de la commune d'organiser une consultation citoyenne en juin 2011.
Maître Gaëlle D'ALBENAS du Cabinet Margall Avocats de Montpellier assurera la défense de la commune de Massillargues-Atuech.

mercredi 12 septembre 2012

Maintenir la vigilance... toujours!!!


Les collectifs Gaz de schiste demandent de signaler au 06.23.66.15.51 toute circulation suspecte. Les informations seront vérifiées avant que ne soit alertée la population. 
Les personnes souhaitant être alertées peuvent communiquer leur numéro de mobile à contact@stopaugazdeschiste.org.
Des actions non violentes sont prévues au cas où des travaux seraient engagés.

lundi 3 septembre 2012

Merci à tous!

Merci à vous tous pour vos témoignages de soutien chaleureux et de réconfort dans l'épreuve que ma famille et moi vivons....

samedi 1 septembre 2012

Aurevoir Tonton!


Ta Maladie


Une minute : le chaos et … le trou noir !
Tu ne sais plus rien : la complète absence !
L’instant d’avant, c’était pourtant l’insouciance,
Et l’idée que rien ne pouvait arriver ; sur la maladie, tu avais le pouvoir !
Et puis encore une fois, elle t’a vaincu
Par surprise, elle t’a eu
Tu n’as même pas essayé de lutter
Tu ne l’as même pas senti arriver.
A ton retour, tu te demandes où tu es
Tu questionnes pour savoir ce qui t’est arrivé
A la première question, les personnes présentes à tes côtés
Te répondent sans hésitation
Mais à ta seconde interrogation,
Tout le monde reste impuissant comme toi-même tu l’es.
On te dit que c’est un choc qui a dû provoquer cela !
Un choc ? Des chocs tout le monde en éprouve sans être malade pour autant !
Tu les battrais tous ces médecins savants
Qui n’en savent pas plus que toi : c’est déroutant !
Si les gens se rendaient compte du nombre de désespoir engendré,
S’ils voyaient comme face à ce mal tout le monde est désarmé!
Car à cause de cette maladie, tu as laissé de côté
Tant d’activités qui font la quotidienneté.
Tu as dû apprendre à revivre avec tous ces traitements.
Tu les connais par cœur tous ces médicaments.
Parfois tu es loin de nous comme tu es loin de toi,
Puis tu reviens comme si rien ne s’était passé !
Ces instants d’absence, nous avons appris à les connaître comme toi,
Mais comme toi, nous n’avons pas appris à les accepter !

Saleté de dérèglement cérébral !
Saleté de maladie qui te ronge !
Tu te bats mais elle a toujours le dessus au final !
Mais tu verras, nous la briserons : C’est à avoir, le plus beau des songes !
Continuez votre combat, vous verrez, nous l’aurons cette saleté de maladie !
Continuons tous ensemble, nous la détruirons cette saleté d’épilepsie ! 

vendredi 31 août 2012

De l'agriculteur au consommateur, quelle politique agricole et alimentaire choisir?


Réforme de la Pac : le Parlement européen lance une consultation publique

Le Parlement européen s'appuiera sur les réponses collectées pour élaborer un document de travail dont il sera tenu compte dans le processus de prise de décision.

Afin d’alimenter sa réflexion en cours sur la future Pac, le Parlement européen a lancé le 20 août une consultation publique sur internet : il s’agit d’un questionnaire à choix multiples intitulé « De l'agriculteur au consommateur, quelle politique agricole et alimentaire commune ? », qui s’adresse à tous les citoyens de l’Union européenne. À travers 21 questions, le parlement tente ainsi de recueillir un maximum d’avis en vue de « préparer sa réponse définitive », indique l’institution sur son site. Les sujets de l’étiquetage alimentaire, du changement climatique, des pesticides etc. sont abordés, avec parfois des questions très précises, notamment sur la connotation donnée au nom Monsanto ou encore « je suis favorable à une aide européenne pour ? : - inciter les agriculteurs âgés à cesser leurs activités agricoles – encourager les jeunes à se lancer dans l’agriculture – je ne suis favorable à aucune aide de l’Union dans ces domaines – pas d’avis ». Et comme le précise le Parlement, « pas besoin de connaître les tenants et aboutissants de la Pac pour répondre aux questions, qui sont d'ordre général » et nécessitent environ 5 minutes pour y répondre : la démarche semble surtout viser à familiariser les citoyens à la Pac et à ses défis.
Voici un questionnaire s'adresse aux citoyens des 27 pays de l'Union européenne (UE), cliquez ICI pour y participer